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Journal en français facile 20/04/2017 20h00 GMT

20 апреля 2017
Image par défaut des émissions / éditions
RFI
Transcription

Florent Guignard :
Radio France Internationale, il est 20 heures en temps universel, 22 heures à Paris.
Bonsoir, bienvenue, c'est donc le journal en français facile, que je vous présente avec Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio :
Bonsoir Florent, bonsoir à tous.

FG :
À la une, Zéphyrin, une fusillade ce soir sur les Champs-Élysées à Paris.

ZK :
Oui, un policier tué, un autre blessé. L'assaillant a aussi été tué... Pas beaucoup de détails pour le moment, dans un instant nous retrouverons notre envoyée spéciale sur les Champs-Élysées.

FG :
Également au sommaire de ce journal, un sursis pour Nawaz Sahrif, au Pakistan, poursuivi pour évasion fiscale. La Cour suprême ordonne une enquête pour corruption contre le Premier ministre.

ZK :
À la une également, la campagne des législatives au Royaume-Uni, avec le premier discours du chef de l'opposition de gauche.

FG :
Et puis la naissance d'une nouvelle banque en France, créée par Orange, l'opérateur de téléphone et d'internet.

------.

ZK :
Et on commence, Florent, par cette fusillade sur les Champs-Élysées à Paris, c'était il y a moins d'une heure.

FG :
Un policier tué, un autre blessé. Voilà les informations dont on dispose pour l’instant. Muriel Paradon, vous êtes sur place sur les Champs-Élysées, que savez-vous de plus, que voyez-vous ?

Alors, des voitures et des fourgons de police bloquent l’accès à l’avenue, au niveau du Rond-point des Champs-Élysées. Je peux apercevoir d’autres voitures plus haut, sur l’avenue, c’est la plus belle avenue du monde qui d’habitude est très animée, elle est totalement vide à l’heure actuelle. Les policiers sont sur les dents. Ils ne communiquent aucune information aux journalistes. Un hélicoptère tournoie également au-dessus de nos têtes. On ne sait donc pas si l’opération est toujours en cours, s’il y a d’autres assaillants qui courent toujours. En tout cas, j’ai pu parler à des témoins qui étaient à des terrasses de café, qui ont entendu plusieurs tirs. Ils sont partis en courant et en criant en bas de l’avenue, et ils sont sous le choc à présent. Un élu du 8e&nbsp ;arrondissement de Paris est aussi présent. « On a tout fait pour sécuriser Paris », me disait-il, « mais tout peut arriver, n’importe où, n’importe quand. On est à trois jours de l’élection présidentielle. C’est terrible. »

FG :
Muriel Paradon, sur les Champs-Élysées. On vous retrouvera bien sûr dans nos prochaines éditions sur RFI. Et selon une source policière citée par l’agence de presse Reuters, il y a une forte probabilité que cette fusillade soit un acte terroriste.

ZK :
L'actualité française, Florent, c’est aussi la fin de la campagne présidentielle, avec ce soir à la télévision, la dernière grande émission politique.

FG :
À l'origine, ce devait être un débat, mais plusieurs candidats ont refusé de débattre. C'est donc une succession d'entretiens de 15 minutes avec chacun des 11 candidats. L'émission est diffusée sur France 2, mais aussi TV5 Monde, si vous êtes à l'étranger, et vous pourrez aussi écouter de larges extraits de cette émission demain matin sur RFI.

ZK :
Dernier jour de campagne demain et derniers ralliements, derniers soutiens.

FG :
François Fillon a pris le petit déjeuner ce matin chez Nicolas Sarkozy. Jean-Luc Mélenchon lui a reçu le soutien de Pamela Anderson, l'actrice de la série Alerte à Malibu, qui défend aujourd'hui la cause animale. Emmanuel Macron de son côté a reçu un coup de téléphone de Barack Obama, mais l'entourage de l'ancien président des États-Unis précise qu'il ne s'agit pas d'un soutien à sa candidature.

ZK :
Dernière déclaration, enfin, de François Hollande.

FG :
Le président sortant appelle les Français à voter. Et il assure que son successeur, le prochain président, trouvera la France « en meilleur état » que lui l'a trouvée.

ZK :
« Derrière toute grande fortune se cache un crime » : cette citation de l'écrivain français Honoré de Balzac se trouve en ouverture du roman Le Parrain, qui a inspiré le célèbre film avec Marlon Brando, et elle se trouve aussi en ouverture du rapport que vient de rendre la Cour suprême du Pakistan.

FG :
La Cour suprême pakistanaise a rendu son verdict sur les accusations de fraude fiscale et d'évasion fiscale lancées il y a un an par les Panama Papers, cette grande enquête sur l'évasion fiscale au Panama. Le Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif était cité dans les Panama Papers. La justice pakistanaise temporise, elle prend son temps ; elle ne demande pas le départ, la destitution du Premier ministre, mais elle ordonne une enquête pour corruption contre Nawaz Sharif. La correspondance à Islamabad de Michel Picard.

La pression s'accentue sur Nawaz Sharif. Si deux des cinq juges de la Cour suprême étaient bien favorables à une condamnation du chef du gouvernement, les trois autres ont opté pour la mise en place d'une nouvelle commission d'enquête. Une décision qui confirme le caractère réel des soupçons de corruption. Ce qui satisfait le PTI, le principal parti d'opposition à l'origine du procès. Pourtant, le parti au pouvoir et la famille du Premier ministre ont eux aussi salué un verdict qu'ils qualifient de preuve d'innocence. Le statu quo prévaut donc avant les conclusions de la nouvelle enquête approfondie. Celle-ci devra déterminer l'origine exacte des fonds qui ont permis à trois des quatre enfants de Nawaz Sharif d'acquérir, à travers des compagnies offshores, plusieurs biens immobiliers luxueux à Londres. La zone rouge, où se trouvent le Parlement, les bureaux du Premier ministre et la Cour suprême, a été placée sous très haute sécurité pour faire face à d'éventuelles manifestations. Mais seuls quelques militants d'oppositions se sont réunis pour scander des slogans saluant la décision de justice et exigeant le départ du Premier ministre. Michel Picard, Islamabad, RFI.

ZK :
Le Royaume-Uni, à présent. La campagne des législatives est lancée, législatives anticipées, elles auront lieu le 8 juin prochain, avec trois ans d'avance.

FG :
Et aujourd'hui, le chef de l'opposition travailliste, la gauche, a prononcé son premier discours de campagne. Jeremy Corbyn se présente comme le candidat des « gens » contre l'élite et « l'establishment », l'établissement en français facile, ceux qui sont établis, ceux qui ont le pouvoir. Correspondance à Londres de Muriel Delcroix :

Toujours plus à son aise en tribun devant ses militants que sur les bancs du parlement, Jeremy Corbyn a mené un discours offensif et passionné contre les élites. Endossant à nouveau son costume de gauchiste radical, le dirigeant travailliste a fait vœu de défendre « le peuple contre l'Establishment » en renversant un « système aux règles truquées » : « La Grande-Bretagne a besoin d'un parti Labour qui ne craint pas d'affronter les cartels de privilégiés qui amassent la richesse de ce pays. Ce sont les riches amis des conservateurs de la City qui ont fait s'effondrer notre économie. Avec ce scrutin le Labour veillera à changer les règles et nous bâtirons un pays pour tous plutôt que pour quelques-uns... » Jeremy Corbyn entend donc être le candidat des petits refusant de jouer selon les règles d'une caste élitiste dans laquelle il inclut les médias, la City et les conservateurs. Ses partisans espèrent que ce message provoque le même effet qu'un Donald Trump aux États-Unis ou que les candidats populistes en France. Néanmoins, l'omission du Brexit et d'une position claire des travaillistes en vue des négociations face à Bruxelles risque d'aliéner les électeurs hors du cercle des fidèles. Muriel Delcroix, Londres, RFI.

ZK :
Et un peu d'économie dans ce journal en français facile, Florent, la création d'une nouvelle banque en France.

FG :
Elle va s'appeler Orange Bank. C'est l'opérateur des télécoms (téléphone, internet) Orange qui la crée. Orange se lance donc dans la banque en ligne, sur internet et même par téléphone. Orange Bank verra officiellement le jour le 6 juillet prochain. Agnieszka Kumor :

Orange veut frapper fort avec sa nouvelle banque. Il propose l'ouverture d'un compte avec des documents scannés, les transferts d'argent par SMS ou encore les paiements par mobile sans contact. L'opérateur ne lésine pas sur les services. Il promet une carte bancaire gratuite dès la souscription, un livret d'épargne rémunéré, et un compte avec découvert autorisé, ce que ne proposent pas ses concurrents du Compte-Nickel. Des services de crédit et d'assurances devraient être proposés dans un deuxième temps. L'ambition du groupe télécom est d'atteindre avec cette nouvelle banque dès l'an prochain 400 millions d'euros de chiffre d'affaires, et notamment grâce à l'Afrique, où Orange est déjà présent. Au-delà de la téléphonie mobile, trente millions d'Africains utilisent les services de transferts d'argent d'Orange via leurs portables. Le groupe est aussi en Pologne où il a déjà testé le concept de banque mobile. Son offre sera disponible dans un premier temps pour les employés du groupe dès la mi-mai, puis à partir du 6 juillet pour le grand public.

FG :
Agnieszka Kumor. C’est la fin de ce journal en français facile. Je vous rappelle l’information principale de la soirée : une fusillade sur les Champs-Élysées, la piste terroriste est privilégiée.

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