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Chine-Corée du Nord : Tumen, la frontière aux piments

Clôture le long du fleuve Tumen près de Hunchun, en Chine, le 7 août 2015.
Clôture le long du fleuve Tumen près de Hunchun, en Chine, le 7 août 2015.
Shin Woong-jae/For the Washington Post/Getty
Direction le nord-est de la Chine. Notre envoyé spécial s’est rendu dans les villages qui bordent le fleuve Tumen, à la frontière avec la Corée du Nord. Depuis l’arrivée au pouvoir de Kim Jong-un en décembre 2011, les contrôles ont encore été renforcés… Les réfugiés sont renvoyés par la Chine dans leur pays lorsqu’ils sont dénoncés, et ceux qui parviennent à se cacher font l’objet d’un intense trafic.

19'00" - Première diffusion le 8 octobre 2012

Nous sommes en Chine, mais ici tout fait penser à la Corée du Nord juste en face. Les allées de piments qui sèchent tout le long de la frontière feraient presque oublier que la zone est de plus en plus surveillée. Les miradors aperçus depuis le chemin de fer sont là pour rappeler qu’on ne quitte pas impunément le pays le plus fermé de la planète. 

Les contrôles ont été renforcés mais les réfugiés nord-coréens n’ont pas disparu de Tumen. Les habitants de la ville évoquent les malheurs de ceux d’en face, qui tentent de franchir la frontière clandestinement et sont l’objet de tous les trafics. Les chauffeurs de taxi parlent toujours en coréen comme de très nombreux habitants de la frontière qui, parfois, tendent la main aux nord-coréens, parfois les dénoncent, parfois font le jeu des mafias et des passeurs. « Ici on parle surtout en valise de billets », nous dit Monsieur Kim, patron d’une association sud-coréenne d’aide aux réfugiés.

Опубликовано 17/01/2017 - Изменено 15/09/2017 - По Stéphane Lagarde

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