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PMA

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RFI
Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Le projet de loi sur la bioéthique vient d’être présenté au dernier Conseil des ministres, et il sera examiné à la rentrée à l’Assemblée nationale, avec sa mesure la plus commentée et la plus importante : ouvrir la PMA à toutes les femmes. On parle donc beaucoup de cette fameuse PMA : de quoi s’agit-il ? Ce sigle représente la Procréation médicalement assistée. Et cette idée d’assistance, c’est-à-dire d’aide, c’est bien le sens du mot dans et emploi, on la trouve bien souvent quand on fait appel à une technique, à une technologie, pour parvenir à un certain résultat. La technologie ne fait pas tout toute seule : il faut la diriger. Mais elle permet de parvenir à des résultats inaccessibles auparavant.

Et le « A » de Assistance, on l’a donc remarqué dans pas mal de sigles. Par exemple quand ces technologies reposent sur l’informatique, sur la pratique de l’ordinateur : on a toute une série d’initiales qui se terminaient par AO. CAO : Conception assistée par ordinateur, PAO : Publication assistée par ordinateur, DAO : pour le dessin, etc.

Avec la PMA, il s’agit d’un autre type d’assistance : un geste médical rend possible une conception ou une naissance impossible sans lui. Il s’agit donc de savoir si tout le monde pourra avoir accès à ce type d’assistance, et pas seulement des couples hétérosexuels infertiles, en âge d’avoir des enfants.

Et on parle de procréation : le fait, comme on dit familièrement, de mettre un enfant en route. Encore faut-il qu’il ait une généalogie attestée. Il faut donc que l’enfant ait des parents, déclarés comme tels : un lien social, un lien affectif, un lien d’amour et d’éducation qui inscrit cette procréation dans un univers légal et reconnu.

Le texte qui sera proposé à l’Assemblée nationale veut donc étendre la possibilité de recours à la PMA. Et techniquement, plusieurs PMA sont envisageables : ce qu’on appelle la PMA thérapeutique : c’est la plus courante. Celle qui permet, par exemple, de traiter un homme infertile pour qu’il puisse prendre part à la conception d’un enfant. Mais aussi une PMA sociale, qui ne soigne personne, mais permet par exemple un don. Et qui permet aussi l’association de parents d’intention comme disent les sociologues, ceux qui désirent avoir un enfant, quels que soient leur situation ou leur sexe, et un tiers donneur : une autre personne qui donne de sa capacité procréative, pour reprendre de nouveau une expression de la sociologie.

Alors il ne faut pas confondre deux sigles presque voisins : PMA et GPA. La GPA est la Gestation par autrui, un processus bien différent. La GPA passe par un recours à une mère porteuse, qui réalise une grossesse, et donne naissance à un enfant qui ne sera pas le sien.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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