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Journal en français facile 20/11/2019 20h00 GMT

20 ноября 2019
Studio RFI
Transcription

Loïc Bussières : 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour votre Journal en français facile que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une : Israël qui s’avance vers de nouvelles législatives. Le pays est toujours sans gouvernement après les scrutins d’avril et de septembre dernier. Il devrait donc devoir retourner aux urnes.

ZK : Les États-Unis où Gordon Sondland, un proche de Donald Trump, implique la Maison-Blanche dans l’enquête en destitution qui vise le Chef de l’État tout en ménageant le président lui-même. Les détails dans un instant.

LB : Et puis en France, un nouveau plan pour calmer la grogne dans les hôpitaux. Edouard Philippe dévoilait de nouvelles mesures ce matin sans forcément convaincre les soignants qui seront de nouveau dans la rue dans une dizaine de jours.

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ZK : Tout d’abord, la situation en Israël. Le pays s’enfonce dans la crise politique.

LB : L’ancien Chef d’État-major Benny Gantz devenu adversaire politique de Benyamin Netanyahou, annonce qu’il n’est pas parvenu à former un gouvernement de coalition. Un échec qui rapproche Israël de nouvelles élections législatives après les scrutins d’avril et de septembre dernier. Nicolas Falez.

« J’ai soulevé chaque pierre pour tenter de former un gouvernement d’union nationale » a déclaré Benny Gantz ce mercredi. Le général entré en politique à la tête de la liste de centre droit Bleu-Blanc, avait été chargé le mois dernier de négocier la formation d’un gouvernement majoritaire, mais impossible pour lui de rassembler les 61 députés sur les 120 du Parlement de l’état hébreu. Avant lui, Benyamin Netanyahou, le Premier ministre sortant, avait lui aussi jeté l’éponge après plusieurs semaines de tentatives. Leurs 2 partis politiques sont arrivés au coude à coude à l’issue des élections de septembre dernier, mais ni Gantz ni Netanyahou n’ont pu fédérer des alliés, d’autres politiques pour bâtir une coalition. Ce scénario, celui du blocage, les Israéliens l’avaient déjà observé après le scrutin du mois d’avril. Désormais une période de 3 semaines doit permettre à tout autre député de proposer une coalition, c’est peu probable, et Israël pourrait donc se préparer à une troisième campagne électorale en un an alors que Premier ministre sortant Benyamin Netanyahou est cité dans plusieurs affaires, de corruption notamment.

ZK : À la une également, les auditions publiques dans le cadre de la procédure de destitution entamée contre le président américain et qui pourrait, donc, le démettre de ses fonctions.

LB : Elles se poursuivent, à Washington. Avec ce mercredi, le témoignage de Gordon Sondland qui reconnaît les pressions de la Maison-Blanche sur l’Ukraine. Il confirme que la visite du président Zelensky à Washington était liée à l’ouverture d’une enquête sur l’entreprise où a travaillé le fils de Joe Biden, et aux supposés rôles de Kiev dans la campagne de 2016. L’ambassadeur américain auprès de l’Union européenne a toutefois pris soin d’épargner le président. Correspondance à Washington Anne Corpet

« Y avait-il une contrepartie à une visite du président ukrainien à la maison blanche ? la réponse est oui. » a déclaré Gordon Sondland avant d’évoquer l’ouverture d’enquêtes par Kiev.. Mais l’ambassadeur assure n’avoir jamais entendu le président américain poser lui-même ses conditions. Il accable en revanche l’avocat personnel de Donald Trump. « C’est Rudolf Giuliani qui nous informait, Giuliani parlait pour le président » a-t-il expliqué. Il a affirmé n’avoir jamais entendu Donald Trump évoquer la suspension de l’aide militaire à l’Ukraine. L’ambassadeur a démenti avoir appartenu à un réseau diplomatique parallèle, et directement impliqué Mike Pompéo. « Nous avons tenu le secrétaire d’État au courant de ce que nous faisions. Le département d’État nous soutenait totalement et savait qu’un engagement » de l’Ukraine « à lancer des enquêtes était notre objectif » a-t-il a assené. De son côté Donald Trump, a tenté de prendre ses distances avec Gordon Sondland. « Je ne le connais pas très bien », a déclaré le président avant d’ajouter en contradiction avec le témoignage de son ambassadeur « il n’y avait eu aucune contrepartie demandée à l’Ukraine ».

ZK : En Bolivie, la présidente par intérim va convoquer des élections générales. 

LB : Dans les prochaines heures annonce Jeanine Añez. Le pays est secoué depuis un mois par une grave crise à la suite de l’élection contestée à un 4e mandat d’Evo Morales lequel a présenté sa démission le 10 novembre dernier. Depuis, ses partisans manifestent quotidiennement dans les rues de La Paz et dans certaines villes de province pour exiger le départ de Jeanine Añez.

ZK : À Hong Kong, les manifestants pro démocratie sont eux toujours retranchés dans les bâtiments de l’université polytechnique.

LB : Ils seraient une cinquantaine sur le campus devenu l’un des symboles du mouvement. 700 personnes ont été arrêtées. L’Université polytechnique de Hong Kong est le théâtre de la plus longue et violente confrontation entre manifestants et forces de l’ordre depuis le début de la contestation au printemps dernier.

ZK : On part au Sri Lanka où le pouvoir se partage en famille après l’élection du nouveau chef de l’État.

LB : C’était ce week-end. Aujourd’hui, le président Gotabaya Rajapaksé, à peine élu, vient de nommer son frère aîné, Mahinda Rajapakse, au poste de Premier ministre. Une annonce faite après que le Premier ministre en place a annoncé sa démission. Le clan reprend donc le contrôle complet du pouvoir exécutif - avec les risques d’abus déjà observés à partir de 2005. Correspondance régionale, Sébastien Farcis.

« ’’C’est le même duo qui a dirigé le pays d’une main de fer entre 2005 et 2015. Les rajapaksa ont mis fin à la guerre civile contre les Tigres tamouls dans un bain de sang, avant de réprimer militants des droits de l’homme ou journalistes trop critiques. Le même duo familial, donc, mais a des postes inversés : Gotabaya Rajapaksa, ancien secrétaire d’État à la défense, est aujourd’hui président, et son frère aîné Mahinda, président de l’époque, devient Premier ministre. Tout le monde s’attendait au retour de cette oligarchie familiale, mais pas aussi vite. Cela est rendu possible grâce à la démission du Premier ministre, dont le parti a été battu lors de la présidentielle de samedi. Mahinda Rajapaksa, qui est aujourd’hui chef de l’opposition à l’assemblée, ne devrait pas avoir de problème à recevoir le soutien de la chambre. Ceci ouvrirait la voie à un nouveau népotisme dangereux. En 2015, le clan des Rajapakse contrôlait 56 % du budget sri lankais. Cela pourrait se répéter, voire empirer, car deux autres membres de la famille sont également députés.

ZK : En France, Édouard Philippe présentait ce matin la réponse de l’exécutif à la crise de l’hôpital public.

LB : En clair, un nouveau plan d’urgence. Le Premier ministre s’est ainsi engagé à dégager des moyens a commencer par une prime annuelle de 800 euros pour les personnels vivant en région parisienne où le coût des logements est particulièrement élevé. Pour l’instant, ces annonces peinent à convaincre les intéressés. Le gouvernement “ne répond pas la gravité de la situation” estiment collectifs et syndicats qui devraient de nouveau manifester le 30 novembre prochain.

ZK : Et puis cette information qui vient de nous parvenir, la condamnation à 9 ans de prison d’Anne Diana Clain.

LB : La sœur aînée de Fabien et Jean-Michel Clain qui furent les voix francophones du groupe État islamique est reconnue coupable d’avoir tenté de les rejoindre en Syrie avec son mari et quatre enfants entre 2015 et 2016.

ZK : On s’intéresse à la cigarette électronique pour refermer cette édition. Elle n’a plus le vent en poupe.

LB : Comprendre qu’elle n’est plus forcément à la mode, qu’elle n’est plus tendance. Déjà interdites en Inde, au Brésil, à Singapour et en Thaïlande, ce sont maintenant les Philippines qui s’en prennent aux vapoteurs. Heike Schmidt.

La police philippine a déjà ordonné à toutes les unités de police, dans tout le pays, d’arrêter ceux qui sont surpris en flagrant délit de vapotage. Leurs cigarettes électroniques seront confisquées. Depuis son arrivée au pouvoir en 2016, le président philippin s’est taillé une réputation de chasseur de toxicomanes avec des services anti-drogue qui confirment avoir abattu plus de 5500 personnes. Aujourd’hui, Rodrigo Duterte a décidé de s’en prendre à ceux qui vapotent en public - alors que le pays a déjà l’une des lois les plus strictes d’Asie contre le tabagisme. Le chef de l’État, un ancien fumeur, qualifie de “toxique” la cigarette électronique, qu’il accuse de diffuser des “produits chimiques” dans le corps des utilisateurs. Récemment, son ministre de la Santé s’était fait l’écho de l’hospitalisation d’une adolescente de 16 ans pour une blessure aux poumons directement liée à la cigarette électronique, selon ce membre du gouvernement. Rodrigo Duterte est loin d’être le premier à mettre en garde contre le vapotage - qualifié d’“incontestablement nocif” par l’OMS. Mais les Philippines sont à ce jour le seul pays à prendre des mesures aussi radicales.

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