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Journal en français facile du 28/11/2015

28 ноября 2015
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RFI
Journal en français facile du 28/11/2015 - 20h00 - 20h10 TU

Priscille Lafitte : Il est 20h en TU,
vous êtes à l'écoute de RFI,
c'est l'heure du journal en français facile
Et avec moi pour présenter ce journal, ce soir,
Xavier Besson. Bonsoir Xavier

Xavier Besson : Bonsoir Priscille

Dans l'actualité de ce samedi 28 novembre,
l'assassinat d'un grand défenseur de la cause kurde,
Tahir Elçi, avocat de métier,
a été abattu ce matin à Diyarbakir
XB : dans ce journal, nous irons en Cisjordanie,
dans un village bloqué par l'armée israélienne.
PL : le Canada concrétise, rend concrètes,
ses promesses faites aux réfugiés syriens.
Le pays va accueillir 10 000 personnes la semaine prochaine.
XB : nous terminerons par le mot de la semaine,
expliqué par Yvan Amar : ce sera COP21.

XB : On débute ce journal avec la mort d'un célèbre avocat, défenseur de la cause kurde, abattu ce matin dans la ville de Diyarbakir, en Turquie.

PL : Tahir Elçi était bâtonnier de l'ordre des avocats de Diyarbakir, et il était la bête noire du président turc Erdogan, parce qu'il défendait la cause kurde avec modération, appelant à faire taire les armes, et à mettre fin aux tensions entre le PKK et l'Etat turc.

Ce matin, justement, il donnait une conférence de presse, dans le quartier de Sur, à Diyarbakir, un quartier qui voit souvent les jeunes du PKK et la police s'affronter. La mosquée et son minaret sont endommagés à cause des tirs.

C'est pour dénoncer cela et appeler au cessez-le-feu, qu'il avait pris la parole, en public et en plein air, ce samedi matin. C'est alors qu'il a été tué.

Béatrice Leveillé.

Atteint d’une balle en pleine tête tahir Elci était connu comme avocat mais aussi pour ses prises de positions modérées, juste avant de mourir, il déclarait au cours de la conférence à laquelle il participait : "nous ne voulons pas de combats, d'armes à feu, d'opérations dans ce lieu historique". Inculpé récemment d'"apologie du terrorisme par voie de presse" par un tribunal d'Istanbul pour avoir déclaré à la télévision que le PKK n’était pas un mouvement terroriste, il risquait une condamnation à sept ans de prison. Le HDP, le Parti démocratique des peuples prokurde lui a rendu hommage en dénonçant "un assassinat programmé qui vise le combat pour le droit et la justice". "Dénoncer la violence ne devrait pas être puni de meurtre", a réagi le chef du Parti républicain du peuple, le social-démocrate Kemal Kiliçdaroglu. Le président turc Recep Tayyip Erdogan s'est déclaré "attristé par la mort d'Elçi" mais cela le conforte dans sa lutte contre le terrorisme alors que l'agence de presse progouvernementale Anatolie n’hésite pas à attribuer l'attaque au PKK.

XB : en Cisjordanie, hier, par deux fois, des Palestiniens ont jeté la voiture qu'ils conduisaient contre des soldats israéliens.

Dans les deux cas, la personne qui conduisait la voiture, un Palestinien, a été tué.

PL : Au moins 7 militaires israéliens ont été blessés, dont deux grièvement, cela signifie que leur état de santé est grave.

Depuis la vague de violence au Proche-Orient, les autorités israéliennes ont durci leur politique contre les Palestiniens :

des arrestations préventives, c'est-à-dire des Palestiniens arrêtés avant que des faits ou des actes parlent contre eux, de nouveaux check-points, des points de passage où le contrôle est très strict,

mais aussi le blocage de certains villages.

Exemple à Hizma en Cisjordanie. Reportage notre correspondant Nicolas Ropert.

Les deux entrées du village d'Hizma sont fermées à la circulation. Deux groupes de soldats israéliens empêchent les voitures de rentrer et de sortir. Ils contrôlent aussi chaque piéton qui veut quitter la commune. Une situation impossible à vivre témoigne Abu Mohammad, un résident à la tête d'une société de construction. Abu Mohammad : « L'armée vient tous les jours et ferme les accès au village. Il y a plus de 10 soldats. Cela nous pose beaucoup de problème. Avant on avait des clients juifs mais ils ont peur de venir à cause de la situation. Tout le monde à peur. Nous les palestiniens ont craint pour nos enfants. » Jusqu'à cet automne, le village palestinien d'Hizma était fréquenté par de nombreux Israéliens de Jérusalem et des colonies. Ils venaient faire leur course ou réparer leur voiture. Mais depuis le début des attaques, cette clientèle a disparu. Moataz Qais est propriétaire d'un garage automobile. Moataz Qais : « Depuis que le village est fermé, on a perdu plus de la moitié de notre travail. Les israéliens ne viennent plus. Mais même nos clients palestiniens ne peuvent plus accéder avec leur voiture. Ils vont ailleurs. Je perds environ 1000 euros par jour. Je ne vais pas pouvoir garder mes employés très longtemps si ça continue. » Nicolas Ropert, Ramallah, RFI

XB : Vous vous souvenez certainement du petit Aylan, ce réfugié syrien, retrouvé mort à l'âge de 3 ans sur une plage de Turquie.

La photo du petit Aylan, le visage contre le sable, avait ému le monde, l'été dernier.

PL : Sa famille cherchait à rejoindre le Canada. Mais le gouvernement canadien avait rejeté leur dossier de demande d'asile, parce qu'il manquait des papiers, le dossier était incomplet.

La famille d'Aylan avait alors décidé de se rendre en Europe par un moyen dangereux : la traversée de la mer Méditerrannée.

Le petit Aylan, son frère et sa mère ont perdu la vie pendant ce voyage.

Plusieurs mois plus tard, le Canada finit par accorder le statut de réfugié à sept membres de la famille d'Aylan.

Le Canada va aussi envoyer des avions en Turquie, au Liban et en Jordanie, pour aller chercher 10 000 réfugiés syriens, et les accueillir au Canada dès la semaine prochaine.

Précisions avec Yelena Tomic.

Le gouvernement canadien avait prévu d’accueillir 25.000 réfugiés syriens sur son sol d’ici la fin de l’année. Finalement la cadence sera ralentie. 10.000 réfugiés actuellement en Turquie, au Liban ou en Jordanie arriveront au Canada jusqu’à la fin de l’année, et 25.000 autres seront accueillis dans les deux premiers mois de l’année. Le processus se déroulera en 5 étapes, en commençant par l’identification, sachant que la priorité sera donnée aux plus vulnérables, familles, femmes et enfants. Après le traitement des demandes à l’étranger, les réfugiés arriveront au Canada aux frais du gouvernement, qui a sélectionné 36 communautés, dont 16 au Québec, pour les accueillir au travers d’un système de parrainage privé. Le gouvernement assurera l’hébergement temporaire, les soins de santé et l’intégration de tous ceux qui ne seront pas hébergés dans des familles d’accueil. Le coût de l’opération humanitaire est estimé à 678 millions de dollars sur 6 ans, mais ce chiffre pourrait augmenter selon les besoins des provinces. Si certains réfugiés parrainés par des particuliers ont déjà commencé à arriver au Canada courant novembre, les premiers vols assurés par les autorités fédérales sont attendus début décembre.

XB : On termine ce journal en français facile en compagnie d'Yvan Amar.

PL : Yvan Amar décrypte le mot de la semaine, celui que vous entendez depuis plusieurs semaines, et qui envahira encore l'antenne de RFI pour les deux semaines à venir : la COP21, ou conférence de Paris pour le climat.

L’actualité du week end, évidemment c’est l’ouverture de cette fameuse COP 21. Tout le monde en parle, tout le monde sait à peu près ce que c’est. Et donc on ne s’interroge même plus su ce drôle de nom. 21 ? On pourrait croire que ça évoque le 21ème siècle. Et en fait c’est bien à cela que ça fait penser. Mais c’est un hasard, un hasard heureux. Ce chiffre marque la vingt et unième édition de ce genre de manifestation. Et pourquoi Cop ? C’est un acronyme. Ce nom est compliqué mas sa signification est simple : une suite d’initiales qui se prononcent comme un nom. On ne dit pas c-o-p-, mais on dit cop. Et ces initiales se comprennent très bien en français mais sont d’origine anglaise : conference of the parties. En français, conférences des parties. Et les parties en question, ce sont les nations présentes à cette réunion. Alors dernière question pourquoi conférence ? Parce qu’on va y parler, y discuter, mettre les problèmes sur la table, et prendre des décisions pour essayer de ralentir le changement du climat. Et ce sont des personnes importantes qui y participent, qui sont habilites, c'est-à-dire qui ont la possibilité, le droit, le pouvoir de prendre des décisions qui engagent leur pays. Pas une simple convention, qui réunit des gens qui veulent se retrouver, pour se prouver qu’ils existent, qu’ils forment un groupe bien établi, bien défini, sans pour autant aborder des problèmes. Et l’astuce de cette appellation COP 21 c’est qu’elle évoque une idée de coopération. Là encore, c’est un hasard. Mais c’est ce qui fait le succès de ce mot : on a l’impression que tout le monde va coopérer, travailler ensemble et dans un même but.

La COP21, dont nous vous parlerons dans les jours à venir, puisque la conférence ouvre ses portes lundi, dans le nord de Paris.

C'est la fin de ce journal en français facile.

Vous pouvez trouver, sur le site web de rfi, une version écrite de ce journal.

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