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Vivre dans une ville « paradoxe »: Washington, États-Unis

Vue aérienne de Washington, États Unis.
Vue aérienne du Washington Monument et du Capitole en arrière-plan, Washington, États Unis.
Wikipedia/CC
Ennui et qualité de vie pour les 650 000 habitants de la capitale fédérale ! Washington DC, une ville où l’on respire l’air pollué de la politique et le parfum des cerisiers au printemps !

45'29" - Première diffusion le 07/08/2014

Washington DC (District of Colombia) (en anglais) c’est la ville de LA politique. Des manifestations quasi-quotidiennes devant la résidence du président américain rythment le quartier de la Maison Blanche, témoignages de la tradition de liberté de parole aux États-Unis.

Pour beaucoup d’Américains, Washington c’est le lieu des manigances en comparaison à la vie politique locale dans chaque État. Pourtant, la ville elle-même ne bénéficie en rien de sa proximité géographique avec le pouvoir. La capitale centralise tous les pouvoirs - la Maison Blanche, la Chambre des représentants, le Sénat, le Pentagone, la Cour suprême - mais les représentants de DC n’ont pas le droit de vote au Congrès ! « No taxation without representation » (pas de taxation sans représentation) est le slogan favori des automobilistes des habitants de la capitale.

Agglomération moyenne de 650 000 résidents qui accueille chaque jour 400 000 personnes venant y travailler : les embouteillages monstres commencent tôt le matin et le « poumon » ne se vide que tard le soir. La ville concentre un nombre très élevé de diplômés. Il y a beaucoup d’universités, dont la Howard University (en anglais) de haut niveau, réservée aux Noirs, créée à l’origine pour favoriser leur éducation.

Selon les statistiques ethniques 58% de la population est noire. Le paradoxe c’est qu’il y a très peu de mixité dans cet endroit censé être représentatif de l’unité nationale : la ville est spatialement divisée entre quartiers noirs et quartier blancs (en anglais). Malgré l’embourgeoisement de certains Afro-Américains, on est soit d’un côté, soit de l’autre de cette limite territoriale. D’une manière générale, il y a beaucoup de pauvres à Washington, notamment dans le centre-ville. Longtemps réputée ville coupe-gorge, la criminalité y a diminué, mais le taux d’homicides est encore l’un des plus élevés des villes américaines.

Invité :
- Raphaël Reynes, ancien correspondant de RFI à Washington.

Опубликовано 11/07/2016 - Изменено 11/02/2020 - По Emmanuelle Bastide

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