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Journal en français facile 21/11/2018 20h00 GMT

21 ноября 2018
Studio RFI
Transcription

Loïc Bussières : 21h à Paris, 20h en temps universel. L’heure de votre rendez-vous quotidien avec le Journal en français facile. Journal co-présenté ce soir par Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une ce soir : Theresa May à Bruxelles. La Première ministre britannique à rendez-vous avec Jean-Claude Juncker pour tenter de résoudre les derniers points de blocage concernant le divorce avec l’Union Eurpéenne.

ZK : Les suites de l’affaire Carlos Ghosn. En France, la direction intérimaire de Renault était reçue aujourd’hui au Ministère de l’Économie.

LB : Et puis en France, l’opération séduction d’Emmanuel Macron envers les maires. Ils sont reçus ce soir, à l’Élysée.

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ZK : Tout d’abord le dossier du Brexit et cette rencontre entre Theresa May et Jean-Claude Juncker aujourd’hui à Bruxelles. Le Président de la Commission européenne évoque ce soir des progrès, tout en rappelant que « le travail continue ».

LB : La Première ministre britannique s’est échappée quelques heures d’un contexte politique tendu dans son pays. Elle s’est rendue à Bruxelles avec comme objectif de dénouer les derniers points de blocage de l’accord de divorce avec l’Union européenne. Mais à Londres, on se fait peu d’illusions sur une sortie rapide de l’impasse, comme l’a constaté sur place Anastasia Becchio.

« Stoppons le Brexit... Sauvons la Grande-Bretagne ». Face au Parlement, un groupe d’irréductibles opposants à la sortie du Royaume Uni de l’Union européenne continue de donner de la voix. Theresa May est partie à Bruxelles, mais ça n’est pas là-bas que se joue l’avenir du Brexit explique Elizabeth Smith tout en agitant un grand drapeau européen. La vraie question c’est : est-ce que son accord sera voté une fois qu’elle sera rentrée. C’est à peu près certain qu’il va être rejeté, donc, quelles que soient les discussions à Bruxelles, je trouve que ce déplacement n’a pas de sens. Ça ne changera rien au fait qu’une majorité de députés va rejeter l’accord. Karen Grant a elle aussi voté pour le maintien dans l’Union européenne et elle milite pour un nouveau référendum : « Il y a trois options sur la table : l’accord de Theresa May qui semble être très impopulaire aussi bien au sein du gouvernement qu’au sein de la population, il y a aussi la catastrophe de l’absence d’accord, le no-deal qui est la chose la plus ridicule que j’ai jamais entendue et enfin, nous avons l’option d’un nouveau référendum qui consisterait à dire aux gens : voilà les options, voulez-vous continuer ? »  Theresa May a plusieurs reprises rejeté l’idée d’un nouveau référendum.

LB : Toujours concernant les affaires européennes, l’Italie pourrait faire l’objet de sanctions de la part de la Commission européenne. En cause, le budget 2019 élaboré à Rome et qui ne respecte pas les règles de l’Union européenne avec une dette publique qui dépasse les 130 % du PIB italien.

ZK : L’affaire Carlos Ghosn. Paris et Tokyo ont réaffirmé leur soutien à l’alliance entre Renault et Nissan après l’arrestation de son PDG.

LB : Carlos Ghosn dont la garde à vue au Japon est prolongée de dix jours. Il est, je le rappelle, soupçonné d’avoir dissimulé ses revenus et d’avoir utilisé l’argent de l’entreprise Nissan à des fins personnelles. Hier, Renault a confié à son administrateur référent Philippe Lagayette et à son directeur général adjoint Thierry Bolloré la tâche d’assumer à titre temporaire les fonctions de son PDG.

ZK : L’annonce avait entraîné la « pire crise financière » de l’histoire de l’UNRWA. Les États-Unis ont décidé cette année de cesser pratiquement toute participation au budget de l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens.

LB : Le pays était le premier contributeur et l’avenir de l’agence semblait alors incertain. Mais finalement, l’UNRWA a réussi à ramener son déficit pour l’année 2018 à 21 millions de dollars. À Jérusalem, Guilhem Delteil.

Depuis plus de dix ans désormais, l’UNRWA est déficitaire. Le nombre de réfugiés palestiniens augmente au gré des naissances, leur vulnérabilité a été accrue par la guerre en Syrie et la crise humanitaire à Gaza, forçant l’agence onusienne à fournir de nouveaux services. Au début de l’année, la direction de l’UNRWA prévoyait donc déjà un déficit de 140 millions de dollars sur un budget de 1,2 milliard de dollars. Mais les difficultés ont été accrues par la décision de Donald Trump de réduire drastiquement l’aide de Washington à cette agence. Les États-Unis ont versé 60 millions de dollars en 2018, contre 365 les années précédentes. Le pays était le premier contributeur au budget de l’UNRWA, mais la nouvelle administration, critique du fonctionnement de cette agence, a annoncé son désengagement. Le déficit prévisionnel de l’UNRWA est alors passé à 446 millions de dollars, mettant en péril bon nombre de ses services... et notamment la possibilité d’ouvrir les écoles après la pause estivale, fin août. Mais d’autres pays et institutions se sont mobilisés. L’Arabie saoudite, les Émirats Arabes unis, le Koweït et le Qatar ont versé 50 millions de dollars de plus chacun. L’Union européenne et ses États membres ont également augmenté leur aide. Désormais, le déficit a été ramené à 21 millions de dollars. « C’est fantastique » se réjouit le porte-parole de l’UNRWA. Mais les défis financiers demeurent pour l’an prochain : ces dons exceptionnels étaient pour 2018 uniquement. Guilhem Delteil, Jérusalem, RFI.

ZK : La situation au Yémen. Des pourparlers de paix se tiendront le mois prochain en Suède, déclaration ce soir du ministre de la Défense américain.

LB : Alors que l’émissaire de l’ONU est arrivé ce matin à Sanaa pour relancer les efforts de paix, selon Jim Mattis, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, qui participent à la coalition militaire soutenant le gouvernement yéménite, « sont à fond derrière » ces négociations.

ZK : En France, le mouvement des gilets jaunes contre la hausse du prix des carburants se poursuit sur tout le territoire.

LB : Avec une mobilisation plus modeste, mais avant un nouveau rassemblement national prévu samedi à Paris. Toujours pas de scénario de sortie de crise pour le moment. Le gouvernement dit entendre les revendications des manifestants, mais pointe surtout du doigt les débordements en marge du mouvement. Sur l’île de la Réunion, de nouveaux heurts ont éclaté ma nuit dernière malgré la mise en place d’un couvre-feu. Les forces de l’ordre ont été visées par des jets de projectiles et de cocktails Molotov. Seize policiers et gendarmes ont été blessés pendant ces interventions.

ZK : C’est dans ce contexte social délicat qu’Emmanuel Macron s’adressait aux maires de France ce soir en marge de leur congrès annuel.

LB : Le Chef de l’État qui n’a pas prononcé de discours aux Congrès des maires comme il s’y pourtant était engagé l’an passé. En revanche, il recevait ce soir plusieurs centaines d’élus à l’Élysée. Une opération séduction : le chef de l’État veut combler le fossé qui s’est creusé avec le gouvernement depuis le début du quinquennat... Anthony Lattier.

Cette année, Emmanuel Macron a préféré jouer prudemment à domicile. Discours sous les ors de la grande salle des fêtes de l’Élysée, puis jeu de questions/réponses avec les maires ayant répondu à l’invitation. Le chef de l’État boude ainsi le Congrès de l’Association des Maires de France, dont le Président, François Baroin, est accusé (par l’entourage d’Emmanuel Macron) d’organiser la fronde des élus. Mais ce renoncement à un engagement passe mal chez des maires, qui se sentent déjà abandonnés par l’État et déconsidérés par Emmanuel Macron. Le gouvernement veut désormais corriger le tir. Lors du dernier remaniement, un grand ministère des collectivités a été créé, chapeauté par Jacqueline Gourault. Depuis hier, la ministre se veut rassurante : la suppression de la taxe d’habitation sera compensée et les dotations ne baisseront pas. À l’Assemblée le Premier ministre Édouard Philippe y est allé de sa déclaration d’amour cet après-midi : « être maire du Maire a été le plus beau mandat de ma vie ». Et puisque quand on aime, on ne compte pas, c’est lui qui ira au front demain prononcer le discours de clôture du congrès des maires en espérant qu’il ne se fera pas siffler.

ZK : Le football en ce mercredi 21 novembre. C’est justement un 21 novembre, dans quatre ans très précisément que sera donné le coup d’envoi de la prochaine Coupe du Monde.

LB : Ce sera au Qatar, la compétition durera du 21 novembre au 18 décembre 2022. Et pour la première fois, elle se tiendra en hiver. Une 22e édition, Thomas Moulin, que prépare activement l’émirat et qui ne ressemblera à aucune autre à plus d’un titre.

440 millions d’euros, c’est la facture hebdomadaire du Qatar pour accueillir la plus prestigieuse des compétitions de football, la première organisée au Moyen-Orient. Et les 8 stades climatisés qui doivent être livrés pour 2020 ne sont qu’une petite partie du projet pharaonique des Qatariens. L’émirat déploie les grands moyens pour le mettre en œuvre, malgré l’embargo imposé depuis juin 2017 par ses voisins, l’Arabie Saoudite en tête. Autre défi pour le plus petit pays organisateur d’une Coupe du Monde : assouvir l’ambition du président de la FIFA, Gianni Infantino, qui souhaite élargir le nombre de participants de 32 à 48 dès 2022. Le Qatar se prépare aussi sur le terrain et veut éviter d’être ridicule pour sa première participation au Mondial. Ses motifs d’espoir sont nombreux, comme sa victoire historique mercredi dernier 1-0 contre la Suisse, huitième au classement FIFA et qualifiée pour le final four de la Ligue des Nations.

LB : Un mot de football et des nouvelles des blessés du PSG à une semaine du match de Ligue des Champions contre Liverpool. Rencontre compromise pour Kylian Mbappé, sorti sur blessure hier lors de France Uruguay. Il souffre d’une « Contusion de l’épaule droite ». Sortie sur blessure également pour le brésilien Neymar, victime d’une « Élongation des adducteurs droits » pour Neymar lors de Brésil Cameroun. Un diagnostic qui laisse planer le doute sur sa participation mercredi prochain.

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