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Journal en français facile 27/01/2019 20h00 GMT

27 января 2019
Studio RFI
Transcription

Andréane Meslard : Vous écoutez RFI, il est 21 heures à Paris, 20 heures en temps universel. Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans ce Journal en français facile. Avec moi pour vous le présenter : Zéphirin Kouadio, bonsoir Zéphirin.

Zéphirin Kouadio : Bonsoir Andréane et bonsoir à tous.

AM : À suivre dans ce journal en français facile : au Brésil, pendant que les recherches se poursuivent après la rupture du barrage minier vendredi, l’inquiétude grandit de nouveau puisqu’un second barrage risque de s’effondrer. En Cisjordanie occupée, les funérailles d’un Palestinien tué hier par un colon israélien dans un village situé non loin de Ramallah. Puis nouvel épisode dans l’affaire Huawei, et nouvelles tensions entre la Chine et le Canada.

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ZK : L’actualité, qui nous emmène tout d’abord au Brésil Andréane.

AM : Le Brésil, où 37 personnes sont mortes, et plusieurs centaines disparues après la rupture ce vendredi d’un barrage minier, dans la région du sud-est du pays, à Brumadinho. Alors que les recherches se poursuivent, l’inquiétude est toujours bien présente, en effet une nouvelle alerte a retenti ce dimanche. Un autre barrage de l’installation minière menace de céder. 24 000 personnes ont été évacuées. Parallèlement la justice brésilienne a bloqué 2, 6 millions d’euros, soient 3 milliards de dollars, sur les comptes du géant minier brésilien Vale. Explications Oriane Verdier.

La moitié de la somme bloquée par la justice brésilienne devrait servir à l’indemnisation des victimes. L’autre a réparé les dégâts environnementaux causés par le torrent de boue chargé en déchets miniers qui s’est répandu en aval du barrage rompu. Le gouvernement brésilien a également infligé deux lourdes amendes à l’entreprise Vale pour un total de 80 millions d’euros. Il y a trois ans un autre barrage du géant minier avait cédé. L’entreprise avait également été sanctionnée, mais les villages ravagés sont toujours sous la boue et les familles n’ont toujours pas été relogées de manière pérenne. La responsabilité de Vale est difficilement contestable, mais le gouvernement de l’État de Minas Gerais est également pointé du doigt, accusé de corruption et de laxisme envers Vale. Il avait notamment donné l’autorisation d’augmenter la production du barrage malgré les cris d’alerte des spécialistes environnementaux.

AM : Oriane Verdier. Du Panama où il se trouve en ce moment, le Pape François a eu un mot ce dimanche pour les morts survenues cette semaine au Brésil et au Mexique. François a exprimé sa peine, je le cite : « j’exprime mon affection et ma proximité spirituelle avec leurs familles », fin de citation.

ZK : Le Pape, vous en parliez à l’instant Andréane, qui a également demandé une solution -je cite- « juste et pacifique » au Venezuela. 

AM : Oui, car dans le pays la tension est loin d’être retombée. Je vous le rappelle, le Venezuela vit une importante crise politique depuis plusieurs jours, notamment depuis mercredi, date à laquelle Juan Guaido, président de l’Assemblée nationale s’est autoproclamé président. Hier quatre pays européens ont sommé le pays d’organiser des élections sous peine de reconnaître Juan Guaido comme président. Le président officiel, Nicolas Maduro, a rejeté cet ultimatum lancé par les Européens. De leurs côtés, les États-Unis ont averti aujourd’hui que toute violence ou intimidation contre l’opposition au régime de Maduro entraînerait-je les cite – « une réponse significative ».

ZK : En Cisjordanie occupée, tristesse et colère aujourd’hui Andréane.

AM : Oui, après la mort ce samedi d’un Palestinien tué par un colon israélien dans le petit village d’Al Mughayyir, village situé à une vingtaine de kilomètres de Ramallah. Selon l’armée israélienne, un conflit a éclaté entre des civils palestiniens et israéliens aux abords du village. Une dizaine d’habitants ont également été blessés par balle lors de cet affrontement. Une enquête a été ouverte par les autorités israéliennes. De leur côté, les habitants rassemblés à Al Mughayyir pour les funérailles de la victime demandent justice. Reportage tout de suite, de notre correspondante Marine Vlahovic.

Entre les cris et les larmes, la foule transporte le corps d’Hamdi Nasan. Le Palestinien de 38 ans a été touché par balles au dos. Sa cousine reste sans voix : « Je ne peux rien dire, je suis trop triste... que Dieu le garde ». La tristesse et la colère animent le cortège qui s’enfonce dans les ruelles d’Al Mughayyir, un petit village cerné d’oliveraies qui est régulièrement la cible des colons, affirme le maire, Ameen Alyaa : « Nous sommes en colère, vraiment en colère parce que nous vivons dans un endroit dangereux, les Israéliens viennent tout le temps ici pour nous attaquer et nous avons besoin de protection. » Selon l’armée israélienne qui a ouvert une enquête, Hamdi Nasan a été tué au cours de heurts qui ont éclaté entre civils palestiniens et israéliens, mais Khaled Abu Na’im qui a assisté à la scène est formel : les colons ont attaqué les habitants, sans raison, et sous les yeux des soldats présents : Les colons n’arrêtaient pas de tirer et les soldats ne pouvaient rien faire… Ils nous lançaient juste du gaz lacrymogène en nous demandant de partir... Et nous qu’est-ce qu’on pouvait faire ? Nous avons des pierres, mais eux ils ont des armes ». D’après une étude du bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires, les violences et les dégradations commises par les colons en Cisjordanie occupée ont augmenté de près de 70 % l’année dernière MV Al Mughayyir.

ZK : Le président français est arrivé en Égypte ce dimanche.

AM : Oui Emmanuel Macron a débuté une visite de trois jours en Égypte. Son séjour a commencé par une visite du temple d’Abou Simbel, un site touristique très emblématique du pays. Puis il a pris la route du Caire où il doit s’entretenir avec son homologue Abdel Fattah al-Sissi. L’objectif de ce déplacement est de renforcer le partenariat entre la France et l’Égypte. Puis, un peu avant Emmanuel Macron, c’est le président soudanais Omar el-Béchir qui a été reçu par le président égyptien. Le Soudan qui est le théâtre de manifestations depuis plusieurs mois réclamant le départ de son président. Aux Philippines, au moins 18 personnes ont été tuées ce dimanche, dans un attentat contre la cathédrale de Jolo, ville située dans le sud du pays. Attentat revendiqué il y a quelques minutes par l’État islamique.

ZK : À la une également Andréane, la tension grimpe entre la Chine et le Canada.

AM : Le tout figé dans l’affaire Huawei. L’équipementier chinois sur qui pèse depuis plusieurs mois des craintes autour d’un possible usage de ses services par les services secrets chinois. Le Premier ministre canadien Justin Trudeau, a demandé hier la démission de l’ambassadeur du Canada en Chine. Capucine Japhet.

Le 1er décembre 2018, la directrice financière de Huawei est arrêtée à Vancouver à la demande des États-Unis. Madame Wanzhou est soupçonnée d’avoir contourné les sanctions américaines, en faisant affaire avec une firme iranienne. Les États-Unis demandent aussitôt son extradition. Mais voilà, il y a quelques jours, l’ambassadeur du Canada en Chine déclare que madame Wanzhou dispose d’arguments juridiquement solides. Une position qui met, le Canada dans l’embarras, pris en étau entre son voisin américain et la Chine. Le Premier ministre Justin Trudeau, décide de limoger son ambassadeur. Car cela fait près de 2 mois, que les relations entre Pékin et Ottawa sont extrêmement tendues. Depuis début décembre, la Chine a arrêté 2 ressortissants canadiens, dont un ancien diplomate. Le gouvernement chinois menace désormais de prendre des mesures contre les États-Unis et le Canada si Washington persiste à vouloir extrader Madame Wanzhou.

AM : On retrouve tout de suite Yvan Amar pour l’expression de la semaine.

Les fauves sont lâchés ! L’expression est à la mode, surtout cette année à la fin du festival de la bande dessinée d’Angoulême, puisque l’une des récompenses importantes de cette manifestation est le Fauve d’or, qui couronne le meilleur album. Et c’est particulièrement bien trouvé cette année puisque l’ouvrage primé s’appelle « Moi ce que j’aime c’est les monstres », d’Emil Ferris. Bien trouvé parce que les monstres dont il est question évoquent parfois les fauves. Mais cette appellation « Fauve d’or » est bien imaginée : le fauve est d’abord une couleur, entre le jaune et le roux. Et cet adjectif est devenu un nom pour désigner les animaux sauvages dont le pelage rappelle cette couleur. Il s’agit d’animaux sauvages, lion, tigre, guépard, léopard, panthère… ce qui fait que le mot a pris un sens particulier : le fauve c’est facilement le sauvage, le farouche, parfois le féroce. Alors est-ce que le fauve d’or est un pléonasme, une expression qui redouble son sens, qui dit deux fois la même chose ? Pas exactement, mais on est bien dans cet entre-deux. Et on se souvient que l’or s’attache traditionnellement aux premières récompenses : médaille d’or évidemment, mais plus précisément, palme d’or, pour le meilleur film vu au Festival de Cannes, Lion d’or pour celui de Venise, Ours d’or pour Berlin, Aigle d’or en Russie. On a donc toute une gamme de Prix qui se distinguent, qui s’échelonnent selon les métaux plus ou moins précieux qu’elles évoquent, l’or en premier, et en général l’argent en deuxième et le bronze en troisième. Et le vermeil alors ? Toutes les distinctions ne proposent pas de médaille vermeille, mais en général cela vient après l’or et avant l’argent : c’est logique, le vermeil est de l’argent recouvert d’or.

AM : C’est ainsi que se termine ce Journal en français facile. Vous écoutez RFI, il est 21h10 à Paris, une heure de moins en temps universel.

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