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Journal en français facile 23/11/2019 20h00 GMT

23 ноября 2019
Studio RFI
Transcription

Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel.

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : le Pape est au Japon. François doit effectuer une journée marathon ce dimanche, avec deux déplacements à Nagasaki et Hiroshima, les deux villes dévastées par la bombe atomique en 1945.

SB : Élections à Hong Kong ce dimanche. Scrutin local, mais enjeu très large : il s’agit de savoir si les électeurs vont soutenir les candidats pro démocratie.

RA : Et puis à la fin de ce journal en français facile vous retrouverez comme chaque samedi le mot de la semaine avec Yvan Amar. Soyez les bienvenus.

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SB : Une visite sous le signe de la lutte contre les armes nucléaires pour le pape.

RA : François est arrivé ce matin au Japon, c’est la suite de sa tournée asiatique. Il se rendra ce dimanche dans deux villes symboles des conséquences de la bombe atomique, c’est Nagasaki et Hiroshima. Les deux villes dévastées lors de la Seconde Guerre mondiale, au total plus de 210 000 personnes avaient été tuées. Le souvenir reste fort au Japon, mais aujourd’hui, 74 ans après, le pays ne rejette pas l’arme nucléaire. Correspondance à Tokyo de Frédéric Charles.

[Transcription manquante]

RA : Et on va rappeler le contexte de la visite de François au Japon : il est le premier pape à se rendre dans le pays depuis Jean Paul II en 1981. Le Japon où le catholicisme est très minoritaire : seulement 440mille fidèles sur une population de 126 millions d’habitants.

SB : On part maintenant à Hong Kong où des élections sont prévues demain dimanche.

RA : Dans le contexte de crise que l’on connaît, avec les manifestations des militants pro-démocratie qui durent depuis cinq mois. Il s’agit d’élections locales qui permettront de désigner les élus qui seront en charge des activités culturelles, des fonds publics, ou encore du ramassage des ordures. Mais derrière ces enjeux la grande question concerne le score des candidats pro-démocratie. Les électeurs vont-ils les soutenir ? Selon cette figure du camp pro démocratie, ce qui s’est passé ces derniers jours peut changer la donne : à savoir l’occupation par les manifestants du campus de l’Université Polytechnique, et les violences qui ont eu lieu. Écoutez Anson Chan, elle était la secrétaire en chef du gouvernement de Hong Kong sous mandat britannique. Aujourd’hui elle fait l’objet de pressions de la part de Pékin, mais elle a bien voulu se confier au micro de RFI.

« Ce qui est arrivé ces derniers jours notamment à l’université polytechnique contribue dans une certaine mesure à modifier la perception des électeurs. Et donc on s’inquiète du fait de savoir, si oui ou non le camp pro démocratique pourra remporter les suffrages demain lors de l’élection de district, et peut-être obtenir la moitié des sièges. Jusqu’à l’escalade de la violence ces derniers jours, l’opinion était dans sa majorité favorable aux protestataires, s’opposant notamment aux violences policières et l’emploi abusif de la force. Mais le siège de l’université polytechnique et la découverte d’armes a pu faire penser à une partie des Hongkongais que la situation est devenue hors de contrôle et se demander si les jeunes protestataires sont toujours dignes de confiance. »

RA : Le témoignage d’Anson Chan, figure du camp pro démocratie à Hong Kong. Propos recueillis par notre envoyé spécial, Stéphane Lagarde. Et ce samedi un étudiant de 21 ans, qui avait été blessé par balle par un policier lors des manifestations, a appelé les habitants à voter en masse aux élections prévues ce dimanche.

SB : En sport, tennis, on connaît le premier pays qualifié pour la finale de la Coupe Davis.

RA : Il s’agit du Canada qui n’avait jusque-là jamais disputé de finale de Coupe Davis et qui a éliminé la Russie. La compétition nouvelle formule, les rencontres se disputent sur une semaine, dans un même lieu. Cela se passe à Madrid, et le pays organisateur l’Espagne peut rejoindre le Canada en finale, les Espagnols actuellement opposés à la Grande-Bretagne, Eric Mamruth vous êtes sur place. 1-0 pour la Grande-Bretagne après la victoire de Kyle Edmund, mais actuellement c’est Rafael Nadal qui est sur le court.

[Transcription manquante]

RA : Eric Mamruth en direct de Madrid pour RFI. Et puis un mot de football : dans la 14e journée de Ligue, Lyon a battu Nice cet après-midi 2-1. Les Lyonnais remontent à la 5e place du classement. 
C’est l’heure de retrouver le mot de la semaine. Et après les manifestations record qui se sont déroulées ce samedi en France pour dire non aux violences conjugales, Yvan Amar a retenu le mot « féminicides ».

Alerter les pouvoirs publics sur le drame des féminicides. Sensibiliser à l’urgence de trouver une réponse efficace appropriée pour empêcher ces meurtres et de façon plus générale, ces violences faites aux femmes. C’est bien le thème de la manifestation qui s’est déroulée aujourd’hui à Paris, et qui met en avant ce néologisme féminicide. Néologisme, c’est-à-dire mot nouveau, mot inventé récemment. Et ce mot est aisément compréhensible, car il n’est pas construit à partir de rien. Il a des frères et des cousins. Et une construction très claire. Occidere est un verbe latin qui signifie tuer. À partir de là, sa terminaison –cide, a servi a formé des mots qui évoquent un meurtre. Au centre de cette série, on a le mot homicide, qu’on retrouve dans le vocabulaire de la justice : on parle d’homicide volontaire, d’homicide involontaire. On évoque un homme qui s’est fait tuer. Un homme ou une femme ? On ne sait pas trop : le sexe de la victime n’est pas déterminé par le mot. Homo évoque plus la personne humaine que l’homme : homo n’est pas vir. Malgré tout, même si le mot a une certaine neutralité, son sens est souvent tiré vers le masculin. Et avec féminicide, les choses sont claires : il s’agit du meurtre d’une femme. Et dans le cas de cette manifestation, on pense bien sûr au meurtre d’une femme par un homme, le plus souvent par un homme qui lui a été lié ou qui l’est encore : un mari, un compagnon, un amant. On reste donc à l’intérieur d’une série de mots qui pointent du doigt le rapproche très proche, souvent familial ou à peu près entre celui qui fait violence et sa victime, puisque dans cette même famille, on trouve le parricide, le meurtre du père, le fratricide, celui du frère, l’infanticide, celui de l’enfant.

RA : Fin de ce Journal en français facile.

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