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Journal en français facile 28/02/2022 20h00 GMT

28 февраля 2022
Studio RFI
GUERRE EN UKRAINE : une première séance de négociations entre Russes et Ukrainiens a eu lieu : et autres nouvelles.

Transcription

Anne Corpet : Vous écouter RFI, 21h à Paris, 23h à Moscou. Bienvenue dans le Journal en français facile présenté ce soir avec Zéphirin Kouadio bonsoir.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Anne, bonsoir à toutes et à tous. Première journée de discussion entre Russes et Ukrainiens.

AC : Elles ont eu lieu à la frontière de la Biélorussie. Les négociateurs sont repartis à Moscou et à Kiev pour consultations. 

ZK : Et puis sur le terrain, les troupes russes ne sont pas parvenues à entrer à Kiev.

AC : Les Ukrainiens ont réussi à repousser les attaques sur la capitale. Les combats sont en revanche très violents à Kharkiv, la deuxième ville du pays.

ZK : Les combats poussent la population à quitter le pays. 

AC : Plus de 500 000 réfugiés ukrainiens ont déjà franchi la frontière selon l'ONU. En Hongrie, le gouvernement demande aux églises d'accueillir ces réfugiés. Reportage à suivre dans ce journal.

ZK : L'actualité c'est aussi le rapport du Giec sur le climat. 

AC : Selon les experts de l'ONU, au moins 3 milliards de personnes subissent déjà les conséquences du réchauffement climatique. Il est encore temps d'agir, mais il faut faire vite.

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ZK : Cinq jours après l'entrée des forces russes en Ukraine, une première séance de négociations a eu lieu ce lundi entre les parties en conflit.

AC : Pas grand-chose n'a filtré de ce premier contact entre Russes et Ukrainiens. L'Ukraine a demandé l'arrêt des combats. Mais la Russie a plusieurs exigences avant de déposer les armes. Explications avec Nicolas Falez.

Selon les négociateurs une deuxième séance de discussions aura lieu, on n'en connait pas encore la date. « Bientôt » s'est contenté de dire l’émissaire russe. Ce lundi, ces premiers pourparlers, organisés en pleine guerre, ont eu lieu à la frontière de l'Ukraine et de la Biélorussie. Après plusieurs heures d’échange, « les deux parties ont établi une liste de priorités et de thèmes » selon un membre de la délégation ukrainienne qui n’a pas donné davantage de précision. Ce que demande l'Ukraine, c'est « un cessez-le-feu immédiat et le retrait des troupes russes du territoire ukrainien ». Les demandes de la Russie, ont été elles formulées ce lundi lors d'une conversation téléphonique entre le président français Emmanuel Macron et son homologue russe Vladimir Poutine. Ce dernier a exigé la reconnaissance de la Crimée comme territoire russe. Vladimir Poutine a également demandé « la démilitarisation » et ce qu'il appelle la « dénazification » du gouvernement ukrainien, ainsi que la garantie d'un « statut neutre » de l'Ukraine. Trois demandes russes en préalable à tout règlement du conflit, selon le compte-rendu par le Kremlin de la discussion entre les dirigeants russe et français.

ZK : Explications signées Nicolas Falez. Et puis sur le terrain, les forces russes n'ont toujours pas réussi, Anne, à entrer dans la capitale.

AC : Les attaques russes sur Kiev ont été repoussées au cours de la nuit dernière. Les combats sont en revanche violents à Kharkiv, la deuxième ville du pays. Il y a eu onze morts à cause de bombardements. C'est dans cette ville que les affrontements sont les plus rudes depuis que les troupes russes ont franchi la frontière jeudi dernier. L'armée russe a brièvement pris le contrôle de Kharkiv ce dimanche, avant d'en être chassées par les combattants ukrainiens. La ville est devenue une cible majeure pour l'armée russe. Les enjeux de cette bataille, avec Sophia Khatsenkova.

Premièrement, la ville de Kharkiv se situe à seulement 40 kilomètres de la frontière russe. Cette ville majoritairement russophone est devenue l'élément central dans l'avancée de l'armée russe au-delà des territoires du Donbass à l'est du pays. Et il est peu probable, selon les experts, que Moscou abandonne son assaut sur Kharkiv, qui pourrait devenir la prochaine étape de la guerre, encore plus sanglante. Deuxièmement, Kharkiv a une importance historique pour le Kremlin. C'est la ville où s'est réfugié l'ex-président pro-russe Viktor Ianoukovitch en 2014 lors de la révolution de Maidan, qui a consolidé les liens politiques entre l'Ukraine et l'Occident, chose qui a fortement déplu à Moscou. Le maire de Kharkiv à l'époque a même accueilli un congrès pro-russe afin de tenter de rétablir Viktor Ianoukovitch au pouvoir. En visant cette ville, le Kremlin a peut-être cru qu'il rencontrerait moins de résistance en raison d'une population qu'il supposait plus favorable à Moscou. Car de nombreux habitants de Kharkiv ont de la famille ou ont des commerces de l'autre côté de la frontière. Mais au contraire, le Kremlin a été confronté à une résistance féroce d'un peuple fier d'être ukrainien.

ZK : Sophia Khatsenkova. À signaler cette décision du ministère français des Affaires étrangères. 

AC : L'ambassade de France en Ukraine est déplacée de Kiev à Lviv, dans l'ouest du pays. Décision prise en raison des « risques et des menaces » qui pèsent sur la capitale ukrainienne.  

ZK : Selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, 4 500 soldats russes ont été tués depuis le début de l'offensive. 

AC : Moscou a reconnu pour la première fois dimanche avoir perdu des hommes au cours de l'invasion, mais n'a pas donné de chiffres. Les combats font aussi des victimes parmi la population : plus de 350 civils ukrainiens ont été tués, dont 14 enfants, selon Kiev.

ZK : Les combats poussent la population à fuir le pays. 

AC : Selon l'ONU, 500 000 personnes ont déjà quitté l'Ukraine pour trouver refuge dans les pays voisins. Plus de 70 000 personnes sont arrivées en Hongrie, pays qui longe l'Ukraine sur une centaine de kilomètres. La plupart de ces réfugiés sont issus de la minorité hongroise, qui vit depuis des siècles dans l’ouest de l’Ukraine. La région est épargnée par les combats pour l’instant. Et puis, il y a les Ukrainiens, ou plutôt les Ukrainiennes, car ce sont les femmes qui fuient le pays. Elles passent par la Hongrie avant de rejoindre d'autres pays en Europe. Reportage à la frontière, Florence La Bruyère.

Nous sommes à Zahony, principal poste-frontière entre la Hongrie et l’Ukraine. Anna, 39 ans, baisse la vitre fumée de sa voiture pour nous parler. Anna est une Hongroise d’Ukraine, elle vient d’Ungvar, une ville qui fut hongroise pendant des siècles et qui appartient aujourd’hui à l’Ukraine. À Ungvar, il y a beaucoup de panique dans l’air, mais c’est calme, pas encore de combats, dit cette directrice d’une agence de tourisme qui va se réfugier avec ses 2 enfants à Budapest où elle a des cousins. À un kilomètre du poste-frontière, le café de la station-service est bondé. Kristina, ses 2 sœurs et leurs enfants viennent de Lviv, grande ville d’Ukraine à 250 km de la Hongrie. Notre père nous a accompagnés et puis il est reparti à la guerre, soupire Kristina. La famille attend un oncle, qui habite en République tchèque. Il doit venir les chercher pour les emmener en sécurité à Prague. La sœur de Kristina, Nadia, est une jeune dentiste de 26 ans. Les yeux noyés de larmes, elle n’a pas de mots assez durs pour Vladimir Poutine. « C’est un fou, c’est un tueur… » dit Nadia qui sort de son sac une petite icône en métal argenté. Le seul en qui j’ai confiance désormais, c’est Dieu, murmure la jeune femme. Florence La Bruyère, à Zahony à la frontière hongroise avec l’Ukraine, RFI.

ZK : Les sanctions continuent de tomber sur la Russie et tout d'abord sur le plan financier. 

AC : La Suisse, qui est un pays neutre, a annoncé qu'elle allait appliquer l'ensemble des mesures prises par l'Union européenne. Les Britanniques ont pris la même décision ce lundi. C'est le cas aussi de la principauté de Monaco. 

ZK : Enfin, les punitions sont aussi tombées dans le domaine sportif. 

AC : La FIFA et l'UEFA ont annoncé ce lundi que la Russie était exclue du Mondial de football.

ZK : Le Giec a publié ce lundi son nouveau rapport. Il est consacré principalement aux conséquences du dérèglement climatique et sur les moyens de s'y adapter.

AC : Selon les travaux de 270 chercheurs du monde entier, les effets du réchauffement climatique sont déjà là. Il est possible de les limiter, mais il faut se dépêcher. Simon Rozé.

S'adapter aux effets du dérèglement climatique est possible à une condition : limiter le réchauffement à 1,5 degré, 2 au maximum. Inondations, sécheresses, vagues de chaleur…, les conséquences se font déjà ressentir partout sur la planète. Le GIEC estime ainsi qu'environ 3 milliards et demi de terriens sont vulnérables. Des efforts sont déjà entrepris pour limiter la casse, mais comme souvent, ils sont trop parcellaires, inéquitablement répartis autour du globe. Malheureusement le temps presse notent les auteurs de ce rapport, si mettre en place des modes de vie et de développement adaptés à ce climat réchauffé est déjà une tâche colossale, elle pourrait tout simplement devenir impossible dans certaines régions du monde si la température monte de plus de 2 degrés. Les enjeux sont donc croisés, il faut dans le même temps se préparer dès maintenant à vivre dans un monde plus chaud, avec les conséquences que cela implique et en parallèle mettre tout en œuvre pour diminuer drastiquement les émissions de gaz à effet de serre. La fenêtre pour agir est brève et elle se referme rapidement écrit le GIEC, mais cette fenêtre existe.

ZK : Explication signée Simon Rozé. 

AC : C’est la fin de ce Journal en français facile, merci de l’avoir écouté. Rendez-vous demain, même heure, sur RFI.

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