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Journal en français facile 21/11/2017 20h00 GMT

21 ноября 2017
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RFI
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Aurélien Devernoix : Bonsoir à toutes et à tous, il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bienvenue dans votre Journal en français facile.

À la Une de l'actualité de ce mardi 21 novembre, la démission de Robert Mugabé. Sous pression depuis une semaine, le président du Zimbabwe a finalement démissionné, déclenchant des scènes de joie dans les rues de la capitale, Harare. 6 demandeurs d'asile syriens ont été arrêtés en Allemagne. Ils sont soupçonnés d'avoir voulu commettre un attentat... la Syrie dont l'avenir sera évoqué demain à Sotchi par les présidents russe, iranien et turc. Nous parlerons également de l'identification d'un astéroïde, un rocher spatial, venu d'un autre système solaire que le nôtre... mais aussi de football avec la reprise ce soir de la Ligue des Champions en Europe.

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AD : Il avait promis d'être encore au pouvoir à 100 ans. C'est à finalement à 93 ans que Robert Mugabe aura terminé sa course en tant que président du Zimbabwe. Le plus vieux chef d'État au monde a donnée sa lettre de démission cet après-midi. Lu par le président de l'Assemblée nationale devant le parlement, le texte a provoqué un tonnerre d'applaudissements dans l'hémicycle. Car c'est dans cette enceinte parlementaire que tout s'est accéléré cet après-midi Gaëlle Laleix.

Depuis ce week-end déjà l'étau s'était resserré sur le président zimbabwéen. Tous ses anciens soutiens politiques lui ont tourné le dos et se sont même employé à l'isoler. D'abord de sa base populaire, en organisant une manifestation dans les rues d'Harare samedi après-midi. L'évènement est historique, jamais autant de monde n'avait défilé dans les rues de la capitale. Membres du parti au pouvoir, la ZANU-PF, membres de l'opposition, de la société civile, Zimbabwéens blancs... tous défilent unis par un même mot d'ordre : « Mugabe dehors ». En plus de la pression de la rue, la ZANU-PF décide de saper l'autorité politique de Robert Mugabe. Et le Haut comité démet dimanche Robert Mugabe de ses fonctions de président du parti. Un premier mouvement politique qui ouvre la voie a une procédure d'impeachment au Parlement, c'est-à-dire de destitution. Et c'est bien ce qui allait se passer dans cette enceinte parlementaire... avant que le président ne finisse par céder.

AD : Le Zimbabwe attend désormais de connaître le successeur de Robert Mugabe. Selon son parti, la ZANU PF, son ancien vice-président Emerson Mnangagwa devrait être assurer l'intérim dans un premier temps. Et RFI poursuivra demain matin sa couverture spéciale de la situation au Zimbabwe : vous aurez rendez-vous avec Nathalie Amar dès 6h30 temps universel.

C'est une illustration de la nouvelle stratégie américaine en Somalie. Un raid aérien a visé un camp des djihadistes Shebab. Une centaine de combattants aurait été tuée selon Washington. Les frappes américaines sont désormais quotidiennes dans la région. Au Nigéria, au moins 50 personnes auraient péri lors d'un attentat suicide commis dans une mosquée de Mubi dans le nord-est du pays. L'attaque a été attribuée au Groupe État Islamique en Afrique de l'Ouest, ex Boko Haram.

Autre attentat en Irak cette fois : une voiture piégée a explosé dans un marché de Touz Khormatou, située entre Bagdad et Kirkouk. Le bilan est là aussi très lourd : au moins 24 morts et près de 80 blessés. Un attentat qui pourrait être l'oeuvre du groupe État Islamique dans la région. Daesh dont la défaite militaire est totale selon le 1er ministre irakien. Haidar al Abadi a toutefois reconnu que des opérations contre les djihadistes se poursuivaient dans plusieurs zones désertiques du pays. Une victoire également annoncée ce mardi par le président iranien Hassan Rohani.Hassan Rohani qui sera demain à Sotchi en Russie. Il s'y entretiendra avec ses homologues russe et truc, Vladimir Poutine et Recep Tayip Erdoğan, à propos de la situation en Syrie. Objectif : rapprocher les positions turques et iraniennes à quelques jours de la reprise des négociations sous l'égide, c'est à dire, sous le contrôle de l'ONU à Genève. Et beaucoup de questions demeurent, Toufik Benaichouche.

Maintenant que la lutte contre l'État islamique est quasiment terminée ,avec les défaites cinglantes qu'ont subi les djihadistes aussi bien en Irak qu'en Syrie ,se pose la question : que fait -on de la Syrie ? Ou plutôt quel système politique est possible en Syrie ? Faut-il organiser des élections ? Qui y participera ? L'intégrité territoriale de la Syrie doit-elle préserver ou non ? Quels droits accorderont- on aux Kurdes de Syrie, qui ont grandement contribué à la défaite de l'État islamique ? Faut-il leur accorder un siège lors des négociations sur le futur de la Syrie ? La Turquie ne veut pas en entendre parler. Que fait- on de Bachar el Assad le président décrié ? Doit-il faire partie de la solution, comme le veulent Téhéran et Moscou, ou non ? Il y a peu Ankara n'en voulait pas, mais après tout, pour peu que l'on s'entende sur le dos des Kurdes, Ankara n'y verra pas d'objections. En fait Vladimir Poutine voudrait avec ses deux alliés parvenir à des positions communes, dans la perspective des négociations de Genève qui s'ouvriront le 28 novembre prochain sous l'égide des Nations unies.

AD : Autre dossier extrêmement sensible au Moyen-Orient, celui du Liban, qui attend le retour demain de son 1er ministre démissionnaire, Saad Hariri. Celui-ci s'est rendu ce mardi en Égypte pour s'entretenir avec le président Abdel Fatah Al Sissi. Le Liban vit une nouvelle crise politique depuis l'annonce de sa démission alors qu'il se trouvait en Arabie Saoudite.

Autre évènement très attendu demain, le verdict du Tribunal Pénal International sur l'ex-Yougoslavie dans le procès de Ratko Mladic. L'ancien chef de l'armée de la République serbe de Bosnie est accusé de génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité, notamment pour le massacre de Srebrenica. 8000 hommes et adolescents bosniens musulmans avaient été exécutés par les troupes de Ratko Mladic. Il risque la prison à vie.

Coup de tonnerre pour près de 60 000 Haïtiens réfugiés aux États-Unis depuis le séisme qui avait ravagé leur pays en 2010. L'administration américaine a décidé de ne pas renouveler leur permis de séjour et de travail. Ils devront donc quitter le pays d'ici juillet 2019. La correspondance à Washington d'Anne Corpet.

Selon le département de la sécurité intérieure américain, les conditions de vie en Haïti se sont suffisamment améliorées pour que les bénéficiaires du statut de protection temporaire puissent rentrer chez eux. Les autorités fédérales accordent cependant un sursis aux Haïtiens pour organiser leur retour : ils ont dix-huit mois pour quitter le pays. Le statut temporaire avait été accordé aux Haïtiens par l'administration Obama après le tremblement de terre de 2010 et régulièrement renouvelé depuis. Selon une étude du centre d'études des migrations, la majorité des Haïtiens qui disposent de ce statut sont arrivés aux États-Unis avant le séisme, il y a en moyenne treize ans, et 27 000 enfants américains sont nés de parents haïtiens bénéficiaires de ce protocole. Leurs parents s'ils n'ont pas obtenu la nationalité américaine d'ici juillet 2019 risqueront donc l'expulsion. La plupart des personnes concernées habitent en Floride, et les élus locaux de tous bords militaient pour le renouvellement de leur droit au séjour. La décision de l'administration américaine n'a cependant surpris personne. De nombreux Haïtiens bénéficiaires du statut l'avaient anticipé et ont récemment migré vers le Canada, dans l'espoir d'y pouvoir s'y installer de manière plus durable. Anne Corpet Washington RFI

AD : De nouvelles révélations d'harcèlement et d'agressions sexuelles de femmes dans les médias. Le présentateur vedette américain Charlie Rose a été licencié par les télévisions PBS et CBS après le témoignage de nombreuses femmes, dont certaines de ses anciennes assistantes. En France, c'est le journaliste de La Chaîne Parlementaire Frédéric Haziza qui a été suspendu de ses fonctions après là aussi des accusation de harcèlement et d'agression formulées par plusieurs de ses collègues féminines.

Direction l'espace à présent. RFI vous en avait parlé il y a un mois. Le mystérieux astéroïde qui a été repéré en octobre provient bien d'un autre système solaire que le nôtre. L'hypothèse a été confirmée dans un article publié par la revue Nature. C'est la première fois qu'un tel objet est observé et cela va nous apprendre plein de choses sur la Voie lactée, notre galaxie, Simon Rozé.

Il s'appelle Oumuamua, le messager en langue hawaïenne, car c'est un télescope installé à Hawaï qui a repéré cet astéroïde en premier ; c'était le 19 octobre dernier. De nombreux observatoires ont ensuite braqué leurs objectifs sur lui pour en apprendre le plus possible. Il s'agit donc bien d'un objet qui ne vient pas de notre système solaire, l'étude de sa trajectoire l'a confirmé. 400 mètres de long sur 40 de large et la forme d'une espèce de cigare qu'on n'a pas l'habitude de voir chez les astéroïdes de notre système solaire. Il est fait de roche, peut-être de métal, mais il n'a ni eau ni glace. Là aussi c'est un peu surprenant quand on compare à ce que l'on connaît. Mais c'est explicable : cet astéroïde vagabonde dans l'espace intersidéral depuis des centaines de millions d'années , sans protection face aux radiations cosmiques qui l'ont sans doute complètement grillé. C'est en tout cas un objet très intéressant puisqu'il nous permet de comparer ce que l'on connaît - notre système solaire - à quelque chose venant d'ailleurs et donc de déterminer si les conditions qui règnent chez nous sont uniques, ou au contraire répandues. On a jusqu'en décembre, pour en apprendre encore plus : passée cette date, Oumuamua se sera éloigné et sera hors de portée des télescopes.

AD : Du football, Monaco est mené sur sa pelouse 2/0 par Leipzig pour le compte de la 5e journée de la Ligue des Champions. Excellente soirée à l'écoute de RFI.

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