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Journal en français facile 16/09/2017 20h00 GMT

16 сентября 2017
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RFI
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Florent Guignard : Radio France Internationale, il est 20 heures en temps universel, 22 heures à Paris. Bonsoir, bienvenue dans le Journal en français facile, que je vous présente avec Zéphirin Kouadio, bonsoir Zéphirin.

Zéphirin Kouadio : Bonsoir Florent, bonsoir à tous.

FG : Au sommaire de ce journal, Zéphirin, des manifestations violentes aux États-Unis :

ZK : Dans la ville de Saint-Louis, après l'acquittement d'un policier blanc jugé pour la mort d'un jeune Noir.

FG : L'enquête progresse après l'attentat dans le métro de Londres : la police a arrêté un suspect de 18 ans.

ZK : Une démonstration de force des maires de la Catalogne, pour organiser le référendum sur l'indépendance de la région, face à l'opposition du gouvernement central de Madrid.

FG : Enfin nous retrouverons Yvan Amar pour le mot de la semaine, ce sera le mot presse, comme la presse écrite ou la presse audiovisuelle.

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ZK : Il devait y avoir ce soir un concert du groupe de rock irlandais U2 dans la ville de Saint-Louis aux États-Unis, il a tout simplement été annulé : la police se dit incapable d'assurer la sécurité du concert.

FG : La police de Saint-Louis est en effet débordée, après des manifestations violentes provoquées par le verdict d'un procès. Sur le banc des accusés, il y avait un policier, responsable de la mort d'un trafiquant de drogue présumé. Il a été acquitté, le juge a estimé que le policier avait agi en état de légitime-défense. Qu'il avait tiré pour se défendre. Une version contestée par les proches du jeune homme tué. Le policier est blanc, la victime était noire. Et le verdict a provoqué la colère de nombreux manifestants, qui ont attaqué des commerces et se sont affrontés aux forces de l'ordre. Marie Normand.

« Je vais le tuer ce fils de pute. » Les mots prononcés ce soir-là par le policier Jason Stockley ont été cités dans l'acte d'accusation. Nous sommes en décembre 2011. Suspecté d'être un trafiquant de drogue, Antony Lamar Smith est pris en chasse. Son véhicule est rattrapé, percuté. C'est là que Jason Stockley tire cinq fois sur le jeune de 24 ans resté dans son véhicule. « Non coupable », a tranché vendredi le juge Timothy Wilson. Il estime que le procureur n'a pas démontré « au-delà du doute raisonnable » que le policier n'avait pas agi en état de légitime-défense. Un millier de personnes se sont immédiatement rassemblées à Saint-Louis pour protester avant d'être dispersées à coup de gaz poivre par quelque 200 policiers antiémeutes. Les autorités locales s'étaient préparées à de telles échauffourées. Des écoles avaient été fermées, certains événements reportés dans les environs de Saint-Louis. Une région déjà théâtre d'émeutes après la mort en 2014 de Michael Brown, un jeune Noir de 18 ans abattu par un policier près de Ferguson. Lui aussi avait été acquitté. Quant à l'ancien policier de Saint-Louis, il s'est exprimé dans plusieurs médias américains. « Je sais que tout le monde veut quelqu'un à blâmer, dit-il. Mais moi je n'ai rien fait de mal. »

ZK : Marie Normand… Au Royaume-Uni, la police reste mobilisée après l'attentat de vendredi matin dans le métro de Londres

FG : Un suspect a été arrêté tôt ce matin dans le port de Douvres, un jeune homme de 18 ans. Une perquisition a aussi eu lieu dans un logement de la banlieue de Londres, et la police britannique reste à la recherche d'autres suspects éventuels. Dans sa revendication de l'attentat, l'organisation État islamique avait en effet indiqué que plusieurs personnes avaient réalisé cet attentat, qui a fait 30 blessés. Le pays est repassé en état d’alerte attentat maximal. Le Royaume-Uni, c’est vrai, est une cible privilégiée des terroristes, comme nous le rappelle Juliette Gheerbrant.

C’est presque un attentat par mois, cinq sur le dernier semestre, qui frappe le pays. En août dernier, un Britannique de 26 ans blesse trois policiers devant le palais de Buckingham à Londres, avant d'être neutralisé. En juin, trois personnes foncent dans la foule sur le London Bridge avant de poignarder des passants dans le quartier de Borough Market - bilan huit morts et une cinquantaine de blessés. En mai, lors du concert de la chanteuse américaine Ariana Grande à Manchester, un terroriste se fait exploser, il tue 22 personnes et en blesse 116, dont de nombreux enfants et adolescents. En mars enfin, à Londres, sur le pont de Westminster, un terroriste fonce dans la foule avec son véhicule, avant de tuer un policier à l'arme blanche - bilan cinq morts. L'organisation État islamique revendique quatre des attentats, dont celui de vendredi. Les attaques se sont donc multipliées ces derniers mois, mais la pression remonte plus loin. En 2003, la Grande-Bretagne s'engage pleinement en Irak, aux côtés des États-Unis, pour faire tomber Saddam Hussein, et devient ainsi une cible privilégiée du terrorisme. Depuis 2005 neuf attaques majeures ont endeuillé le pays.

ZK : Juliette Gheerbrant… On va maintenant vous parler du prochain référendum sur l'indépendance de la Catalogne, en Espagne, référendum prévu, Florent, le 1er octobre prochain.

FG : La Catalogne, et sa capitale Barcelone, c'est la région la plus riche d'Espagne, c'est aussi une des provinces espagnoles qui a toujours affiché sa défiance vis-à-vis du pouvoir central de Madrid. Pas autant que le Pays basque, mais depuis le début du 20e siècle, les Catalans, qui ont leur propre langue, veulent s'émanciper, se libérer, quitter la monarchie espagnole pour créer une république indépendante. Alors, comme vous l'avez dit, Zéphirin, les Catalans vont organiser le 1er octobre prochain un référendum sur l'indépendance de leur région. Alors, il y en avait déjà eu un, de référendum, en 2014, le oui à l'indépendance l'avait largement emporté, le gouvernement conservateur au pouvoir à Madrid avait déclaré le résultat illégal. Mais cette fois, quoiqu’en pense le gouvernement de Madrid, les indépendantistes catalans sont déterminés à aller jusqu’au bout. Et l'immense majorité des maires de la Catalogne se sont rassemblés aujourd'hui à Barcelone, pour afficher leur détermination à organiser coûte que coûte ce référendum. À Madrid, la correspondance de Diane Cambon.

À moins de deux semaines du référendum, les indépendantistes catalans viennent de faire une nouvelle démonstration de force. Près de 700 maires de Catalogne, disposés à organiser la consultation populaire, ont bravé Madrid en se réunissant à Barcelone en présence du chef de l'exécutif catalan. Brandissant solennellement leur bâton de maire, les édiles, rassemblés au siège du gouvernement régional, ont chanté l'hymne catalan, « Els Segadors », tandis qu'une foule de manifestants, souvent munis de drapeaux indépendantistes, leur criaient de l'extérieur : « Nous sommes avec vous ! » Ces élus risquent des poursuites judiciaires, voire une arrestation, s'ils mettent à disposition de l'exécutif régional leurs locaux pour coopérer dans ce projet séparatiste. Ils représentent 75% de toutes les municipalités de la région. La maire de Barcelone, Ada Colau, qui avait hésité à rejoindre le contingent des édiles rebelles, va finalement permettre aux Barcelonais de voter le 1er octobre. Cette élue de la gauche alternative s'est gardée toutefois d'expliquer comment la mairie allait procéder, afin ne pas être mise en examen par la justice espagnole. Diane Cambon, Madrid, pour RFI.

ZK : Nous sommes samedi, et le samedi, Florent, nous avons rendez-vous avec le mot de la semaine d'Yvan Amar.

FG : Et ce soir, Ivan revient sur l'origine du mot presse, la presse écrite, qui se porte un peu mieux en France. Yvan Amar.

Bonne nouvelle pour la presse française qui va mieux, et notamment la presse quotidienne nationale, c’est-à-dire les grands journaux qui paraissent tous les jours et sont diffusés, sont achetés, partout en France. Quand on parle de presse dans cette information, on redonne au mot son premier sens, qui vient de presser, c’est-à-dire appuyer fortement. Alors, on utilise le mot pour des appareils divers : un presse-citron ou un pressoir à raisin, mais aussi une presse à imprimer, puisqu’il faut fortement appuyer, faire pression sur les caractères d’imprimerie pour que l’encre laisse sa trace sur le papier. C’est le premier système qu’on a utilisé. Alors le mot a été associé à une activité quotidienne, assez vite, et dès le début du 18e siècle, la presse a désigné le nombre de feuilles qu’un imprimeur pouvait tirer chaque jour. Et donc le mot s’est séparé assez vite de l’activité du livre, pour s’associer à l’activité du journal uniquement. C’est-à-dire d’une publication qui sort tous les jours - journal. Et le mot presse est depuis cette époque très lié à toutes les parutions périodiques, et très associé à une idée d’information. Alors quand d’autres formes sont apparues, on a gardé le mot : on a parlé de presse radiophonique, et même de journal radiophonique, bien que ce journal soit bien plus que journalier : on a le journal du matin, du soir, de la nuit… Et quand l’image est arrivée, on a donc parlé de presse audiovisuelle. C’est bien la preuve qu’on avait tout à fait oublié, dans l’usage courant, l’origine de ce mot presse.

FG : Yvan Amar dans le journal en français facile. Merci Zéphirin Kouadio.

ZK : Merci Florent Guignard.

FG : Très bonne soirée à tous ; il est 22 heures 10 à Paris.

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