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Journal en français facile 18/06/2022 20h00 GMT

Studio RFI
GUERRE EN UKRAINE : le président Zelensky s’est rendu près de Mykolaïv, dans le sud de l’Ukraine ; et autres nouvelles.

Raphaël Delvolve : Vous écoutez RFI, Radio France internationale, il est 20h en temps universel, 22h dans nos studios à Paris. L'heure du Journal en français facile. Et avec moi pour présenter ce nouveau Journal en français facile, Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin. 

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Raphaël, bonsoir à toutes et à tous. 

RD : Dans ce journal, nous évoquerons l'Ukraine. Un déplacement rare aujourd'hui, celui du président du pays loin de la capitale Kiev. Volodymyr Zelensky est allé dans le sud, dans la ville de Mykolaïv notamment. Cette région ne se situe pas très loin des zones de combats entre l'armée ukrainienne et l’armée russe.   

ZK : Au Maroc, le français Jacques Bouthier visé par des plaintes de quatre jeunes femmes. Elles l'accusent de harcèlement sexuel du temps où il dirigeait l'entreprise Assu 2000. Pour les plaignantes, âgées de 26 à 28 ans, les faits se sont produits en 2018 et 2022. 

RD : Des milliers de personnes dans la rue à Londres au Royaume-Uni, ce samedi. Beaucoup de personnes sont venues dire combien elles sont inquiètes face à l'augmentation des prix. L'inflation atteint 9% sur un an au mois de mai, au Royaume-Uni. 

ZK : Et puis enfin, l'ours blanc pourrait survivre au réchauffement de la planète. Des scientifiques ont découvert une nouvelle population au Groenland. Ces nouveaux ours polaires n'ont pas les mêmes habitudes que ceux vivant au Pôle nord. Explication de Simon Rozé à la fin du journal. 

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ZK : Le président ukrainien a fait un déplacement devenu rare depuis le début de la guerre aujourd'hui. Il est allé hors de la région de Kiev, la capitale de l'Ukraine.  

RD : Volodimyr Zelensky est allé dans le sud du pays. Dans deux régions où se trouvent des villes importantes comme Mykolaïv ou encore Odessa. Pas très loin de là, se trouve la ligne de front, c'est-à-dire la zone où l'armée ukrainienne affronte directement l'armée russe. Pauline Godart, envoyée spéciale de RFI et de France 24 est présente en Ukraine.  

Le président Zelensky se déplace rarement hors de Kiev depuis le début de la guerre pour des raisons de sécurité. Cette visite s’est déroulée dans le plus grand secret. Il s’est rendu dans le sud du pays, à Mykolaïv, une ville régulièrement bombardée par les Russes. Elle se trouve sur la route pour se rendre à Odessa, un des grands ports du pays et non loin de la région de Kherson occupée par les Russes. Volodymyr Zelensky a visité un immeuble endommagé par les tirs de missiles russes, il a ensuite assisté à une réunion avec des responsables locaux, puis il a rencontré le personnel d’un hôpital de la ville, il les a remerciés pour leur aide précieuse, leur courage, et leur a remis des médailles. Demain, dimanche, en Ukraine, c’est la Journée nationale pour rendre hommage au corps médical. Cette visite était une façon pour le président Zelensky de rassurer ses citoyens et de montrer qu’il est bien à la tête de tout le territoire ukrainien libre. 

RD : Des précisions de Pauline Godart, envoyée spéciale de RFI et de France 24 en Ukraine. 

Et aujourd'hui également en Ukraine, des combats dans l'est du pays. À Donetsk, ville contrôlée par la Russie et bombardée par l'armée ukrainienne. Des victimes civiles : cinq morts et au moins douze blessés, selon un bilan, précisions-le, des autorités locales favorables à la Russie. 

ZK : Au Maroc, quatre femmes ont déposé plainte vendredi contre le Français Jacques Bouthier. Elles accusent l'ancien patron français du groupe d'Assurance Assu 2000 de harcèlement sexuel. 

RD : Jacques Bouthier a aujourd’hui 75 ans. Il est déjà connu des Français, mais aussi des Marocains pour des affaires sexuelles. En mai dernier, il a été mis en prison en France pour « viols sur mineure ». Jacques Bouthier voit donc désormais une nouvelle affaire dans laquelle il est cité, mais au Maroc cette fois donc. Écoutons les précisions de Nadia Ben Mahfoudh. 

Quatre plaignantes marocaines, âgées de 26 à 28 ans, ont déposé plainte auprès du procureur général de Tanger. « Traite d'êtres humains, harcèlement sexuel et violences verbales et morales », ce sont les chefs d'accusations qui pèsent sur Jacques Bouthier. D'après Karima Salama, avocate de l'Association marocaine des droits des victimes, les faits se sont produits entre 2018 et 2022. Les jeunes femmes parlent de harcèlement systématique, de menaces, d'intimidations, tout cela dans un climat de précarité sociale. L'une d'entre elles a affirmé avoir été licenciée après avoir refusé les avances de l'ex-PDG français. Et une autre a expliqué qu'il ne procédait pas seul, « il avait une armée de chefs qui étaient complices », a-t-elle confié. La présidente de l'Association marocaine des droits des victimes, Me Aïcha Guella, affirme qu'il y a des témoins et des preuves : elle parle d'échanges sur WhatsApp ou encore par mail. Elle est persuadée que d'autres femmes ont subi les mêmes abus et espère qu'elles pourront elles aussi parler et porter plainte. 

RD : Nadia Ben Mahfoudh. 
Et précisions qu'au Maroc, les plaintes de femmes pour abus sexuels sont assez rares. C'est un sujet très tabou dans la société marocaine. 

ZK : Allons maintenant au Royaume-Uni. Des manifestations aujourd'hui à Londres, manifestations contre la vie chère.  

RD : Des manifestations qui ont rassemblé des milliers de personnes dans la capitale britannique. Pour les organisateurs du mouvement, il s'agit du plus grand rassemblement jamais vu en dix ans dans le pays. Il faut dire que beaucoup de Britanniques sont préoccupés pour le pouvoir d'achat, leur capacité à acheter des choses pour vivre. Car, comme dans beaucoup d'autres pays du monde, les prix augmentent tout le temps ces dernières semaines au Royaume-Uni. En économie, quand la valeur des produits ne cesse de grimper, on parle d'inflation. Et, en l’occurrence, l'inflation au Royaume-Uni est évaluée à 9% en ce moment. Reportage de Marie Boëda, à Londres, aujourd’hui, pour RFI. 

Rachel s'assoit sur un petit muret en pierre juste à côté de la statue de Winston Churchill. La marche vient de se terminer sur Parliament Square, à deux pas de Westminster, le quartier du gouvernement. Cette ancienne infirmière est venue en famille, avec ses deux filles et son petit-fils : « Nous sommes tous préoccupés par ce qui va se passer en octobre lorsque le prix de l'énergie augmentera à nouveau. On achète dans différents endroits maintenant. On planifie nos repas. Et autour de nous les gens font pareil. Je ne fais plus beaucoup de manifestations, mais j’ai senti que j’avais besoin de faire celle-là. » Gil est membre de Unite, le plus grand syndicat du Royaume-Uni. Elle diffuse un message, le même que celui de ses collègues : Boris Johnson doit partir. « Nous avons vécu dix ans d’austérité, maintenant, nous sommes confrontés à une crise du coût de la vie. Ce n’est pas la faute des travailleurs, c’est la faute du gouvernement. Et ce n’est que le début de la résistance. » La syndicaliste fait allusion à la grève des transports la semaine prochaine, la plus grande depuis des décennies. Des dizaines de milliers de travailleurs comptent protester contre l’inflation et les suppressions de postes dans leur secteur. Tout le pays devrait être paralysé pendant plusieurs jours. Marie Boëda, Londres, RFI. 

ZK : Et puis un mot dans l'actualité en Europe : canicule ! 

RD : La canicule, c'est un phénomène météorologique provoquant de très fortes chaleurs. Les températures sont en effet extrêmement élevées dans des pays comme l'Espagne et la France cette semaine. Il y a des endroits où il a fait plus de 40 degrés Celsius ce samedi. Le problème que posent aussi les canicules, ce sont les feux de forêt. En Espagne, plus de 500 pompiers essayent depuis mercredi d'éteindre des incendies progressant dans le nord-ouest du pays. Les flammes ont déjà détruit plus de 20 000 hectares.  

ZK : Et cette vague de chaleur en Europe est, pour beaucoup de scientifiques, une conséquence du dérèglement climatique. Le réchauffement de la planète se traduit aussi par la fonte des glaces dans les pôles. 

RD : La fonte de la banquise sur laquelle vivent notamment les ours polaires. Des ours au poil blanc vivant au Pôle nord et dont on craint la disparition face au réchauffement de la planète. Cependant, une nouvelle population d'ours blanc a été découverte récemment au Groenland, un vaste territoire situé par très loin de l'Arctique. D'après des scientifiques importants de la revue Science, ces ours polaires auraient des techniques de vie différentes et cela pourraient leur permettre de survivre à la fonte des glaces. Les précisions de Simon Rozé. 

Avec le réchauffement climatique, on estime que le premier été sans banquise en Arctique aura lieu vers l'année 2030. Une catastrophe pour les ours polaires notamment qui en dépende pour se déplacer et chasser. Sont-ils pour autant condamnés ? Peut-être pas car un nouveau groupement vient d'être découvert, bien plus au sud, au Groenland. Plusieurs centaines d'individus jusqu'alors jamais repérés en raison des conditions climatiques locales très dures, cette région est peu étudiée. C'est sur la base de témoignages d'Inuits vivant sur place que les scientifiques ont commencé leur travail de terrain. Recensement, suivi par satellite, au total, six années d'enquête riches d'enseignements. Ces ours vivent en effet depuis des siècles en totale autonomie, bordée par les montagnes et de forts courants marins, leur zone d'habitation est particulièrement enclavée. Dans cette région, ils ne peuvent compter sur la banquise que quelques mois par an, le reste du temps, ils ont appris à faire sans, profitant des quelques morceaux qui se détachent des glaciers pour pouvoir chasser. S'il est plus que probable que les ours du cercle arctique soient à termes condamnés par le réchauffement climatique, cela ne marquerait alors pas nécessairement l'extinction de l'espèce. Cette population-là pourrait en effet avoir au moins une chance de survie. 

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