Les soldats rebelles posent à Goma, quartier général de la rébellion contre le gouvernement de Laurent-Désiré Kabila, le 15 août 1998.
Les soldats rebelles posent à Goma, quartier général de la rébellion contre le gouvernement de Laurent-Désiré Kabila, le 15 août 1998.
Emmanuel Goujon / AFP
Au cours de l'année 1998, les relations de Kabila avec le Rwanda et l'Ouganda, alliés auxquels il doit son arrivée au pouvoir, s'enveniment.
По Christophe Champin -

Kigali et Kampala reprochent à l'homme fort de Kinshasa de ne pas avoir remis de l'ordre à l'est du pays, où plusieurs mouvements rebelles (dont les ex-Forces armées rwandaises et les miliciens Interahamwe) hostiles à leurs régimes ont leurs bases arrières.

De son côté, Laurent Désiré Kabila, face à une opinion l'accusant d'être l'homme des Rwandais et aux craintes d'un éventuel coup d'Etat, entame une purge au sein de son gouvernement. Il limoge un à un tous les ministres Tutsis de son cabinet et les écarte de la hiérarchie militaire, avant de renvoyer chez eux les soldats Rwandais encore présents sur le territoire. 

Quelques jours plus tard, le 2 août, un officier congolais basé à Goma, dans l'est du pays, annonce sur une radio locale qu'une rébellion contre Laurent Désiré Kabila a éclaté. Elle est menée par le 10ème bataillon des Forces armées congolaises. Considérée comme une unité d'élite, elle est majoritairement composée de Tutsis congolais, qui un an et demi plus tôt composaient le gros des troupes de l'AFDL.

Le soulèvement se transforme bientôt en conflit régional puisque, outre l'implication de l'Ouganda et du Rwanda aux côtés des rebelles, l'Angola et le Zimbabwe, et dans une moindre mesure la Namibie (et brièvement le Tchad) envoient des troupes pour soutenir Kabila.

Опубликовано 13/02/2019 - Изменено 21/02/2019

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