#Французский язык в новостях

Journal en français facile 23/07/2021 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Vous écoutez RFI, il est 22 heures ici à Paris.

Philippe Lecaplain : Voici le Journal en français facile en compagnie de Sylvie Berruet.

Sylvie Berruet : Bonsoir Philippe, bonsoir à tous. Tout d'abord, les titres de cette édition.

PL : Le coup d'envoi des Jeux olympiques 2020 en ce 23 juillet 2021 ! Des JO reportés à cause du Covid-19 avec une cérémonie d'ouverture quasiment sans spectateurs dans le grand stade de Tokyo.

Les funérailles en Haïti du président assassiné Jovenel Moïse. Il y a eu des tensions à certains moments.

La France est le pays où l'épidémie de coronavirus a accéléré le plus dans le monde, cette semaine, avec une progression de 193% du nombre de cas, soit 14 300 par jour.

-----

SB : À Cap-Haïtien, les Haïtiens ont rendu un dernier hommage à leur président assassiné Jovenel Moïse.

PL : Les funérailles nationales étaient placées sous haute sécurité dans le pays rongé par la violence et la pauvreté. La délégation américaine et plusieurs autres dignitaires présents aux obsèques ont été précipitamment reconduits dans leurs véhicules à l'annonce de heurts entre police et manifestants à proximité du lieu des funérailles. Que retenir de Jovenel Moïse et quel sera son héritage politique ? Mikael Ponge l'a demandé à Marcel Dorigny, historien spécialiste d'Haïti :

(Transcription manquante)

PL : Un nouveau bilan concernant les violences qui ont secoué l'Afrique du Sud depuis deux semaines. Il est maintenant de 330 morts. Les pillages et incendies criminels ont lieu après l'incarcération de l'ancien président Jacob Zuma pour outrage à la justice.

SB : En Iran, le Khouzestan est une province, qui compte une importante minorité arabe, estimant être laissée pour compte par le gouvernement.

PL : Le Khouzestan avait été l'un des points chauds de la vague de contestation, violemment réprimée, contre le pouvoir en novembre 2019. La Haute-Commissaire aux droits de l’Homme accuse le pouvoir de négligence face à une « situation catastrophique ». Et Michelle Bachelet d'affirmer que les autorités feraient mieux de s'attaquer au problème de manque d'eau chronique plutôt que de réprimer violemment les manifestations et sachant qu'il y a eu des victimes.

SB : C'était le jour J à Tokyo. J pour JO et la cérémonie d'ouverture sans public à cause du Covid, si ce n'est des chefs d'États venus assister au défilé de leur délégation nationale. C'était le cas d'Emmanuel Macron pour la France.

PL : Ouverture officielle par l'empereur du Japon, Naruhito, avant que la vasque olympique ne s'enflamme. Clea Broadhurst est sur place pour RFI

Véritable spectacle de son et lumière d’entrée de jeu, le stade s’est illuminé dans une symphonie de couleurs. « Je déclare les Jeux de Tokyo 2020 ouverts. » Naruhito, l’empereur du Japon suivi de Thomas Bach, le président du Comité international olympique, ont pris place avec leurs quelques invités au milieu du stade vide. Mais dont les sièges ont chacun été colorés différemment. Illusion d’optique, trompe l’œil efficace, cela donne l’impression que le stade est rempli. Puis performances de danseurs vêtus de costumes représentants différents pans de la culture japonaise parmi des lanternes typiquement nippones, ornées du symbole des Jeux de Tokyo qui encadraient les larges anneaux olympiques en bois. Défilé ensuite des délégations des 206 pays présents. Chaque pays était annoncé d’abord en français, langue officielle des JO. À commencer par la délégation grecque suivie parfois par certaines entrant en dansant comme celle de l’Ouganda. D’autres sortaient du lot, comme le Cameroun, dont les participants dans leurs costumes haut en couleurs flamboyaient. Et juste avant le Japon, la délégation française dont le co-porteur de drapeau a osé un salto arrière. La France, prochain pays hôte, Emmanuel Macron était d’ailleurs présent à la cérémonie pour reprendre le flambeau de ces Jeux. Enfin, clôture du spectacle par un grand nombre de drones formant, dans le ciel au-dessus du stade, le monde, illuminé ; le tout sur la chanson Imagine de John Lennon chanté notamment par John Legend et Angelique Kidjo. Clea Broadhurst, Tokyo, RFI.

SB : La pandémie de Covid-19 a fortement accéléré cette semaine en Europe et aux États-Unis. C'est ce que révèle la compilation des chiffres de cas et d'hospitalisations. Cela à cause du variant Delta très contagieux.

PL : Cette semaine, seules l'Afrique et la zone Amérique latine-Caraïbes ont vu leur situation s'améliorer, avec respectivement 11% et 9% de nouveaux cas en moins par rapport à la semaine précédente. La France est le pays où l'épidémie a accéléré le plus, plus 193%, 14 300 nouveaux cas par jour.

SB : La France où les 12-17 ans vont pouvoir recevoir le vaccin de Moderna contre le Covid-19.

PL : Décision de l’Agence européenne des médicaments qui recommande son administration en deux doses espacées d'une période de quatre semaines.

SB : Une dizaine de migrants sont portés disparus au large de la Crète.

PL : Hier, avait eu lieu le naufrage de leur bateau avec 45 personnes à bord. 37 personnes originaires de Syrie et d'Irak avaient été repêchés par les gardes-côtes grecs dans une mer secouée par des vents violents.

SB : La commission d'enquête internationale sur les atteintes aux droits humains commises dans les territoires palestiniens et en Israël sera présidée par la Sud-Africaine Navi Pillay.

PL : Cette ancienne Haute-Commissaire aux droits de l'Homme avait présidé le Tribunal pénal international pour le Rwanda. Anastasia Becchio.

En tant que Haute-Commissaire aux droits de l'Homme entre 2008 et 2014, Navi Pillay avait dénoncé les crimes d’État au Sri Lanka et en Syrie, s’attirant les foudres de diplomates. À 79 ans, elle s’attaque à une tâche tout aussi ardue : Israël a déjà annoncé qu'il ne coopérerait pas avec les enquêteurs, chargés également de faire la lumière sur « toutes les causes sous-jacentes des tensions récurrentes, de l'instabilité et de la prolongation du conflit » israélo-palestinien. Née dans une famille modeste d’origine tamoule, Navanethem -dite Navi- Pillay a grandi dans un quartier pauvre de Durban, en Afrique du Sud. Dans le pays encore sous le régime ségrégationniste, elle ouvre son propre cabinet d’avocats. Pendant près de 30 ans, elle y défend des militants anti-apartheid, dénonce la torture et lutte pour les droits pour les prisonniers de Robben Island, la prison où était détenu Nelson Mandela. Ce dernier propose son nom pour siéger au premier Tribunal pénal international, sur le génocide rwandais, alors qu’elle est juge à la Cour suprême sud-africaine en 1995. Elle siègera ensuite à la Cour pénale internationale avant de devenir Haute commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU. Depuis 2017, elle est aussi membre de la Commission internationale contre la peine de mort.

SB : Quand la nature fait des siennes. En Asie, les dégâts sont importants.

PL : Provoqués par les pluies de mousson, trois glissements de terrain se sont produits dans les environs de Bombay en Inde. Une centaine de personnes a péri et il y a de nombreuses autres disparues.

SB : En chine, c'est près d'une soixantaine de personnes qui ont péri après des pluies dévastatrices dans le Henan où trois millions de personnes sont touchées.

PL : Et le pire est peut-être à venir dans la mesure où la météorologie nationale émet une alerte orange à l'approche du typhon In-Fa, qui devrait toucher terre ce week-end dans une zone qui compte des dizaines de millions d'habitants.

SB : La Grande Barrière de corail ne figurera pas sur sa liste des sites du patrimoine mondial en péril.

PL : L'Australie a obtenu gain de cause de la part de l’Unesco. Grégory Plesse.

Les multiples visites diplomatiques de la ministre australienne de l’Environnement, ces dernières semaines, de Madrid aux Maldives auront finalement été payantes. La Grande Barrière de corail, en dépité des nombreux rapports scientifiques soulignant l’impact du changement climatique sur son état, n’a finalement pas été classé site en péril. Une décision que déplore le professeur Ove Hoegh Guldberg, directeur adjoint du centre d’excellence d’études coralliennes : « On a besoin de se réveiller et de reconnaître que cet écosystème est en danger et c’est ce qui rend le classement sur la liste des sites en péril si important. Car c’est un mécanisme qui permet d’attirer l’attention sur ce problème et de le régler. On ne règle rien en le mettant sous le tapis et en prétendant qu’il n’existe pas. C’est une stratégie vouée à l’échec. » C’est pourtant celle qu’avait adoptée l’Australie en amont de cette échéance, préférant accuser l’Unesco d’être sous influence politique. Mais l’Australie, qui par habitant émet trois fois plus de gaz à effet de serre que la moyenne des pays du G20, n’a gagné qu’un sursis. Elle a six mois pour produire un nouveau rapport sur l’état de la Grande Barrière. Et son cas sera de nouveau examiné lors de la prochaine réunion du comité du patrimoine mondial, l’année prochaine. Grégory Plesse, Sidney, RFI.

PL : C’est la fin de ce Journal en français facile.

RFI SAVOIRS n'est pas responsable des contenus provenant de sites internet externes

Fréquentation certifiée par l'OJDOJD Dénombrement des médias