La moustiquaire est l'un des moyens les plus efficaces pour se protéger contre les moustiques transmettant le paludisme.
La moustiquaire est l'un des moyens les plus efficaces pour se protéger contre les moustiques transmettant le paludisme.
M. Hallahan/Sumitomo Chemical
Заметка

Comment se protéger contre le paludisme ?

L’un des moyens les plus efficaces de se protéger du paludisme est de dormir sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide.
По Colette Thomas -
EM photo Enfants et moustiquaire

Les moustiquaires

Lorsqu’un moustique tente de piquer une personne dormant sous moustiquaire, il se pose sur cette barrière, entre en contact avec l’insecticide imprégné et meurt.

Un suivi scientifique de l’utilisation des moustiquaires dans des zones géographiques à risque de différente intensité a montré les bénéfices de l’utilisation des moustiquaires imprégnées. La transmission de l’infection diminue et la mortalité infantile également.

De plus, lorsqu’une partie importante d’une population utilise des moustiquaires, elles protègent également les personnes n’en utilisant pas mais qui vivent à proximité de celles qui s’en servent. Ceci est probablement dû à la faible proportion de moustiques femelles qui survivent assez longtemps pour transmettre le paludisme.

Pour être efficaces, les moustiquaires doivent être imprégnées d’un insecticide de qualité et être utilisées régulièrement. Actuellement il est recommandé à tous ceux qui vivent dans des régions où il y a un risque d’attraper le palu de dormir régulièrement sous moustiquaire.

Dans les foyers où le nombre de moustiquaires est limité, les enfants en bas âge et les femmes enceintes doivent en priorité dormir sous cette protection. Mais le plus important, conseillent les spécialistes, est que quelqu’un dorme chaque nuit sous la moustiquaire.

Les pulvérisations d’insecticides dans les habitations

EM photo paludisme : pulvérisation d'une habitation avec un insecticide contre le paludisme
AFP/A. Joe

Il s’agit d’appliquer un insecticide longue durée sur les murs intérieurs des habitations afin de tuer les moustiques lorsqu’ils s’y posent. S’il y a une saison à risque, la pulvérisation doit avoir lieu avant. Elle est réalisée par un spécialiste ou une personne formée dans la communauté.

Le traitement médical

Le prix des médicaments est souvent l'obstacle à leur utilisation
AFP/ SANOFI/ AVENTIS

Pour éviter les complications mortelles, un traitement doit être pris dès l’apparition de la fièvre. La combinaison thérapeutique de médicaments est recommandée pour l’infection Plasmodium falciparum. Mais la chloroquine reste très efficace pour la plupart des infections à Plasmodium vivax.

Fin avril 2010, les résultats d'une nouvelle étude clinique ont été publiés dans la revue britannique The Lancet montrant l'efficacité d'une nouvelle combinaison de médicaments contre le paludisme simple à Plasmodium falciparum. Il s'agit de l'association pyronaridine et artésunate, le traitement de référence étant artéméther-luméfantrine. Avantage du nouveau traitement : une seule prise de médicament par jour au lieu de deux.

Artésunate et artéméther sont dérivés de la même plante chinoise, l'artémisinine. « Au vu des résultats, et compte tenu d'un coût du traitement inférieur à un dollar pour un adulte et à un demi-dollar pour un enfant, il faudrait regarder si ce nouveau traitement ne devrait pas être inclus dans les programmes de lutte contre le paludisme », estiment les auteurs de cette nouvelle étude clinique. C'est un partenariat public-privé, un laboratoire coréen et une fondation suisse qui ont mis au point cette nouvelle combinaison thérapeutique de médicaments.

Par ailleurs dans le même temps, des chercheurs de l'Institut pour la recherche et le développement et de l'Institut pour la lutte contre les endémies en Afrique centrale, ont testé l'efficacité de bithérapies à base d'un dérivé de l'artémisinine. Ces bithérapies ont réussi dans 96% des cas à soigner. L'IRD met l'accent sur le fait que les monothérapies sont en train d'échouer en Afrique du fait de l'apparition de formes parasitaires résistantes du paludisme.  

EM photo Paludisme consultation médicale
Bonnie Gillespie/ Johns Hopkins University

Cependant lorsqu'elles tombent malades, beaucoup de personnes ne consultent pas rapidement un médecin et se font soigner en dehors des structures officielles de santé. Il faut donc pouvoir détecter les cas de paludisme quelque soit l’endroit où un malade se présente et rechercher systématiquement la présence des parasites du paludisme dans le sang humain.

Une évaluation de l’efficacité de ces tests a montré que certains sont exceptionnellement efficaces sous des températures tropicales, permettant même de dépister une présence très faible de parasites dans le sang. En revanche d’autres tests ne les repèrent que lorsque leur densité est très élevée.

 

Опубликовано 02/10/2015 - Изменено 28/10/2015

RFI SAVOIRS n'est pas responsable des contenus provenant de sites internet externes

Fréquentation certifiée par l'OJDOJD Dénombrement des médias