Un manifestant tient une pancarte devant une barricade de police alors qu'il proteste contre le coup d'État militaire, le 18 février 2021 à Naypyitaw en Birmanie.
Un manifestant tient une pancarte devant une barricade de police alors qu'il proteste contre le coup d'État militaire, le 18 février 2021 à Naypyitaw en Birmanie.
Stringer / REUTERS
Хронология

Chronologie de la Birmanie de 1886 à aujourd’hui

La Birmanie, ancienne colonie de l’Empire britannique, acquiert son indépendance en 1948. Après un premier coup d’État en 1962, elle connaitra plus de 50 ans de dictature militaire avant les premières élections démocratiques en 2015, portant le parti de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de l’opposante Aung San Suu Kyi au pouvoir. Le nouveau coup d’État (février 2021) témoigne de l’instabilité persistante de la société birmane, révélant à la fois le profond ancrage de l’armée birmane au sein du pouvoir et l’enracinement des lignes de fractures ethniques, religieuses et socio-économiques.
По Anoushka Notaras -

1886 : Après trois guerres anglo-birmanes et l’exil forcé du dernier roi birman Thibaw Min, la Birmanie devient une province de l’Inde britannique. Les Britanniques convoitent les ressources naturelles du pays et veulent s’assurer d’une route pour Singapour. La séparation de l’Église et de l’État entrainera – entre autres – la chute du taux d’alphabétisation élevé des Birmans acquit dans les écoles gérées par l’Église bouddhiste. L’économie croît notamment avec la culture intensive du riz, mais les richesses restent aux mains des Britanniques sans profiter aux Birmans.

1937 : La Grande-Bretagne sépare la Birmanie de l’Inde et en fait une colonie de la Couronne. Celle-ci jouit d’une relative autonomie, la gestion de son administration et de son économie est confiée aux Indiens, celle de l’armée aux minorités ethniques. Mais les Birmans « ethniques » – ou Bamar, principal groupe ethnique du pays – sont tenus à l’écart des structures du pouvoir. Le mouvement nationaliste s’organise, mené par Aung San, le père de Aung San Suu Kyi. En divisant les pouvoirs et les territoires, l’autorité britannique a posé les bases de l’instabilité inter-ethnique en Birmanie.

1942 : Le Japon envahit et occupe la Birmanie prétendument dans le but de libérer le pays de l’emprise britannique et de lui rendre son indépendance, avec l'aide de l'Armée pour l'indépendance de la Birmanie formée par Aung San en 1941. Mais face aux réels objectifs de domination du Japon, Aung San forme la Ligue antifasciste pour la liberté du peuple (AFPFL), une coalition de partis politiques, s’allie aux Britanniques pour chasser le Japon de Birmanie en 1945, et entame les négociations pour l’indépendance du pays.

1947 : L’accord consacrant l’indépendance de la Birmanie est signé le 27 janvier. En février, Aung San signe l’accord de Panglong avec plusieurs minorités ethniques pour la création de l’Union de Birmanie. En avril, l’AFPFL remporte les premières élections de l’indépendance.
Mais en juillet, Aung San est assassiné avec six membres de son gouvernement intérimaire par des opposants politiques dirigés par le rival nationaliste U Saw. U Nu, successeur d’Aung San, prend la tête de l'AFPFL et signe l’accord d’indépendance avec la Grande-Bretagne.

4 janvier 1948 : La Birmanie devient indépendante et U Nu, désormais Premier ministre, instaure une démocratie parlementaire. Dès le début, il doit faire face à la rébellion des communistes qui ne reconnaissent pas la nouvelle autonomie birmane ainsi qu'à celle de différents groupes ethniques comme les Karens. La proclamation du bouddhisme comme religion d’État accentue le sentiment de division chez les minorités ethniques qui ont été christianisées pendant la période coloniale.
La situation reste sous contrôle jusqu’en 1958, mais la constante dégradation de l’économie et l’instabilité de certains territoires poussent U Nu à déléguer provisoirement le pouvoir au général Ne Win, chef d’état-major des armées. Celui-ci forme un gouvernement intérimaire et assure la gestion du pays jusqu’en 1960. Mais l’AFPFL se fissure, les insurrections se multiplient et devant le danger d’éclatement du pays, Ne Win décide de passer à l’action.

Premier coup d’État

2 mars 1962 : Le général Ne Win prend le pouvoir par un coup d’État. La Birmanie devient l’Union de Myanmar. Investi des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, il instaure une dictature militaire autocratique à parti unique, le Parti du programme socialiste birman (Burma Socialist Program Party – BSPP), et inaugure la « Voie birmane vers le socialisme », une politique socialiste, anti-occidentale et autarcique. À travers sa politique de « birmanisation », Ne Win cherche à homogénéiser la société birmane en réprimant les identités des ethnies minoritaires, interdisant leurs langues et imposant la pratique du bouddhisme. La « Tatmadaw », nom birman de la toute puissante armée birmane au pouvoir, dirige les offensives militaires contre les insurrections ethniques séparatistes et réprime toute liberté d’expression. La situation socio-économique se dégrade rapidement, et l’ensemble des régions périphériques se révoltent, certaines échappant complètement au pouvoir central. La fracture entre la majorité birmane et les minorités ethniques s’accentue, et l’instabilité permanente du pays entraîne de nombreuses crises migratoires intérieures comme transfrontalières. 

1974 : Une nouvelle constitution est promulguée. Le pouvoir militaire est transféré à l’Assemblée du peuple, dirigé par Ne Win. C’est la naissance de la République socialiste de l’union de Birmanie. Dans ce nouveau contexte politique, l’opposition s’organise et en 1976, les groupes minoritaires basés en région s’allient pour former le Nouveau Front démocratique (New Democratic Front, NDF). Les tentatives d’insurrections se poursuivent sans toutefois parvenir à déstabiliser le pouvoir central. En 1981, Ne Win cède la présidence à San Yu, un général à la retraite, mais il reste le chef du parti unique, le BSPP. 

1987 : La dévaluation de la monnaie, initialement destinée à combattre les économies parallèles des trafiquants et insurgés, anéantit les économies des Birmans qui sombrent dans la misère et déclenchent des émeutes antigouvernementales, menées notamment par les étudiants des universités de Rangoon qui se retrouvent dans l’impossibilité de payer leurs études.

Second coup d’État

1988 : De mars à juillet, les manifestations prodémocratie s’amplifient et gagnent tout le pays. La répression est brutale. Le 23 juillet, Ne Win démissionne et Sein Lwin lui succède au poste de président du parti. Le 8 août 1988 – « 8888 » (le chiffre 8 est symbolique dans la religion bouddhiste), une grève générale est organisée dans tout le pays et des milliers de personnes descendent dans les rues. La police et l’armée répriment les manifestations dans le sang, faisant plus de 3000 morts et disparus, des milliers de personnes sont arrêtées. Au total, on décomptera plus de 10 000 victimes. Le 26 août, Aung San Suu Kyi, de retour d’exil, entre dans le jeu politique et « la fille du héros national » séduit la foule lors d’un premier discours devant 500 000 personnes. Elle s’allie avec les figures de l’opposition et fonde la Ligue nationale pour la démocratie (LND).
Le 18 septembre, le général Saw Maung prend le pouvoir par coup d’État, dissout le BSPP et créé le Conseil d’État pour le rétablissement de la loi et de l’ordre (State Law and Order Restoration Council, SLORC). La Birmanie connait sa deuxième dictature militaire.

1989 : Le SLORC déclare la loi martiale. Grâce à un important contrat d’achat de matériel militaire avec la Chine, il mène des offensives contre les insurrections ethniques qui n’avaient pas conclu le cessez-le-feu. Des milliers de personnes sont arrêtées et la secrétaire de la LND, Aung San Suu Kyi, assignée à résidence.

1990 : Sous la pression populaire, le SLORC concède la tenue d’élections générales en vue de l’adoption d’une nouvelle Constitution. La victoire de la LND d’Aung San Suu Kyi est éclatante, remportant 82 % des sièges. Mais l’armée refuse de céder le pouvoir et renforce sa politique de répression. Menacés, certains élus prodémocratie forment un gouvernement en exil, le Gouvernement de coalition nationale pour l’union de la Birmanie (NCGUB).

1991 : Aung San Suu Kyi, qui bénéficie d’un important soutien international, reçoit le Prix Nobel de la Paix pour « son engagement en faveur de la démocratie et des droits de l’homme ». Elle ne pourra le récupérer qu’en 2012.

1995 : La libération de Aung San Suu Kyi permet à la Birmanie de rejoindre l’ASEAN, l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est en 1997. Et pour changer l’image du pays, le SLORC est rebaptisé Conseil d’État pour la paix et le développement (SPDC). Piloté par la Tatmadaw, véritable État dans l’État, ce changement est surtout l’occasion d’une nouvelle purge à la tête du pouvoir.

1998 : Le régime poursuit sa politique répressive et dictatoriale. Les sanctions occidentales contre la Birmanie se multiplient et se durcissent d’année en année, mais le pays continue de recevoir le soutien de la Chine communiste qui fournit des armes aux militaires birmans. En 2000, Aung San Suu Kyi est de nouveau assignée à résidence.
Malgré les interventions répétées d’émissaires de l’ONU pour tenter d’instaurer un dialogue entre le pouvoir et les partis d’opposition, la junte poursuit sa « Feuille de route pour une démocratie florissante et disciplinée » (Roadmap to Discipline-flourishing Democracy). En 2005, les autorités militaires déplacent la capitale de Rangoun à Naypyidaw, jugée plus accessible.
En septembre 2007, des centaines de milliers de manifestants, dont beaucoup de moines bouddhistes, protestent contre la hausse des prix. La « Révolution Safran » est violemment réprimée, faisant de nombreux morts, et un couvre-feu instauré.

2008 : Le 2 mai, le cyclone Nargis frappe la Birmanie, faisant plus de 130 000 morts et 2,5 millions de sinistrés. La junte militaire refuse toute aide humanitaire extérieure, mais maintient ses objectifs en organisant un référendum constitutionnel. La victoire du SPDC avec 92 % des voix est largement contestée par l’opposition et les ONG internationales de défense des droits de l’homme.

2009 : La Thaïlande expulse des centaines de personnes issues de la minorité musulmane rohingya qui ont débarqués par bateau au large de ses côtes. La Birmanie nie l'existence de cette minorité. Établis sur la côte nord-ouest de la Birmanie, les Rohingyas représentent une minorité apatride régulièrement persécutée qui a perdu son statut de citoyenneté en 1982 suite à la politique de « birmanisation » mise en place par le pouvoir depuis 1962.

Début d’ouverture

2010 : Le gouvernement annonce la tenue d’élections législatives pour le mois de novembre. Dans l’opposition, la LND annonce qu’elle boycottera le scrutin, le jugeant illégitime. En effet, la junte interdit la venue d’observateurs et médias étrangers, mais maintient que ces élections marquent le passage d’un régime militaire à une démocratie civile. Son objectif est d’assouplir les sanctions internationales qui pèsent sur le pays. Une semaine après le scrutin, Aung San Suu Kyi est libérée de son assignation à résidence. Elle y aura passé 15 années.

2011 : En mars, l’ex-général Thein Sein est assermenté en tant que président du nouveau gouvernement. Le SPDC, le parti de la junte, est dissous et remplacé par le PUSD, le Parti de l’union, de la solidarité et du développement.
En août, le président Thein Sein rencontre Aung San Suu Kyi qui déclare qu’elle se présentera aux nouvelles élections législatives prévues pour 2012. En signe d’ouverture, 800 prisonniers politiques sont libérés, parmi lesquels se trouvent les leaders de la « Génération 88 ». Une série de lois est adoptée par le Parlement : législation des syndicats, abolition de la censure, droit de grève et de manifestation. Enfin, le gouvernement entame des négociations de cessez-le-feu avec les ethnies rebelles pour tenter de mettre fin aux conflits armés, s’appuyant sur le nouveau découpage administratif du pays garantissant une meilleure autonomie des régions et ainsi, des ethnies minoritaires.

2012 : Lors des élections législatives partielles du 1er avril, la LND remporte 43 des 45 sièges à pourvoir – sur un total de 440 que compte la Chambre basse et dont les députés issus du PUSD conservent la majorité. Même si elle est minoritaire, cette entrée au Parlement permet à Aung San Suu Kyi de négocier la suite du processus démocratique avec le pouvoir en place. Le changement de régime est positivement accueilli par la communauté internationale qui lève progressivement les sanctions économiques imposées à la Birmanie, ouvrant ainsi la porte aux investisseurs étrangers qui permettront le désenclavement des régions grâce de vastes travaux d’infrastructure et de développement.
Mais cette ouverture économique – à travers des projets lucratifs contrôlés par le pouvoir central, parfois nuisibles pour l’environnement – ne bénéficie pas assez aux populations locales dont les groupes armés se retrouvent à nouveau en opposition avec le gouvernement et son armée. Les affrontements inter communautaires entre la majorité bouddhiste et la minorité musulmane se multiplient, en particulier envers les Rohingyas musulmans dans l’État de l’Arakan situé sur la côte occidentale de la Birmanie. Ces violences donnent lieu à d’importants mouvements de populations, fuyant vers les pays voisins.

Premières élections libres

2015 : La Birmanie organise ses premières élections libres depuis 1990. Cette fois-ci, il s’agit de renouveler 75 % des membres du Parlement et des assemblées d’État ou régionales, les 25 % restant étant occupés par les militaires.
Le 8 novembre, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), représentée par l’ancien haut-fonctionnaire Htin Kyaw, remporte une large victoire avec 390 sièges sur les 440 que compte le Parlement. Aung San Suu Kyi ne pouvait se porter candidate, la Constitution birmane interdisant à tout citoyen marié à un étranger de se présenter aux élections. Le gouvernement sortant accepte cette victoire et le processus de transmission du pouvoir se met en place.

2016 : Le 15 mars, Htin Kyaw devient le premier chef d’État élu démocratiquement et à ne pas être lié à l’armée. Ne pouvant pas être présidente de la République, Aung San Suu Kyi prend la tête de 4 ministères : Affaires étrangères, Éducation, Énergie et Électricité et est nommée Conseillère de l’État – l’équivalent de Première ministre – et porte-parole de la Présidence. La Constitution réserve les ministères de l’Intérieur, de la Défense et des Frontières à l’armée. En août, les pourparlers pour la transition démocratique se mettent en place. Le 15 octobre, le gouvernement et 8 guérillas séparatistes représentant les ethnies minoritaires signent un accord de « cessez-le-feu national » qui sera toutefois difficile à entériner, treize autres guérillas ayant refusé de signer.
Toujours en octobre, dans l’État de l’Arakan, l’attaque de postes frontières par un groupe rebelle jusqu’ici inconnu, l’Armée du salut des Rohingyas de l’Arakan (Arakan Rohingya Salvation Army – ARSA), provoque de violentes représailles de l’armée birmane.  87 000 Rohingyas fuient vers le Bangladesh voisin. Sur le million de personnes que compte la minorité rohingya de Birmanie, l’ONU estime à plus de 600 000 le nombre de réfugiés ayant fui au Bangladesh depuis le début des affrontements.

2017 : En mars, le Conseil des droits de l’homme des Nations unies envoie une mission internationale indépendante en Birmanie pour enquêter sur les allégations de violations des droits de l'homme par l'armée contre la minorité musulmane rohingya dans l’État de l’Arakan. Mais les violences continuent et en août, des attaques coordonnées par l’Armée du salut des Rohingya de l’Arakan (ARSA) sur des postes de police près de la frontière avec le Bangladesh sont lourdement réprimées par l’armée birmane, provoquant un nouvel exode massif de réfugiés vers le Bangladesh.
Le 13 septembre, le Conseil de sécurité de l’ONU adopte une déclaration dénonçant la « violence excessive » exercée par les autorités birmanes à l’encontre des Rohingyas. En octobre, le nombre de réfugiés rohingya est estimé à un million et des rapports d’ONG indépendantes comme du Haut-Commissariat aux droits de l’homme dénoncent l’ampleur des crimes perpétrés à leur encontre. Les termes de « génocide » et de « nettoyage ethnique » sont utilisés pour décrire la crise. En novembre, la Birmanie et le Bangladesh concluent un accord pour le retour des Rohingyas, sans pour autant rendre les détails publics.

2018 : Les modalités de cet accord sont présentées en janvier et ce retour, planifié jusqu’en 2020, est soumis à la preuve du lieu de résidence, une exigence difficile à tenir pour des réfugiés en exil. La citoyenneté des Rohingyas, elle, n’est toujours pas reconnue par la constitution.
En août, un rapport de l’ONU affirme que « les principaux généraux de Birmanie, y compris le commandant en chef Min Aung Hlaing, doivent faire l’objet d’enquêtes et de poursuites pour génocide […], ainsi que pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre ». Le rapport dénonce également Aung San Suu Kyi pour ne pas avoir utilisé son autorité pour empêcher les violences, ce qui lui vaut de se voir retirer certaines distinctions attribuées par des institutions étrangères.
Au cours de cette même année, la Tatmadaw, l’armée birmane, poursuit ses combats contre des guérillas en région, dans les États Kachin, Karen et Chan, en dépit de l’accord de « cessez-le-feu national » signé en octobre 2015. 

2019 : En novembre la Gambie, mandatée par les 57 États membres de l’Organisation de la coopération islamique et avec le soutien des Pays-Bas et du Canada, saisit la Cour internationale de justice (CIJ) qui entame une action contre la Birmanie pour « actes de génocides » à l’encontre de la minorité rohingya. Lors de son audition à la Haye en novembre, Aung San Suu Kyi avance l’existence d’un conflit armé interne dans la région de l’Arakan et défend les initiatives en faveur d’une réconciliation. Ses arguments sont rejetés par la CIJ.

2020 : En janvier, la CIJ rend une ordonnance imposant à la Birmanie de prendre des mesures concrètes pour protéger la minorité musulmane rohingya.
En mars, la Ligue nationale pour la démocratie (LND) menée par Aung San Suu Kyi tente de réduire le pouvoir de l’armée en présentant un projet de réforme constitutionnelle pour réduire de 25 % le nombre de sièges attribués aux militaires au Parlement. C’est un échec, le projet ne recueillant pas assez de voix pour valider une modification constitutionnelle.
Le 8 novembre, la LND remporte encore une fois les élections législatives, avec une majorité absolue légèrement supérieure à celle de 2015.

Reprise du pouvoir par la junte militaire

2021 : En janvier, au lendemain des élections, l’armée birmane avance des irrégularités dans le scrutin, menaçant de renverser le gouvernement si des vérifications n’étaient pas autorisées. Le 1er février, à la surprise générale, l’armée arrête Aung San Suu Kyi qui serait « assignée à résidence » dans la capitale, justifiant son arrestation par une accusation d’importation illégale de talkie-walkie. L’état d’urgence est déclaré pour un an et le vice-président Mynt Swe est nommé président par intérim. La Tatmadaw signe là un nouveau coup d’État en 63 ans, avec à sa tête le général Min Aung Hlaing, celui-là même accusé en 2018 par l’ONU d’« intentions génocidaires ». 

Опубликовано 26/02/2021 - Изменено 27/02/2021

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