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Riposte

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RFI
Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

La riposte à l’épidémie d’Ebola en RDC va-t-elle suffire à enrayer le mal ? A-t-elle été déclenchée à temps ? Est-elle suffisante ? Ce sont des questions qu’on se pose face à ce mal qui, de nouveau, s’étend, et contre lequel on a bien du mal à se défendre. Mais on se défend car il attaque ! C’est bien ainsi que souvent on voit les choses, ce qui explique par exemple ce mot de riposte qu’on entend beaucoup et qui est investi d’un sens très concret : la riposte, c’est ainsi qu’on nomme toute l’organisation qui s’est mise en place pour lutter contre la maladie et son extension.

Le mot désigne donc concrètement l’action entreprise, les personnes qui sont engagées dans cette bataille et même l’administration du processus : on parle des équipes de la riposte qui arrivent dans les villages pour se traiter les malades, tenter de limiter la contagion, mettre à l’écart et traiter les personnes contaminantes, etc.

Et ce mot de riposte, on l’a particulièrement remarqué dans des situations d’épidémie : on a parlé également de riposte au Sida, même si le terme était moins fréquent.

Le choix de ce mot indique plusieurs choses : d’abord que l’épidémie est identifiée à une attaque. Et on est contraint à se défendre : le vocabulaire est celui de la guerre, ou tout au moins de la bataille.

Ensuite, la riposte est une réponse : un geste qui vient en second, en écho à une agression. Et, son sens, ses échos correspondent bien à une volonté de ne pas se laisser dominer.

Bien sûr, le mot est métaphorique : il est utilisé à titre de comparaison, dans un sens figuré. Les premiers sens se trouvent soit dans des contextes de dialogues, soit dans des situations d’assaut réel : riposte est un terme d’escrime et bien sûr de stratégie. Et il fait d’abord penser à une réponse très rapide, qui vient presque immédiatement : la riposte n’attend pas ! Elle évoque un mouvement presque réflexe, déclenché par l’attaque première, comme une contre-attaque instantanée. Mais elle évoque aussi la vivacité : l’intensité de la riposte est proportionnelle à l’agression subie : aussi forte, sinon plus !

Et ainsi le combat s’engage, sans qu’on sache qui va le gagner. Mais s’il y a riposte, c’est que la lutte est engagée ! Et quand on parle de riposte, cela implique aussi qu’on ne va pas se laisser faire. Il ne s’agit pas d’une réponse différée, qui vient plus tard : riposte n’est pas synonyme de représailles.

Les représailles représentent une violence symétrique à celle qu’on a subie, mais pour faire bonne mesure, plus que pour se défendre : on n’est pas loin de l’idée de vengeance : œil pour œil… Mais la vengeance, on le sait, est un plat qui se mange froid. Alors que la riposte se sert chaude !

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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