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Puerto Rico frappé par des vagues dévastatrices, à l'approche de l'ouragan Irma, le 6 septembre 2017.
Puerto Rico frappé par des vagues dévastatrices, à l'approche de l'ouragan Irma, le 6 septembre 2017.
Alvin Baez / Reuters
Irma poursuit sa course destructrice et meurtrière dans les Antilles. C’est « Irmageddon », s’exclame Libération en première page, référence à Armageddon, bien sûr, terme biblique pour qualifier une destruction catastrophique.

03'09" - Première diffusion le 07/09/2017 - Extrait de la revue de presse française

« Météo France a défini l’ouragan Irma comme " le plus extrême ayant sévi sur l’océan Atlantique ", pointe le journal. Dans la journée d’hier, le phénomène s’est intensifié en progressant vers l’est, et a causé des dégâts matériels importants sur les îles françaises de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, ainsi que sur le petit archipel indépendant de Barbuda-et-Antigua. Plusieurs heures après le passage du cyclone dans ces îles, les informations étaient rares. Peu après 14 h, heure de Paris, poursuit Libération, la préfecture de Guadeloupe diffusait un communiqué alarmant : pour Saint-Barthélemy, " black-out total, centrale électrique inutilisable, caserne des sapeurs-pompiers inondée, engins hors-service ". Pour Saint-Martin, même black-out électrique, " préfecture en partie détruite, la préfète et 23 personnes réfugiées dans une pièce bétonnée ". Des photos ont circulé dans la journée sur les réseaux sociaux : hôtels ravagés, toitures arrachées, voitures renversées... »

Malheureusement, soupire Libération, le monde n’en n’a pas terminé avec ces tempêtes gigantesques : « Les scientifiques s’accordent sur un point : le changement climatique ne crée pas ces tempêtes mais il accentue fortement leur impact. Il est donc probable que l’épisode climatique d’aujourd’hui préfigure le monde de demain, affirme Libération. Avec toutes les conséquences que l’on imagine pour les populations les plus vulnérables. De toute évidence, nous n’y sommes en rien préparés. Si le Texas, un des endroits les plus favorisés de la planète, n’a pas pu faire face, alors que dire de certaines zones des Antilles et d’Haïti où une grande partie des habitants vivent dans des conditions précaires ? On a vu Trump mouiller ses bottes au Texas, Macron réunir les ministres concernés en catastrophe. Sur le long terme, prévient Libération, cela ne suffira pas. »

Les climato-sceptiques sont prévenus…

Pour Le Parisien, Irma est « un message supplémentaire à l’adresse des climato-sceptiques qui réfutent encore l’idée d’un réchauffement. Car c’est bien dans une mer plus chaude qu’Irma a puisé sa force dévastatrice. (…) De quoi, il faut l’espérer, faire réfléchir Donald Trump qui vient de notifier son désengagement du traité international de lutte contre le réchauffement scellé à Paris lors de la COP 21. »

« Vient un moment, soupire La Presse de la Manche, où il est préférable d’admettre qu’il devient nécessaire de faire, avec les moyens du bord, tous les efforts possibles pour ne pas contribuer à une détérioration plus grande du climat et à l’augmentation de catastrophes naturelles dans lesquelles la contribution de l’homme finit par paraître évidente. »

Car « on n’est pas ici dans Alerte à Malibu, s’exclame L’Est Républicain, mais face à une planète déréglée dans un monde ébouriffé où le président de la première puissance mondiale a renié les engagements de son pays dans la lutte contre le réchauffement climatique ! La montée de la température est intimement liée à l’intensité surmultipliée des supertyphons et autres méga tempêtes tropicales. La fulgurance avec laquelle la planète présente ses additions, donne le vertige aux experts ! »

Опубликовано 14/09/2017 - Изменено 13/10/2017 - По Frédéric Couteau

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