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Journal en français facile 21/02/2020 20h00 GMT

21 февраля 2020
Studio RFI
Transcription

Johanne Burgell : Bonsoir et bienvenue dans votre Journal en français facile. Pour le présenter ce soir avec moi Sébastien Duhamel. Bonsoir.

Sébastien Duhamel : Bonsoir Johanne, bonsoir à tous.

JB : Les Iraniens étaient appelés aux urnes ce vendredi pour des élections législatives. Pas de résultats encore, mais le taux de participation s'annonce faible.

SD : Les nouveaux cas de contamination au coronavirus se multiplient, notamment au Moyen-Orient.

JB : Ankara demande à Moscou de freiner les troupes du président syrien Bachar el-Assad dans la province d'Idleb.

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SD : En Iran, les bureaux de vote sont désormais fermés.

JB : Depuis maintenant d’un peu plus d’une demi-heure, ce scrutin organisé sur fond de tensions avec les États-Unis se déroule à la suite de la crise sociale qui a secoué la République islamique en novembre dernier. L'un des enjeux, c'est bien sûr le taux participation. Et il s'annonce déjà très faible, en dessous des 50%, avec une possible victoire en force des conservateurs. Orianne Verdier est notre envoyée spéciale à Téhéran.

Dans l'ensemble, ils étaient restés presque vides tout au long de la journée, ils se sont remplis à la tombée de la nuit. Beaucoup d'habitants de Téhéran m'avaient d'ailleurs dit qu'ils attendraient jusqu'au dernier moment pour décider de voter ou de boycotter un système qu'ils rejettent. Une bonne partie des Iraniens semblent tout de même être restés chez eux ce vendredi puisque l'Agence Fars, proche des conservateurs, annonce un taux de participation à 18h de 40%. L'abstention est plus forte encore à Téhéran, les habitants de la capitale n'ont pas l'impression que les députés aient le pouvoir de changer grand-chose dans leur quotidien. Dans les provinces, les candidats sont plus proches des électeurs et plus aptes donc à séduire. Le taux définitif d'abstention devrait être connu demain. C'est un vrai message envoyé par la population qui craint de protester à autre voie contre les politiques. Les résultats définitifs de ces législatives sont, eux, attendus pour dimanche. Si, comme prévu, les conservateurs remportent une large majorité au Majlis, ils aborderont en confiance les présidentielles de l'année prochaine. Orianne Verdier, Téhéran, RFI.

SD : L'épidémie de coronavirus et l'inquiétude de l'OMS.

JB : L'Organisation mondiale de la santé estime que le temps presse. Face aux nouveaux cas de contamination hors de Chine, elle s'alarme de l'absence de lien épidémiologique clair. Autrement dit, des personnes sont infectées, alors qu'elles ne reviennent pas de Chine et qu'elles n'ont pas eu de contact avec des cas de contamination confirmés. Les nouveaux foyers de la maladie se multiplient notamment en Iran, qui a connu quatre décès et 18 contaminations depuis mercredi. En Italie, neuf villes du nord du pays ont fermé vendredi les écoles et les lieux publics. Au total dans le monde, plus de 75 000 personnes sont contaminées.

SD : Des efforts diplomatiques sont en cours pour tenter de mettre un terme au calvaire des centaines de civils menacés par l'avancée des forces syriennes dans le nord-ouest du pays.

JB : Alors que l'offensive des forces du régime de Damas se poursuit à Idleb, le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue russe Vladimir Poutine ont eu un échange téléphonique ce vendredi. Ankara et Moscou sont les principaux acteurs étrangers de la bataille qui se déroule actuellement dans la région d'Idleb, Nicolas Falez.

Selon la présidence turque, Recep Tayyip Erdogan a demandé à Vladimir Poutine de « freiner » le régime syrien. Moscou est le principal soutien politique et militaire de Bachar el-Assad, et c'est avec l'aide du puissant allié russe que l'armée syrienne progresse actuellement dans la province d'Idleb encore tenue par des groupes rebelles et jihadistes. Toujours selon Ankara, le président turc a exhorté son homologue russe à mettre pleinement en œuvre l'accord russo-turc de 2018 qui devait imposer le calme dans la région d'Idleb. Mais c'est à l'évidence un dialogue difficile et déséquilibré que mènent Ankara et Moscou. Ainsi, durant sa conversation avec son homologue turc, Vladimir Poutine a insisté sur les « actions agressives » que mènent les jihadistes à Idleb. La situation dans le nord de la Syrie -dramatique pour les civils- préoccupe les Européens, en particulier la France et l'Allemagne. Emmanuel Macron et Angela Merkel se sont entretenus avec Vladimir Poutine, jeudi, et vendredi avec Recep Tayyip Erdogan. Paris et Berlin proposent la tenue d'un sommet à quatre, réunissant les dirigeants russe, turc, français et allemand.

JB : Nicolas Falez du service international de RFI.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres affirme que la province d'Idleb vit actuellement un cauchemar humanitaire.

SD : Washington et les talibans afghans pourraient signer un accord dans une semaine.

JB : Ce compromis pourrait être signé le 29 février précisément, mais il reste soumis à une réduction drastique de la violence dans le pays durant les sept jours qui viennent. Les talibans et le gouvernement à Kaboul se sont d'ailleurs engagés à respecter un cessez-le-feu partiel à partir de ce soir minuit. C'est une étape importante en vue de pourparlers de paix en Afghanistan, après 18 ans de guerre.

SD : Au Canada, le blocage des voies ferrées qui dure maintenant depuis plus de deux semaines commence à faire mal à l’économie du pays.

JB : Le Premier ministre Justin Trudeau cherche toujours une solution pacifique à ce conflit, né de l’opposition d’une partie d’une nation autochtone qui refuse de voir passer un gazoduc sur son territoire, c’est dans le nord de la Colombie-Britannique. La police canadienne qui protégeait le chantier laisse entendre qu’elle pourrait se retirer, c’est une des conditions des opposants pour commencer les discussions. Les précisons de Pascale Guéricolas

Les chefs héréditaires Wet’suwet’en exigent que les policiers quittent leur territoire avant d’entamer des négociations avec les membres du gouvernement. Bill Blair, le ministre de l’intérieur, souligne la volonté d’apaisement de la police qui prévoit partir bientôt : « Je suis très fier du travail accompli par la police canadienne et de leur engagement à régler de façon pacifique ce conflit très complexe. Nous avons respecté les conditions demandées, il faut maintenant que les barricades soient levées. » Le blocage perdure cependant à des points névralgiques du réseau ferroviaire. Les usines commencent à manquer de matières premières, car les containers restent à quai ou sur les navires dans l’ouest du pays. Pierre Dolbec dirige une entreprise de transport à Québec, à près de 5 000 kilomètres de Vancouver : « C’est à peu près tous les secteurs, tous les types d’entreprises sont touchés à l’international. Ça passe par l’électronique, les produits de construction, les produits de détails. Les entreprises aujourd’hui travaillent beaucoup avec les justatins donc moins de pieds carrés, d’utilisations dans les entrepôts. Automatiquement, cela veut dire aussi moins de matières premières, moins de produits finis dans les entrepôts. Il y a une cassure dans la chaine d’approvisionnement dû au fait que c’est bloqué à Vancouver. Cela va geler complètement toute l’économie canadienne ». Quand les trains reprendront du service, il faudra encore des semaines pour livrer les conteneurs à leurs destinataires.

SD : Direction l'Australie avec une vidéo qui a bouleversé tout le pays.

JB : Une vidéo déjà vue à travers le monde. Un garçon de 9 ans, atteint de nanisme, a une fois de plus été victime de harcèlement à l'école. Sa mère, Yarrak Bayles, a mis cette vidéo en ligne pour dénoncer le harcèlement subit par son fils, Eliott Brachet.

« Je viens de récupérer mon enfant à l'école. Il a de nouveau été harcelé. J'en ai averti le principal. Et maintenant, je veux que les gens sachent. Parents, éducateurs, enseignants, voilà ce que produit le harcèlement ! » « Donne-moi un couteau, je veux me suicider (...) je veux que quelqu'un me tue » : ce sont les mots de Quaden. Le garçon de 9 ans pleure à chaudes larmes. Il a encore subi les insultes et les moqueries de ses camarades de classe, car il est né et restera de petite taille. À court de solution, la maman de Quaden filme la séquence. Le harcèlement quotidien tue, affirme-t-elle. Yarrak Bayles qui est aborigène veut dénoncer le manque d’ouverture et d’éducation sur le handicap à l’école. Yarrak Bayles ne s'y attendait pas, mais en à peine deux jours, la vidéo a été visionnée 20 millions de fois. Une vague de soutien inonde les réseaux sociaux. Des acteurs de Hollywood, des joueurs de rugby, tout le monde tentent de redonner le sourire au jeune Quaden. La pire journée de sa vie s'est finalement transformée en rêve, dit-il. Il sera au stade, samedi soir, pour voir un match de son équipe préférée. De son côté, sa mère attend, elle, que les mesures anti-harcèlement soient renforcées.

SD : En France, le Salon de l'agriculture s'ouvre demain à Paris.

JB : Le gouvernement s'apprête d'ailleurs à lancer une vaste consultation publique des Français. Elle s'étalera de mars à fin mai, et portera sur l'agriculture, l'alimentation et l'utilisation des fonds européens de la politique agricole. 

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