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La moitié des cultures OGM situées dans les pays en développement

Champ de maïs au Brésil
Champ de maïs au Brésil.
Deyvid Aleksandr Raffo Setti
Les surfaces d’OGM ont progressé de 8% en 2011, pour atteindre 160 millions d'hectares. L'équivalent des territoires de l'Afrique du Sud et du Kenya réunis, répartis dans 29 pays du globe.

L'International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications (ISAAA), qui livre ces chiffres, est clairement en faveur des organismes génétiquement modifiés - il est financé par cette industrie et par des Etats qui ont approuvé les cultures OGM, comme les Etats-Unis ou la Suède - mais il a le mérite de faire un état des lieux annuel. Panacée ou pas, les cultures OGM, avant tout dominées par le coton, le soja, le maïs mais aussi le colza en Amérique du Nord, où on l'appelle canola, ces cultures auraient progressé en surface de 8% dans le monde, en 2011.

Les Etats-Unis, malgré les revers du maïs Roundup de Monsanto, restent de loin la patrie des OGM avec près de 70 millions d'hectares cultivés. Mais avec l'Europe qui résiste, puisque seule une demi-douzaine d'Etats sur les 27 ont autorisé leur culture, la croissance des OGM est deux fois moins rapide désormais dans les pays industrialisés que dans les pays émergents et en développement, qui possèdent quasiment la moitié des surfaces OGM aujourd'hui.

Le Brésil, avec une progression de 20% en un an, est le numéro deux mondial, avec 30 millions d'ha. Son circuit d'homologation est d'une rapidité vertigineuse : six nouveaux produits ont été autorisés en 2011. La recherche brésilienne, à travers l'établissement Embrapa, s'est même émancipée des géants nord-américains puisqu'elle va lancer cette année sa propre semence de haricot OGM résistant à une maladie virale. L'Argentine a des surfaces voisines, 24 millions d'ha. L'Inde avec près de 11 millions d'ha, surtout du coton, a doublé le Canada. La Chine avec 4 millions d'ha veut, après avoir converti les trois quarts de ses surfaces de coton en OGM, développer désormais en priorité le maïs transgénique, pour nourrir ses élevage ; les Philippines sont pour l'heure le seul pays asiatique à le cultiver. Quant à l'Afrique, elle possède au total 2 millions et demi d'ha d'OGM, de plus en plus de maïs en Afrique australe et orientale et de coton en Afrique de l'Ouest.
 
A l'horizon se profile un maïs résistant à la sécheresse et le riz doré, riche en béta-carotène. Quant au blé OGM, il faudra attendre la fin de la décennie pour, peut-être, le voir commercialisé.

Опубликовано 01/10/2015 - Изменено 08/01/2016 - По Claire Fages

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