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Des touristes se prennent en photo devant la Tour Eiffel le 20 mars 2020.
Des touristes se prennent en photo devant la Tour Eiffel le 20 mars 2020.
Benoit Tessier / REUTERS
Le tourisme va-t-il survivre au coronavirus et comment ? Ce sont des questions urgentes pour l’Europe, la Commission européenne va tenter d’y répondre en présentant aujourd’hui un plan pour porter secours à cette industrie majeure pour les Vingt-Sept.

04'38'' - Première diffusion le 13/05/2020

L’Europe est la destination touristique la plus populaire au monde. Elle accueille chaque année plus de la moitié des visiteurs étrangers en goguette à travers la planète, parmi eux il y a d’ailleurs beaucoup de ressortissants des 27 États membres (la France suivie de l’Espagne sont les deux premiers pays les plus visités au monde). L’Europe est aussi le continent où les touristes dépensent le plus. De quoi fournir revenus et emplois à trois millions d’entreprises, qui sont pour la plupart des PME, et dans ces entreprises il y a 27 millions de salariés. Le quart de ces emplois est aujourd’hui menacé. C'est pourquoi le plan de la Commission est très attendu, l'urgence: éviter le naufrage à cette industrie capitale, surtout pour les pays du pourtour méditerranéen. Le tourisme contribue à hauteur de 10% au PIB européen, pour un pays comme la Grèce ou la Croatie c’est le double.

Le premier objectif est de sauver la saison estivale

Sauver ce qui est encore possible. Il n’est pas question pour le moment de compter sur les visiteurs lointains. Et le tourisme national encouragé par les gouvernements ne suffira pas à combler les annulations causées par la pandémie. Un exemple : la Croatie peuplé de quatre millions d’habitants a reçu l’an dernier vingt millions de vacanciers. Le salut passe donc par la réouverture des frontières au sein de l’Union que la commission veut encadrer. Certains pays ont pris les devants. Après demain les pays baltes autorisent la circulation libre entre eux trois. L’Autriche et la Croatie veulent mettre en place des corridors avec certains pays européens. Cette idée a d’abord fait frémir la commission, elle serait prête à le valider finalement à condition que les profils de risque soient similaires entre les pays adoptant ces pratiques. Deuxième condition : que tous les candidats au voyage, qu’ils aient ou non la nationalité du pays de départ, soient soumis à la même règle. Des mesures draconiennes de contrôle sanitaire devront être mises en place pour protéger les employés comme les clients des compagnies ou des lieux d’accueil. Les compagnies aériennes s’y préparent. Ryan Air est prête à déployer 40% de ses capacités de vol dès le premier juillet, Air France et la Lufthansa 20%.

Quelles sont les mesures économiques prévues par la Commission pour soutenir le secteur ?

La Commission doit urgemment trancher le dilemme du remboursement des voyages annulés. Les clients lésés pourraient au final se voir proposer des bons d’achat avec une possibilité de remboursement ultérieur, un an au plus tard après leur date d’expiration. Un contournement exceptionnel du droit du consommateur qui donnerait un peu d’oxygène à des entreprises aujourd’hui menacées de faillite pour des questions de trésorerie. Le troisième étage de ce plan de relance du tourisme sera mis en place à l’automne. Bruxelles veut encourager un modèle plus durable avec un fonds dédié aux investissements dans des structures non polluantes. Les hôtels comme les moyens de transport devront se convertir à des énergies renouvelables pour en bénéficier.

Опубликовано 27/05/2020 - Изменено 27/05/2020

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