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Journal en français facile 25/11/2021 20h00 GMT

25 ноября 2021
Studio RFI
Transcription

Clémentine Pawlotsky : Merci d’écouter RFI, il est 21h à Paris et Calais, 22h au Caire. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile, présenté ce soir avec Zéphyrin Kouadio, bonsoir Zéphyrin. 

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Clémentine, bonsoir à toutes et à tous. 

CP : Dans l'actualité, Paris et Londres qui vont tenter daméliorer leurs coopérations après la tragédie d'hier dans la Manche. 27 migrants sont morts alors quils tentaient de rejoindre les côtes anglaises. Reportage à suivre, à Calais,cette ville du nord de la France qui constitue le point de départ de ces exilés.  

ZK : À la Une également, 22 jihadistes condamnés à mort en Égypte. Ils ont été jugés coupables de 54 attentats depuis 2013.118 autres écopent de la prison à perpétuité. 

CP : Ce jeudi, cest aussi la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Nous irons au Mexique où des milliers de féminicides ont lieu chaque année. Les féminicides, ce sont les assassinats de femmes.  

ZK : Enfin sur la planète foot, cela fait un an jour pour jour que l'Argentin Diego Maradona est mort. Les origines de son décès restent mystérieuses. 

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ZK : La France et le Royaume-Uni appellent à une coopération internationale, après un nouveau drame migratoire dans la Manche. 

CP : Oui, 27 migrants sont morts hier soir dans le naufrage de leur embarcation. Ils étaient partis du nord de la France, ils tentaient de rejoindre l’Angleterre et ils sont nombreux, à vouloir à tout prix rejoindre le Royaume-Unisouvent pour retrouver une famille ou tout simplement parce que ces migrants sont originaires de pays anglophones. D'autres expliquent qu'ils préfèreraient rester en France ou ailleurs dans l'Union européenne mais ils affirment qu'ils n'ont pas le choix. Reportage de notre envoyée spéciale Juliette Gheerbrant, à Calais, dans le nord de la France.  

Sous un ciel gris dans un air froid quelques dizaines d’hommes se pressent autour des groupes électrogènes. Sur une bâche au sol, des câbles et des prises multiples. C’est l’un des points mobiles de rechargement de portables et de batteries assurés par le Secours Catholique. Plusieurs dizaines de migrants patientent, parmi eux Moses, 24 ans qui vient du Sud-Soudan. Le naufrage survenu hier le touche d’autant plus qu’il a déjà perdu des compagnons. « Ici on peut se noyer, c’est très risqué pour nous. Les gens meurent en mer, vous le savez. Il y a quelques semaines, j’ai des compagnons qui se sont noyés. C’était mes amis, on vivait ensemble sous la tente. Donc je sais… je sais très bien, et je me sens mal. Mais on veut essayer d’aller au Royaume-Uni. » Ce que Moses redoute par-dessus tout c’est d’être renvoyé à Malte, où il a passé deux années, dont une en détention, après avoir traversé la Méditerranée. « En fait, j’aimerais bien décider de rester en France mais j’ai peur des Français à cause de Dublin : s'ils me contrôlent, ils vont dire que je dois retourner à Malte. Si on me laissait rester ici, je resterais, sans problème, la France c’est mieux comme pays. » Anna Irola organise l’opération de ce matin, elle travaille pour le Secours Catholique depuis des années et connait bien la situation. Elle confirme que le problème ne se limite pas à la traversée de la Manche : « Pour un bon nombre, l’Angleterre n’était pas le but à l’origine. Beaucoup ont séjourné par exemple en Allemagne pendant deux ou trois ans, ils ont pu travailler, et après ils ont été déboutés. D’autres qui ont séjourné dans des pays scandinaves, ils ont appris la langue, ils ont essayé de s’assimiler finalement, et comme ça n’a pas marché ils se sont dit, il reste l'Angleterre. » Des solutions existent, souffle Anna Irola dans un sourire, mais on ne les voit pas venir. Juliette Gheerbrant, Calais, RFI.

CP : Calais, où environ 200 personnes se sont réunies en début de soirée pour rendre hommage aux 27 migrants morts hier dans la Manche. Quelques exilés et surtout des militants associatifs ont participé à cette commémoration. Une minute de silence a été observée.  

ZK : Dans l’actualité également Clémentine, les contaminations au Covid-19 se multiplient en Europe. 

CP : L’Europe est redevenue l'épicentre mondial de la pandémie. L’Allemagne a, par exemple, franchi le seuil des 100 000 morts, La Belgique aussi s’inquiète de la situation. Une réunion d'urgence se tiendra demain, en présence des principaux responsables politiques. Enfin, le Maroc a décidé de suspendre les vols réguliers à destination et en provenance de la France 

ZK : En Égypte, la justice confirme la condamnation à mort de 22 jihadistes. 

CP : 22 jihadistes, dont un qui a déjà été exécuté pour une autre affaire. Tous avaient été condamnés pour une série d'attentats perpétrés depuis 2013. Ces attaques avaient fait 340 morts et blessés. Les peines peuvent s'appliquer immédiatement. La justice a également confirmé des peines de prison à perpétuité, pour 118 autres jihadistes. Au Caire, Alexandre Buccianti 

Les condamnés appartenaient à l’organisation terroriste « Ansar Beit al Maqdess » jugée responsable de 54 attentats à partir de la destitution du président Frère musulman Mohamad Morsi en 2013. Deux des attentats les plus spectaculaires avaient consisté à faire exploser des voitures piégées devant les préfectures de police du Caire et de Mansoura dans le Delta. Ansar Beit al Maqdess était dirigée par un ancien officier des forces spéciales Hicham al Achmaoui. Achmaoui avait été exécuté pour des attentats commis contre des positions militaires à la frontière libyenne. Le condamné à mort le plus connu de Ansar Beit al Maqdess aujourd’hui est Mohamad Oweiss, un officier de police qui a fourni les adresses de nombreux hauts responsables de la lutte anti-terroriste. Parmi les responsables tués par Beit al Maqdess figurait Mohamad Mabrouk, un ami d’enfance de l’officier de police considéré comme un traitre.

ZK : L'Organisation internationale de police criminelle Interpol a un nouveau président. 

CP : C'est le général émirien Ahmed Nasser al-Raisi qui reprend les rênes de l'organisation. Il a été élu à ce poste pour un mandat de 4 ans, un choix très critiqué par les défenseurs des droits de l'homme. Ahmed Nasser al-Raisi est visé par plusieurs plaintes. Il est notamment accusé de torture.  

ZK : L'actualité de ce jeudi 25 novembre, c'est aussi la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.  

CP : L'occasion de s'intéresser à la situation des femmes au Mexique. Dix d'entre elles y sont assassinées chaque jour. Près de 3 700 morts violentes ont été enregistrées en 2020. et l'impunité continue : moins d'un quart de ces féminicides ont fait l'objet d'une enquêteLes féminicides, ce sont les assassinats de femmes. Edith Olivares Ferreto est la directrice d'Amnesty International Mexique. Elle pointe les défaillances, les dysfonctionnements du système judiciaire mexicain.  

« Environ un tiers des meurtres de femmes au Mexique sont des féminicides, mais cette piste n'est pas suffisamment exploitée. Il y a des pertes de preuves. Il n'existe pas non plus d'instruments permettant de conserver les preuves ou de les collecter à temps, et la question du genre n'est pas prise en compte ou pas suffisamment. Par exemple, les expertises nécessaires pour qualifier le meurtre de féminicides ne sont pas collectées : le prélèvement vaginal qui permet de déterminer des violences sexuelles, l'examen des ongles pour déterminer si la victime s'est défendue et qui peut aussi permettre de récolter de l'ADN. Si ces preuves ne sont pas collectées à temps, elles se perdent à jamais. Toutes les pistes ne sont pas exploitées jusqu'au bout, ce qui explique pourquoi les dossiers restent ouverts 5 ans, 10, 15, 20 ans, sans pouvoir être clôturés et portés devant les tribunaux. » 

CP : Edith Olivares Ferreto, la directrice d'Amnesty International Mexique. Des propos recueillis par Melissa Barra, de la rédaction espagnole de RFI. 

ZK : En football, il y a exactement un an, la légende Diego Maradona nous quittait...  

CP : Il avait 60 ans, Diego Maradona fut un joueur fantastique à la vie peu commune. Il a marqué de son empreinte l'histoire du ballon rond mais l'origine de sa mort pose toujours question en Argentine. Sophiane Amazian. 

Des zones d'ombre encore à éclaircir, même un an après. Le 25 novembre 2020, Diego Maradona meurt seul d'une crise cardiaque après une opération chirurgicale dans la banlieue de Buenos Aires. Le monde du football perd son gamin en or, un joueur qui a révolutionné l'histoire de son sport. Légende à Naples, héros de la sélection argentine lors de la Coupe du monde 1986 avec sa « main de Dieu ». Maradona a tout connu : L'ascension, comme la descente aux enfers. Les interrogations sur son décès se multiplient autour d'éventuelles négligences dans les soins. Une équipe médicale devait le surveiller dans une résidence privée. Le problème : la commission d'experts médicaux mandatée par la justice locale évoque un traitement imprudent. Une enquête a été ouverte. Sept personnes ont été mises en examen pour la mort de l'Argentin. La procédure se poursuit et vient s'ajouter aux nombreuses polémiques liées à la vie privée tourmentée de l'ancien joueur. La question de l'héritage divise ses proches, ses biens sont vendus pour éponger la dette. À l'heure de rendre hommage au footballeur, le mystère plane toujours sur l'homme, l'insaisissable Diego Maradona.

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