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Journal en français facile 28/07/2019 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Raphaël Delvolvé : Et pour ce journal en français facile, je suis avec Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Raphaël.

RD : Dans ce journal, nous parlerons du Tour de France. La course de vélo s'est achevée à Paris ce dimanche. Egan Bernal remporte l'épreuve. C'est la première fois qu'un Colombien gagne le Tour de France.

Nous parlerons d'une réunion qui s'est tenue à Vienne en Autriche, ce dimanche. Les pays ayant signé l'accord sur le programme nucléaire iranien ont discuté des récentes tensions entre les pays occidentaux et l'Iran.

Des migrants africains sauvés d'un naufrage en mer Méditerranée, cette semaine, sont bloqués dans le bateau qui les a secourus depuis trois jours. Ils sont bloqués sur les côtes d'une île italienne. Les autorités de l'Italie ne veulent pas les autoriser à débarquer sans accord avec l'Europe.

Sans oublier votre expression de la semaine. Ce dimanche, Yvan Amar nous parle des « services de l'ombre ».

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SB : Le Tour de France s'est donc achevé dans un superbe cadre, ce dimanche, à Paris.

RD : La plus grande épreuve de vélo au monde a été remportée par Egan Bernal. Un Colombien âgé de 22 ans. En direct avec depuis l'avenue des Champs-Élysées où la course a eu lieu. Christophe Diremszian. Le Colombien devient l'un des plus jeunes vainqueurs du Tour de France, Christophe.

Absolument, 22 ans et un avenir radieux qui s’annonce pour le Colombien vainqueur du Tour dès sa deuxième participation. Il a le triomphe modeste mais il a bien réalisé l’un des plus grands exploits de ces dernières années avec la toute puissante équipe Ineos qui réussit à placer ses deux leaders aux deux premières places du classement général, malgré une impression de moindre domination dans la montagne cette année. Malgré la performance notamment du Français Julian Alaphilippe maillot jaune pendant 14 jours et qui a reçu aujourd’hui une récompense de consolation : le prix du super-combatif, celui qui aura le plus animé les étapes de ce Tour de France. Une victoire à son actif, le contre-la-montre de Pau, il aura craqué dans la montagne. La victoire d’étape sur les Champs-Élysées - on ne l’oublie pas - est revenue pour la troisième fois cette année, au sprint, à l’Australien Caleb Ewan ; et on le rappelle le classement général définitif de ce 106ème Tour de France : Egan Bernal vainqueur avec une minute et onze secondes d’avance sur Geraint Thomas et une minute et trente et une secondes sur le néerlandais Steven Kruijswijk.

SB : Merci Christophe.

Nous allons maintenant en Autriche, Raphaël. À Vienne, où les signataires de l'accord sur le nucléaire iranien se réunissaient, ce dimanche.

RD : Une réunion convoquée dans un contexte tendu entre l'Iran et l'Occident depuis la sortie des États-Unis de l'accord censé empêcher l'Iran d'obtenir la bombe atomique. La République islamique fait pression sur les autres pays ayant signé l'accord et décide de ne plus respecter ce qui lui est demandé de faire dans l'accord. Les discussions n'ont rien donné d'important, ce dimanche. À Vienne, Isaure Hiace.

Ces dernières semaines, les Européens ont réitéré leur volonté de tout faire pour sauver l’accord, mais n’ont pas caché leur préoccupation due à la récente décision de l’Iran de s’affranchir de certains de ses engagements, en produisant notamment de l’uranium enrichi à au moins 4,5 %, un niveau prohibé par l’accord. L’Iran, durement touché par les sanctions américaines, demande de son côté aux Européens de l'aider à contourner ces sanctions, en lui permettant notamment de vendre son pétrole à l’étranger. À ce sujet, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères a mis en garde les Européens à l’issue de la réunion : « tout obstacle à la façon dont l’Iran exporte son pétrole va à l’encontre » de l'accord sur le nucléaire, a expliqué Abbas Araghchi, faisant référence à l'arraisonnement début juillet d’un pétrolier iranien par les autorités britanniques au large de Gibraltar. Mais le dialogue n’est pas rompu, puisque ce dernier a salué une réunion « constructive » aujourd’hui. Malgré les plaintes des deux côtés, les discussions ont été « bonnes ». Une nouvelle réunion de la commission conjointe pourrait être convoquée, cette fois au niveau ministériel, dans les semaines à venir. Le temps presse en effet, car l’Iran menace de s’affranchir d’autres engagements en septembre prochain. Isaure Hiace, Vienne, RFI.

SB : Dans l'actualité européenne toujours, ces 131 migrants bloqués sur un bateau au large d'une île italienne depuis trois jours.

RD : L'île de Sicile en mer Méditerranée. Ces migrants sont sur un bateau italien qui les a secourus d'un accident en mer plus tôt dans la semaine. Ils sont bloqués dessus, car le gouvernement italien ne les autorise pas à descendre. Les autorités du pays souhaitent que ces migrants soient accueillis dans d'autres pays de l'Union européenne, une fois descendus du bateau. Le gouvernement italien souhaite avant toute chose un accord officiel. À Rome, Anne Le Nir nous donne plus de détails.

Comme cela c’était produit, au mois d’août 2018, avec un autre bateau des garde-côtes italiens, le Diciotti, bloqué dans le port de Catane pendant cinq jours, Matteo Salvini refuse de faire débarquer les migrants à bord du navire Gregoretti, tant qu’une solution solidaire ne sera pas trouvée. L’an dernier, le feu vert avait finalement été donné grâce à l’engagement de l’Église italienne qui a pris en charge l’accueil des 150 personnes secourues. Cette fois-ci, il semble que Rome teste l’accord entre 14 pays européens sur un mécanisme de répartition des migrants, annoncé le 22 juillet par le président Macron, suite à une réunion boudée par Salvini qui critique l’axe Paris-Berlin sur les questions migratoires. Le ministre de l’Intérieur, soutenu par l’ensemble du gouvernement, affirme que les 131 migrants ne descendront du Gregoretti, qui a tout de même pu accoster dans le port militaire d’Augusta, qu’à partir du moment où la Commission européenne aura indiqué, avec précision, le nombre de pays prêts à les accueillir. Anne Le Nir, Rome, RFI.

SB : Dans l'actualité africaine, un nouvel attentat de Boko Haram au Nigéria.

RD : Une attaque du groupe terroriste menée dans le nord du pays ce samedi. Des hommes armés ont attaqué un village et tué au moins 65 personnes, selon les chiffres publiés ce dimanche par un responsable du village.

SB : Un autre acte terroriste en Afghanistan, cette fois.

RD : Des hommes armés ont attaqué le bureau d'un homme politique proche de l'actuel président afghan, Ashraf Ghani. Les hommes armés, dont on ne connait pas le groupe terroriste, ont tué deux personnes et fait 25 blessés. Cette attaque s'est produite le même jour que le début de campagne électorale pour la présidentielle prévue pour le 28 septembre prochain.

SB : L'actualité en Asie, ce sont aussi ces nouvelles manifestations à Hong Kong.

RD : Des militants demandant le départ des dirigeants actuels sont sortis dans les rues par dizaines de milliers. Et ce alors qu'ils n'avaient pas été autorisés à le faire. La situation s'est tendue, car la police a utilisé des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc pour faire partir les manifestants. Plusieurs personnes ont été blessées, d'autres ont été arrêtées. Ce samedi, les mêmes scènes avaient eu lieu à Hong Kong. Le mouvement de protestation dure depuis sept semaines.

SB : Et nous retrouvons maintenant, dans votre journal en français facile, l'expression de la semaine.

RD : Yvan Amar nous parle de l'expression « les services de l'ombre ».

RFI, aujourd’hui, retraçait, racontait l’histoire des services de l’ombre algériens. Les services de l’ombre, c’est-à-dire les services secrets. Et par définition, les services secrets ne doivent pas être connus : on ne sait pas trop ce qu’ils font ni comment ils fonctionnent. C’est bien pour ça qu’on peut les appeler services de l’ombre : une expression qu’on comprend facilement, et qui parfois a servi à désigner des organisations clandestines. L’Armée des ombres, par exemple, c’est le titre d’un roman de Joseph Kessel qui a permis la réalisation d’un film, de Jean-Pierre Melville. Et cette armée des ombres, c’est celle des résistants en France, pendant l’occupation. Mais l’expression « dans l’ombre », elle est fréquente. On agit dans l’ombre, quand on agit sans se faire voir, en cachette. Et cette façon de dire est presque toujours péjorative : quand on ne veut pas se faire voir car on prépare secrètement un mauvais coup. Et ce sens est bien différent d’une autre formule. Si quelqu’un reste dans l’ombre de quelqu’un d’autre, c’est qu’il s’efface derrière cette personne : il a passé sa vie dans l’ombre de sa femme. C’est que sa femme prend beaucoup de place, fait beaucoup de bruit, est très connue. Et lui, on ne le remarque pas trop. On peut dire que sa femme l’éclipse, le rend invisible tellement elle est brillante. Et souvent d’ailleurs, c’est d’une femme qu’on dit ça, quand elle vit dans l’ombre de son mari. Enfin, lorsqu’on dit de quelqu’un qu’il n’est plus que l’ombre de lui-même, c’est une façon indirecte de dire qu’il va mal, qu’il n’est plus celui qu’il était.

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