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Journal en français facile 17/06/2022 20h00 GMT

Studio RFI
GUERRE EN UKRAINE : Vladimir Poutine toujours déterminé à poursuivre ce qu'il appelle une « opération spéciale » en Ukraine ; et autres nouvelles.

Adrien Delgrange : À l’écoute de RFI, il est 20h en temps universel, 22h à Paris, l'heure de votre Journal en français facile.  

Avec Zéphyrin Kouadio, Bonsoir. 

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Adrien, bonsoir à toutes et à tous. 

AD : Nous sommes ensemble pour un tour du monde l'actualité. Nous sommes le 17 juin, au sommaire de cette édition : 

ZK : La guerre en Ukraine. Vladimir Poutine toujours déterminé à poursuivre ce qu'il appelle une « opération spéciale » en Ukraine. Vous entendrez un extrait du discours du président russe. 

AD : L'actualité nous emmènera également en Amérique du Sud, en Équateur, contre la vie chère, la population est en colère.  

ZK : Et puis en Corée du Nord, une mystérieuse maladie du ventre frappe la population. Nous appellerons notre correspondant régional. 

AD : Enfin, en France, nous avons appris aujourd’hui la mort d'un grand homme de cinéma et de théâtre, Jean-Louis Trintignant s'est éteint à l’âge 91 ans, l'occasion d'entendre sa voix à la fin du journal. 

Voilà pour les titres soyez les bienvenus. 

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ZK : Et on commence, Adrien, par Vladimir Poutine qui défend l'invasion de l'Ukraine. 

AD : Aujourd’hui, en déplacement à Saint-Pétersbourg lors d'un forum économique, le président russe à redonner sa vision de la guerre en Ukraine. Il a aussi accusé l'Occident d'arrogance coloniale et de vouloir écraser son pays avec des sanctions, je cite, « stupides ». Écoutez Vladimir Poutine : 

« Je l'ai déjà dit, le Blitzkrieg économique contre la Russie n'a jamais la moindre chance de succès. Dans le même temps, les armes que ce sont ces sanctions, – et la pratique de ces dernières années le montre bien – sont à double tranchant. Elles infligent des dommages comparables, voire plus importants, à ceux qui les ont imaginées et mises en place. Et il ne s'agit pas seulement des conséquences évidentes d'aujourd'hui. Nous savons que parmi les dirigeants des pays européens, il y a des conversations informelles au cours desquelles on discute de perspectives très inquiétantes, du fait que des sanctions peuvent être appliquées non seulement contre la Russie, mais aussi contre tout État devenu indésirable. Cela peut toucher tout le monde, y compris les membres de l'Union européenne eux-mêmes, y compris les entreprises européennes. Jusqu'à présent, ce n'est pas arrivé, mais en attendant les responsables politiques européens ont déjà porté un coup sérieux à leurs propres économies, et ils l'ont fait de leurs propres mains. Nous constatons que les problèmes économiques et sociaux en Europe et aux États-Unis se sont aggravés, que le coût des biens, de la nourriture, de l'électricité et du carburant automobile augmente, que la qualité de vie des européens baisse et que la compétitivité des entreprises diminue. » 

AD : Vladimir Poutine, aujourd’hui, à Saint-Pétersbourg. 

ZK : Vainqueure cette année de l'Eurovision, l’Ukraine ne pourra pas organiser le concours l'année prochaine. Ce que déplore le ministre ukrainien de la Culture : « L'Ukraine n'est pas d'accord avec la nature de la décision prise par l'Union européenne de radio-télévision », a-t-il déclaré. L'accueil de l'Eurovision a été retiré à l’Ukraine l’année prochaine pour des raisons de sécurité. 

ZK : L'actualité en Amérique du Sud à présent. En Équateur, le mouvement de protestation indigène contre la hausse du coût de la vie s'est étendu au secteur des transports et aux étudiants.

AD : La colère gronde. De nombreuses routes aux abords de la capitale Quito, sont coupées. Le président équatorien, Guillermo Lasso, refuse de baisser le prix de l'essence comme le réclament les manifestants. Il refuse, mais reste prêt à dialoguer.  

« Nous devons nous asseoir autour d’une table et chercher des solutions ensemble. Le dialogue est la meilleure solution. Nous avons insisté sur notre volonté de dialogue. Plusieurs organisations ont proposé leur médiation : l’église, les Nations unies et les universités. Toutes sont les bienvenues. Nous sommes prêts aussi à empêcher les manifestations de devenir plus violentes, à faire un usage progressif de la force dans le cadre de la loi. » 

AD : Le président équatorien, Guillermo Lasso, au cinquième jour d'un mouvement de protestation dans son pays.  

ZK : Et en Corée du Nord, une mystérieuse maladie. 

AD : C'est un mal de ventre. 800 familles nord-coréennes seraient concernées d'après les médias d’État. Une nouvelle peu rassurante étant donné la fragilité du système de santé nord-coréen déjà mis à mal par la pandémie de Covid-19. Correspondance à Séoul pour RFI, Nicolas Rocca.  

Les temps sont durs pour la population nord-coréenne. Cette maladie intestinale qui se propage dans une région frontalière à la Corée du Sud vient s’ajouter à l’épidémie de Covid-19 et à un épisode de sécheresse qui dure maintenant depuis plusieurs mois. Le Rodong Sinmun, organe de propagande du parti du travail, a mis en scène les dons de l’élite de Pyongyang. Kim Jong-un, son épouse, sa sœur Kim Yo-jong ainsi que d’autres hauts dignitaires du régime ont rassemblé des médicaments permettant de lutter contre ce mystérieux mal intestinal dont l’origine n’est toujours pas précisée. Les problèmes de malnutrition ainsi que les maladies liées consommation d’eaux sont très répandues en Corée du Nord. Du côté de Séoul, on estime qu’il pourrait s’agir d’une épidémie de choléra ou bien de typhoïde. Ce qui est certain, c’est que la nouvelle ne tombe pas au meilleur moment pour Pyongyang alors que la pandémie de Covid avait déjà aggravé une situation économique et sanitaire plus que préoccupante. D’autant que les 800 familles souffrant de la maladie intestinale se trouvent toutes dans la province agricole du Hwanghae du Sud, très importante pour la sécurité alimentaire du pays. Nicolas Rocca, Séoul, RFI. 

ZK : Au Sénégal, signes d'un climat de plus en plus tendu à l'approche des législatives de fin juillet. 

AD : Aujourd’hui, à Dakar, la manifestation interdite a dégénérée. Des heurts ont éclaté entre des jeunes et la police sénégalaise près de la place de la Nation. Le leader de l'opposition, Ousmane Sonko, qui avait appelé à manifester est, lui, resté bloqué chez lui, gardé par la police. 

ZK : Au chapitre économie maintenant, Ferrari, la marque de voitures de luxe, se lance dans le véhicule électrique.   

AD : Sa première voiture électrique doit être commercialisée en 2025. Avec ce projet, le constructeur italien d'automobiles vise un chiffre d'affaires toujours plus haut. Patricia Lecompte. 

La marque au cheval cabré prend le virage de l'électrique. Ferrari estime qu'en 2030, ses véhicules électrifiés représenteront 80% de ses ventes. Le constructeur italien démarre en douceur. Dans sa phase de lancement qui s'étale de 2023 à 2026, Ferrari prévoit de lancer une quinzaine de voitures électriques avec un investissement de 4 milliards 400 millions d'euros. À l'issue de ce plan de lancement, le tout électrique ne devrait représenter que 5% de ses ventes mondiales. La marque prestigieuse mise surtout sur les véhicules hybrides qui devraient peser 55%, passant ainsi les voitures à essence minoritaires. Ferrari, qui fête cette année ses 75 ans, a battu tous les records en 2021 avec une hausse de plus de 22% de ses recettes. Au premier trimestre, la marque italienne a vu ses livraisons de bolides s'envoler de plus de 17%. Ses ventes ont été tirées par le coupé deux places Ferrari Roma et par la SF 90 Stradale, sa première voiture sportive hybride rechargeable.  

AD : Les précisions de Patricia Lecompte dans ce Journal en français facile.  

RFI à Paris, 22h08. 

ZK : La plus belle voix du cinéma français, Jean-Louis Trintignant est mort. 

AD : Figure majeure du cinéma et du théâtre français, l'acteur aux 120 films, Jean-Louis Trintignant, s'est éteint aujourd’hui à l'âge de 91 ans chez lui, dans le sud de la France, à Uzés. RFI vous propose d’écouter Jean-Louis Trintignant avec cette archive de 1998 :  

« C’est un privilège extraordinaire d’être acteur et de pouvoir rencontrer comme ça des gens formidables. Et en plus d’être payé pour ça, c’est vraiment un cadeau. Un acteur, ce n’est pas du tout un créateur. Un acteur, c’est un instrument. On fait du cinéma sans acteur, on n’est pas arrivé à faire du théâtre sans acteur. » 

AD : Les mots de Jean-Louis Trintignant sur Radio France internationale en 1998. Il s’est éteint aujourd’hui à 91 ans. Nous nous quittons avec la musique du film Un homme une femme de Claude Lelouche, incarnée par Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignant. 

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