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Journal en français facile 25/01/2022 20h00 GMT

25 января 2022
Studio RFI
Transcription

Anne Corpet : Vous êtes bien à l'écoute de Radio France Internationale il est 21 h à Paris. L’heure de votre rendez-vous avec le français facile.

Le président français prévient les Russes : en cas d'attaque de l'Ukraine la riposte sera là. Emmanuel Macron affiche aussi sa volonté de dialoguer avec Moscou. Il appellera Vladimir Poutine vendredi. 

Situation toujours très tendue autour de la prison de Hassake en Syrie. Elle a été attaquée jeudi dernier par une centaine de jihadistes qui voulaient libérer leurs proches. Les combats ne sont pas terminés. L'ONU s'inquiète du sort des enfants qui sont détenus dans cet établissement. 

Le Premier ministre britannique en difficulté : la police a ouvert une enquête sur les fêtes organisées à la résidence de Boris Johnson pendant le confinement. Le Premier ministre a violé les règles imposées aux anglais pour lutter contre la pandémie de Covid-19. 

Toujours des violences en Colombie, plus de cinq ans après la signature d'accords de paix. Un responsable indigène a été assassiné dans le sud-ouest du pays. C’est le dixième dirigeant d'une communauté locale tué depuis le début du mois de janvier. 

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AC : « En cas d'agression, la riposte sera là ». C'est ce qu'a déclaré ce soir Emmanuel Macron au sujet de la crise à la frontière entre l'Ukraine et la Russie. Le président français s'est exprimé à Berlin où il a rencontré le chancelier allemand pour tenter de trouver une position commune sur cette crise. Emmanuel Macron a précisé que la Russie paiera un coût « très élevé » si elle attaque l'Ukraine. Il a dénoncé la politique régionale de Moscou et évoqué des « actes de déstabilisation ». On l'écoute.

Il ne m’appartient pas de dire quel est l’objectif final de la Russie, mais de constater qu’il y a aujourd’hui une multiplication d’actes de déstabilisation à l’encontre de plusieurs États souverains qui était anciennement parti de l’Union soviétique. Et qu’il y a en parallèle de la multiplication de ces actes de déstabilisation, une approche de plus en plus hybride de la Russie. Moldavie, Ukraine, Biélorussie, Caucase, attaques cyber, utilisation de la menace des migrations, manœuvres militaires… Et la situation dans laquelle nous sommes donc aujourd’hui n’est pas stabilisée. Elle est préoccupante pour les Européens. Elle impose cette unité et la préparation d’une réaction commune qui sera graduée en fonction de l’avancé de ces manœuvres. Mais elle conduit aussi à avoir un dialogue de clarification avec la Russie. Très clairement, nous ne pouvons aujourd’hui que constater que la Russie est en train de devenir une puissance de déséquilibre dans le Caucase, aux confins de l’Europe, et dans quelques autres régions. 

AC : Emmanuel Macron veut cependant croire au dialogue avec la Russie. Il aura Vladimir Poutine au téléphone vendredi. Sur le terrain, Moscou continue ses démonstrations de force à la frontière. 6000 militaires participent à des exercices, mais aussi des avions de chasse et des bateaux.
 
AC : Situation toujours tendue en Syrie, autour de la prison de Hassake. Elle a été attaquée jeudi par une centaine de jihadistes. Les forces kurdes ont mené une contre-offensive, aidée par les Américains. Ils auraient repris une partie de la prison. Mais des centaines de détenus, anciens membres de l'État islamique y seraient encore. Il y a aussi des mineurs, des enfants de jihadistes. Leur sort inquiète l'ONU. Qui sont-ils ? Pourquoi se retrouvent ils parfois à 12 ans dans ce genre de prison ? Fionnuala Ni Aolain est rapporteur spécial des Nations Unies sur la défense des droits humains dans le contre-terrorisme. Elle est interrogée par Murielle Paradon.

D’après ce que nous savons, la situation de ces enfants est vraiment terrible. Nous pensons qu’un certain nombre d’entre eux sont détenus comme bouclier humain. Certains ont pu être tué pendant les hostilités. Nous avons aussi vu des vidéos provenant de la prison qui montrent que ces enfants sont effrayés, complètement traumatisés, dans un état de stress. Ces enfants n’auraient jamais dû être dans ce genre de prison. Ils y ont été enfermés sans aucune procédure légale. J’ai toujours dénoncé des traitements dégradants relevant aussi de la torture selon le droit international. Le problème est qu’en étant dans ces prisons, ces enfants se retrouvent en danger et leur pays d’origine ne veulent pas les rapatrier. Dans l’immédiat nous avons besoin que les protagonistes dans ces violences à l’intérieur de la prison et autour protègent ces enfants, que ce soit leur priorité. 

AC : Benjamin Briere condamné à huit ans de prison en Iran. Ce jeune français de 36 ans a été reconnu coupable d'espionnage et de propagande. Il avait pris des photos dans une zone interdite avec l'aide d'un drone, un petit appareil volant. Benjamin Briere va faire appel de sa condamnation. Il est en prison depuis un an et demi et a toujours dit être un simple touriste. Le ministère français des Affaires étrangères dit que sa condamnation est inacceptable. 

AC : En Grande-Bretagne, la police a ouvert une enquête sur les fêtes organisées à la résidence du Premier ministre pendant le confinement. Une période pendant laquelle les Anglais devaient rester isolés chez eux en raison de la pandémie de Covid-19.  Boris Johnson et ses employés sont accusés d’avoir participé à au moins 19 rassemblements festifs pendant les différents confinements. Correspondance à Londres, Émeline Vin.

La « Met » était très critiquée depuis le début de ces révélations pour son refus d’enquêter. C’est justement pour éviter une crise de confiance et une érosion de sa légitimité que la police londonienne a finalement décidé d’ouvrir une investigation, alors que les détectives ne s’intéressent pas, en général, à des infractions de manière rétroactive. Ce sont donc deux enquêtes qui sont menées en parallèle ; l’une, judiciaire, qui devrait prendre plusieurs semaines, l’autre, administrative, menée en interne par la haute fonctionnaire Sue Gray. Les conclusions de celles-ci pourraient être rendues publiques dès cette semaine, un certain nombre d’élus conservateurs disent attendre le rapport pour éventuellement retirer leur confiance à Boris Johnson. Les policiers vont s’appuyer sur les preuves rassemblées par Sue Gray (vidéosurveillance, agendas, emails et SMS) c’est en partie parce qu’ils n’étaient pas sûrs de pouvoir rassembler des pièces qu’ils hésitaient à ouvrir une enquête. Boris Johnson a salué la décision de la « Met » dont il espère qu’elle permettra au public de tirer un trait sur le Partygate. L’opposition a renouvelé ses appels à la démission. Émeline Vin, Londres, RFI.

AC : En Colombie, encore un assassinat d’un responsable indigène. Cela s'est passé dans le sud-ouest du pays. Plus de 5 ans après les accords de paix signés avec les anciens-rebelles des FARC, la violence règne encore dans plusieurs départements du pays. Les défenseurs des droits de l'homme et de l'environnement et les dirigeants communautaires, sont visés par différents groupes armés. Et à l'approche des élections législatives et présidentielles au printemps, permettent, craignent… font craindre de nouvelle aggravation de la violence. Précisions de Marie Normand.

L'homme assassiné, José Albeiro Camayo, était l'ancien chef de la garde indigène du département du Cauca. Une organisation armée de simples bâtons qui tente d'assurer la surveillance de son territoire, face aux tentatives de groupes armés de s'en emparer. Lundi, l'un de ces groupes a rassemblé, puis menacé la population avant d'ouvrir le feu dans le Cauca, ce département qui est l'un des plus touchés par la violence. Une lutte pour le contrôle des terres, que promettait notamment de régler les accords de paix signés entre le gouvernement colombien et la rébellion des FARC en 2016. Des accords peu et mal appliqués. Les zones rurales sont toujours aux prises avec des dissidents des FARC, ainsi que d'autres guérillas comme l'ELN et des narco-trafiquants. Ces derniers s'affrontent aussi entre eux, pour le contrôle de ces territoires, de ses routes, et de leurs activités illicites liées à la drogue et aux mines illégales. Depuis la signature des accords de paix, près de 1 300 dirigeants de communautés ont été tués. 10 depuis le début de l'année. Après ce nouveau meurtre dans ses rangs, la garde indigène a déclaré « l'alerte maximum » et convoqué pour ce mardi une réunion pour définir une nouvelle stratégie de « défense territoriale ». 

AC : Plusieurs centaines de personnes ont manifesté ce mardi à Ouagadougou au Burkina Faso en soutien au coup d'État. Des militaires ont renversé lundi le président Roch Kaboré. Les militaires ont annoncé aujourd'hui la réouverture des frontières aériennes. Les frontières terrestres restent elles fermées avec deux exceptions : seuls les véhicules qui transportent des biens de première nécessité ou des « équipements pour les forces de défense et de sécurité ». C’est la fin de ce journal. À demain pour un nouveau Journal en français facile. 

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