Une patrouille de l'Armée populaire de libération chinoise sur l'île aux bois, dans l'archipel des Paracels
Une patrouille de l'Armée populaire de libération chinoise sur l'île aux bois, dans l'archipel des Paracels
Stringer / Reuters
La mer de Chine est le théâtre de plusieurs différends entre les pays riverains en raison de ses nombreux archipels. L’importance stratégique des ces îlots s’est considérablement accrue depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Leur intérêt économique et militaire aussi.
По Any Bourrier -

L’île lointaine, poste avancé, permet d’entreposer des matériels et du carburant. Et si par hasard elle se trouve dans une zone riche en ressources pétrolières ou gazières, sa possession devient vitale pour les pays gros consommateurs d’hydrocarbures. Ces îlots éparpillés du nord au sud de la mer de Chine peuvent être également la base logistique indispensable à toute projection de force. Ils sont en quelque sorte le porte-avions fixe pour les opérations militaires de grande envergure. Fréquentés jusqu’à présent par des pêcheurs, ils ont vu leur population évoluer, notamment depuis que le commerce maritime s’est développé dans la région.

Des casernes, des postes d’observation et des satellites espions y ont été installés parfois de manière clandestine, parfois ouvertement, comme lorsque la Chine a construit une base militaire sur un îlot proche des côtes philippines. En mer de Chine méridionale, des archipels disputés comme les Spratleys sont situés à mi-distance des côtes vietnamiennes, indonésiennes et philippines. Ils sont donc bien au centre de la route de navigation qui va de Singapour à Hong Kong où passent environ 300 bâtiments par jour, pour l’essentiel des pétroliers. Leur occupation assurerait un contrôle direct sur les routes maritimes reliant le détroit de Malacca au Japon. Cela explique sans doute pourquoi six pays riverains les revendiquent.

La situation est plus complexe en mer de Chine orientale où quatre puissances régionales se disputent non seulement des îles mais aussi des zones de pêche. Par exemple, les îles Diaoyutai, Senkaku en japonais, riches en hydrocarbures, sont réclamées par la Chine, le Japon et Taiwan. Pendant des décennies cet archipel n’a pas fait parler de lui. Mais l’intégration de la Chine au système politique et économique mondial a modifié l’équilibre géostratégique régional d’une manière souvent conflictuelle, en particulier sur les questions de souveraineté territoriale.
Taiwan a aussi son mot à dire dans ces disputes. Car son gouvernement veut protéger les pêcheurs locaux harcelés par les Japonais dans les eaux qui font l’objet d’une vieille querelle en matière de pêche datant de 1996. Un différend que quatorze sessions de négociations ne sont pas parvenues à régler.

Опубликовано 23/01/2017 - Изменено 01/02/2017

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