Le robot Curiosity
Le robot Curiosity, le premier « vrai » laboratoire envoyé sur Mars, aura pour objectif principal de déterminer si la vie a pu exister sur cette planète.
NASA
Заметка

Le robot « Curiosity » en approche de la planète Mars

Le robot Curiosity s'est posé sur Mars le lundi 06 août 2012, une planète que ce véhicule va explorer sous toutes ses coutures pendant au moins deux ans. À la Nasa, tout le monde retient son souffle, car cette exceptionnelle mission de deux milliards et demi de dollars implique d'abord quelques périlleuses acrobaties dans l'atmosphère raréfiée de Mars.
По Patrick Chompré -

Il aura fallu investir plus de deux milliards et demi de dollars pour lancer cette mission extrêmement ambitieuse, à savoir envoyer sur la Planète rouge un véritable laboratoire sur roue de 900 kg, qui va multiplier les analyses du terrain martien pour répondre à cette question : y a-t-il une trace de vie passée ou présente sur cette planète ?

Mais tout ce programme est suspendu à la réussite de l’atterrissage, la partie la plus complexe de cette mission. Le défi est très important : il s’agit de poser la sonde sur la planète avec une précision de 20 m au sol.
Pour cela, Curiosity freinera lorsqu’elle sera parvenue à 220 km d’altitude, ensuite un parachute de plus de 20 m d’envergure se déploiera. Enfin, parvenue à 21 m au dessus du sol, une sorte de grue équipée de réacteur descendra prudemment le Robot.
C’est la première fois qu’un système aussi complexe est utilisé au cours de la conquête spatiale, et la ce n’est pas gagné d’avance selon Charles Frankel géologue spécialiste des planètes: « C’est très risqué parce que la sonde est très lourde, cette automobile fait près d’une tonne, c’est presqu’un 4x4 qui se pose sur Mars ! Donc on ne peut plus avoir recours à des formules simples d’atterrissage comme par exemple le laisser tomber à toute vitesse dans des airbags comme on avait fait pour des petites sondes légères précédemment.

« Ça ne marche plus pour un gros objet, continue M. Frankel, Il faut d’autres méthodes et en particulier là, il faut avoir recours à des rétrofusées. C’est très compliqué parce qu’on arrive à 5km/sec dans l’atmosphère martienne. Même l’utilisation de parachute ne suffit pas parce que l’atmosphère est tellement ténue que même un gros parachute ne freine pas suffisamment. Il faut mettre des rétrofusées. C’est un système complètement fou qui est utilisé pour la première fois : les rétrofusées qui freinent la sonde sont situées dans une coupole au-dessus de la sonde qui, telle une araignée, va la faire descendre sur des fils, un peu comme un hélicoptère-grue qui fait descendre une charge sous l’hélico. C’est complètement fou ! Et tout ça est automatique ». Si elle est réussie, l’aventure martienne pourra véritablement commencer !

Опубликовано 11/09/2015 - Изменено 13/11/2015

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