La statue de Martin Luther King à l'entrée du parc Marshall à Charlotte.
La statue de Martin Luther King à l'entrée du parc Marshall à Charlotte.
Anne Corpet / RFI
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Martin Luther King Day

Les journaux sont nombreux à s'interroger sur la signification et l'importance du souvenir de Martin Luther King, alors que les États-Unis vivent ce que beaucoup estiment être un tournant avec l'arrivée à la Maison-Blanche de Donald Trump.
По Stefanie Schüler -

Les journaux sont nombreux à s'interroger sur la signification et l'importance du souvenir de Martin Luther King, alors que les États-Unis vivent ce que beaucoup estiment être un tournant avec l'arrivée à la Maison-Blanche de Donald Trump.

« Martin Luther King était un vrai conservateur », lance le Washington Post. « Cette qualification peut surprendre et même heurter de nombreuses personnes qui s'apprêtent à célébrer l'investiture d'un nouveau président et le supposé triomphe du conservatisme. Mais à sa façon, le Dr King a fait beaucoup pour préserver, protéger et défendre le meilleur de nos principes et de nos valeurs », estime le quotidien.

« En cette époque de polarisation politique, il est tentant d'espérer que nous puissions nous unir en mémoire de Martin Luther King », écrit de son côté le New York Times. « Mais nous devons nous rappeler qui nous fêtons aujourd'hui. Le Dr King avait un message pour ceux qui s’en prennent aux immigrants ou qui voudraient couper l'Amérique du reste du monde en érigeant un mur. Dans un discours de 1967, il déclarait : "Nos loyautés doivent devenir œcuméniques plutôt que nationales. Et au lieu de contrôler leurs frontières, les nations devraient développer une loyauté envers l'humanité dans son ensemble" ».

Nous sommes à quatre jours de l'investiture de Donald Trump. Et le futur président des États-Unis fait aujourd'hui la Une du Washington Post. Le quotidien a pu s'entretenir avec Donald Trump par téléphone ce dimanche soir. Et c'est alors que le président élu a révélé qu'il allait proposer un texte pour remplacer la réforme de la santé de son prédécesseur, l'Obamacare, qui a permis « a des dizaines de millions d'Américains de souscrire à une assurance maladie ». Donald Trump se veut rassurant. Il affirme au Washington Post que son plan « presque complet » vise à garantir une couverture de santé pour chaque Américain, tout en ciblant les compagnies pharmaceutiques : « Elles sont protégées politiquement, mais c'est fini », déclare Donald Trump dans les colonnes du journal sans donner davantage de détails.
Le Washington Post estime que « la proposition du futur président dominera certainement les efforts des élus républicains » au Congrès pour défaire la politique de santé de l'administration Obama.

Entre-temps l'opposition au démantèlement de l'Obamacare s’organise.
« Ce week-end des dizaines de milliers de personnes ont rejoint des manifestations à travers tous les États-Unis pour sauver la réforme d'Obama », rapporte le site d'information Slate. « Et elles ont raison de se mobiliser », estime de son côté la sénatrice démocrate Élisabeth Warren. Dans une tribune signée pour le Boston Globe, elle fustige la démarche, selon elle, « irresponsable » des Républicains, en écrivant : « La stratégie du Grand Old Party pour Obamacare ? L'abrogation, et advienne que pourra ».

Haïti aussi se prépare à l'investiture de son président élu. 
 
Jonvenel Moïse, qui a été « choisi par quelque 500 000 Haïtiens sur un électorat de plus de 6 millions d'électeurs » doit prêter serment le 7 février prochain, rappelle Haïti Press Network qui poursuit : « Certains considèrent le pays dans son état actuel comme une véritable patate chaude dans les mains de l'homme qui sera consacré sous peu, le premier citoyen de la nation ». Et nombreux sont ceux, estime le site haïtien d'informations, pour qui le slogan de campagne « mobiliser les rivières, la terre, le soleil et les gens pour développer le pays » relève plus du « folklorisme » que « d'un programme politique bien fuselé, clair et précis ».
 
Les eaux d’un barrage inondent les récoltes dans le département du Centre
 
Selon Le National, « les agriculteurs ont perdu leurs récoltes. Cette fois-ci il ne s'agit pas d'une catastrophe naturelle ». Des députés des zones touchées « pointent du doigt les responsables de l'EDH, l'Electricité d'Haïti, qui auraient déversé les eaux du Barrage de Péligre sans aucun avertissement aux cultivateurs ». En conséquence, « les plantations agricoles ont été dévastées ». Pois, patates, bananes et tomates et « même des têtes de bétail ont été emportés par les eaux », sans parler des équipements agricoles. Les élus de deux communes touchées par ces inondations, Boucan Carré et Verrettes, sont montés au créneau ce week-end, réclamant du gouvernement « une assistance alimentaire » d'urgence à l'attention des sinistrés qui ont perdu l'ensemble de leurs récoltes, précise Le National.

Опубликовано 28/03/2018 - Изменено 29/03/2018

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