Une banane OGM pour lutter contre la malnutrition
Un régime de bananes.
Ulrich Baumgarten/Getty
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Derrière les producteurs de bananes, les multinationales américaines

Une nouvelle fois, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) va probablement avoir à débattre de l’importante question de la tarification douanière des bananes importées par l’Union européenne. Bruxelles a confirmé sa volonté de faire payer 230 euros par tonne importée à partir du 1er janvier 2006.
По Jean-Pierre Boris -

Les principaux fournisseurs de l’Europe, les Latino-américains ne veulent pas en entendre parler. En apparence, le débat oppose les capitales européennes et latino-américaines. En réalité, dans les coulisses, de puissantes multinationales multiplient les pressions. Certaines d’entre sont hostiles à l’entrée en vigueur de nouvelles règles. Mais c’est tout simplement parce que la situation actuelle les favorise outrageusement. Ainsi, la compagnie américaine Chiquita, l’ancienne United Fruit, jouit-elle d’une position dominante en Europe en raison des méthodes de calcul utilisées pour déterminer les quotas alloués aux différents fournisseurs. Au fond, les dirigeants de Chiquita se soucient peu de l’augmentation des droits de douane, qu’ils répercuteront de toute façon aux consommateurs en augmentant le prix de vente ou aux producteurs en réduisant le prix d’achat. Ce dont ne veut pas Chiquita, c’est que les frontières européennes s’ouvrent aux autres multinationales fruitières. Dole et Del Monte c’est le nom des concurrentes de Chiquita ne se soucient pas non plus des tarifs douaniers. Ce qu’elles veulent à tout prix, c’est qu’on en termine avec le système actuel pour rentabiliser au maximum leur implantation en Afrique, au Cameroun en particulier, en produisant et en exportant plus. Le débat sur les taxes douanières européennes est donc pour une bonne part un faux débat.

Bon début d’année pour les matières premières

Malgré la tonalité plutôt calme des marchés des matières premières, la hausse est certaine. C’est du moins la conclusion à laquelle aboutissent les experts de la banque américaine Goldman Sachs. Selon leurs calculs, les investisseurs qui ont placé leurs fonds sur les matières premières ont vu leur capital augmenter de près de 7% sur le seul mois de janvier. La hausse la plus forte est celle enregistrée dans le domaine énergétique. Elle est de 4%. Les placements sur les produits agricoles ont provoqué une petite perte, moins 0,6%. Les rendements des investissements matières premières ont été largement supérieurs à ceux des marchés boursiers traditionnels. 2005 devrait donc ressembler à 2004 avec des fonds d’investissement très actifs. Un petit bémol cependant. La compagnie américaine AIG, très présente sur les marchés des matières premières, a éliminé le cacao de son indice d’évaluation des cours, les volumes de cacao échangés ces dernières années sur le marché mondial étant trop faibles.
Et puis en bref, la production mondiale de cuivre est de nouveau revue à la hausse par le Groupe international d’études du cuivre. Elle devrait augmenter de 20% d’ici à 2008 pour atteindre les 19 millions de tonnes.

À noter : l’article consacré à la banane a été rédigé grâce au dossier très complet de la revue Fruitrop de janvier 2005. Fruitrop est la revue de l’observatoire des marchés fruitiers du Cirad.

Опубликовано 23/02/2016 - Изменено 23/02/2016

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