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Journal en français facile 16/07/2017 20h00 GMT

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RFI
Transcription

François Bernard : Radio France Internationale en direct de Paris où il est 22h. Bonsoir et bienvenue à l'écoute du Journal en français facile en compagnie de Zéphyrin Kouadio ce soir encore. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir François, bonsoir à tous.

FB : Dans l'actualité de ce dimanche16 juillet : Le président français Emmanuel Macron a rappelé toute la responsabilité de la France dans la rafle du Vel d'Hiv, qui a visé des milliers de juifs en 1942.

ZK : Un événement dont il a commémoré avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le 75e anniversaire, à Paris.

FB : Au Venezuela, le vote de l'opposition à la Constituante du président Maduro a commencé.

ZK : Et puis le mot de la semaine avec Yvan Amar en fin de journal, le mot «bunkerisé».

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FB : « C'est bien la France qui organisa la rafle ». Ce sont les mots d'Emmanuel Macron.

ZK : Il a prononcé un discours à l'occasion de la journée de commémoration des 75 ans de la rafle du Vel d'Hiv. Il y a 75 ans, 13152 juifs dont des milliers d'enfants ont été arrêtés puis déportés sur ordre des nazis, mais avec la complicité du régime de Vichy.

FB : Une cérémonie d'hommage aux victimes et aux survivants. Le Premier ministre israélien en était l'invité d'honneur. C'est d'ailleurs la première fois qu'un Premier ministre israélien assiste aux commémorations de la Rafle du Vel d'Hiv. Avec ce discours, le président de la République Emmanuel Macron suit la ligne tracée par Jacques Chirac, Johanna Hébert.

Avant l'année 1995 et ce discours, devenu historique de Jacques Chirac, la France n'avait jamais reconnu sa responsabilité dans la déportation des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Jacques Chirac, alors président de la République, dit des mots forts...comme « la folie criminelle de l'occupant a été secondée par des Français, par l'État français ». Après lui Nicolas Sarkozy et François Hollande suivent cette ligne. Emmanuel Macron fait donc de même avec ce discours de commémoration des 75 ans de la Rafle du Vel d'Hiv. Dans lequel il a d'ailleurs rendu hommage à Jacques Chirac. Et il va même plus loin. Son discours est clair... Il dit que « Pas un seul allemand n'a participé à la rafle »... la France est donc entièrement coupable. Emmanuel Macron égratigne au passage Marine Le Pen qui pendant la campagne présidentielle a fait polémique en niant la responsabilité de la France... Et puis, le président de la République a parlé de l'antisémitisme et du racisme d'aujourd'hui... Qui existent toujours, mais sous une autre forme... Notamment avec les réseaux sociaux où la parole se libère. Et pour le président de la République, la nouvelle forme de l'antisémitisme a un nom : l'antisionisme. Ce courant de pensée, hostile à l'extension de l'État d'Israël, deviendrait aujourd'hui un paravent à la haine contre les juifs.

FB : Johanna Hébert. Emmanuel Macron s'est une nouvelle fois dit prêt, à soutenir toute initiative diplomatique visant à raviver le processus de paix israélo-palestinien.

ZK : Retour sur la «réunion de travail» à l'Élysée entre les dirigeants français et israélien cet après-midi avec Toufik Benaichouche.

« L'entretien entre les 2 personnalités a duré beaucoup plus longtemps que prévu. C'est dire l'amitié et la franchise qui lient les 2 hommes. Des convergences, il y en a ; 3 votre combat contre l'islamisme radical est le nôtre » a souligné Benyamin Nethanyaou. Emmanuel Macron pour sa part a rappelé le soutien et l'attachement indéfectible que la France portait à la sécurité d'Israël. Le président français a également assuré le 1er ministre israélien que Paris sera d'une vigilance extrême sur l'application de l'accord sur le nucléaire iranien. Un cauchemar pour Benyamin Nethanyaou qui redoute que Téhéran ne se dote de l'arme nucléaire. Emmanuel Macron a également affirmé partager les inquiétudes d'Israël sur l'armement du Hezbollah libanais. Mais il y a aussi des points de divergences. Pas question, pour le président français, de remettre en cause les conditions d'une reprise des négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens. Comprenez : il faut stopper la colonisation des terres palestiniennes par Israël. En revanche pas un mot sur une éventuelle conférence de paix. Enfin Benyamin Nethanyou a salué le fait qu'Emmanuel Macron condamne évidemment l'antisémitisme, mais aussi l'antisionisme.

FB : Toufik Benaichouche. Israël a rouvert dimanche l'esplanade des Mosquées à Jérusalem fermée après une attaque meurtrière contre des policiers, il y a deux jours.

ZK : Mais des fidèles musulmans ont refusé d'y entrer en raison des nouvelles mesures de sécurité incluant détecteurs de métaux et caméras. Les Vénézuéliens ont commencé à voter à l'occasion d'une consultation populaire organisée par l'opposition.

ZK : Un scrutin symbolique, qui n'aura aucune valeur légale, sur le projet de Constituante du président Nicolas Maduro, après trois mois de manifestations violentes.

FB : Écoutez ce qu'en pensent quelques Venezueliens rencontré à Caracas par Andreina Flores.

Femme 1 : « Le processus a été normal, on le voit tranquille, on le voit très bien. C’est à dire, il n’y a pas d’agitation. Ce que tu regardes ici c’est la joie du peuple, le peuple qui manifeste dans la rue pour que cette situation finisse. On n’en peut plus. » Homme : « Nous rejetons ce régime violateur des droits de l´homme qui a violé aussi systématiquement notre Constitution et qui s’est mis a l’écart de l’état de droit. Je crois qu’aujourd’hui c’est le début du chemin pour changer le Venezuela, et ce ne sera pas les institutions qui le feront, mais la plupart du peuple vénézuélien. » Femme 2 : « Le rejet est imminent. On a une constitution que l’on va défendre et on ne va pas permettre qu’ils nous imposent une nouvelle constitution pour leur donner tout le pouvoir. Ils l’ont eu pendant 18 ans et ils nous ont ruinés ».

FB : En Turquie, les autorités ont interpellé la rédactrice en chef d'un journal qui a estimé dans un éditorial que le gouvernement exagérait l'importance du putsch manqué du 15 juillet 2016. Elle s'appelle Yeliz Koray a été arrêtée samedi soir à son domicile.

ZK : Dans son éditorial, elle dénonce les purges massives qui ont touché des pans entiers de la société turque. Près de 160 journalistes ont été emprisonnés.

FB : « La Turquie est aujourd'hui la plus grande prison du monde pour les professionnels des médias », déplore l'association Reporters sans frontières dans un communiqué.

ZK : La justice iranienne a annoncé la condamnation à dix ans de prison d'un ressortissant américain accusé d' «infiltration».

FB : Les États-Unis réclament à l'Iran la « libération immédiate de tous les Américains détenus » par la République islamique après cette condamnation.

ZK : En Iran toujours, où le pouvoir judiciaire a annoncé l'arrestation pour délits financiers du frère et conseiller spécial du président iranien, Hassan Rohani.

FB : Sport cyclisme Tour de France. La 15e étape est arrivée au Puy-en-Velay sur les plateaux du Massif central après 189,5 kilomètres de course. C'est le Néerlandais Bauke Mollema s'impose. Christopher Froome conserve le maillot jaune. La 16e étape emmènera les coureurs du Puy-en-Velay à Romans-sur-Isère pour 165 km de course. Il est 22het 8 minutes à Paris, l'heure de retrouver le professeur Amar pour les explications sur le mot de la semaine.

Le président du Venezuela, Nicolas Maduro va-t-il être « bunkérisé » par la consultation que l’opposition a organisée aujourd’hui ? C’était une crainte des observateurs, et c’est ainsi que RFI titrait dans les informations de la journée. Un référendum est en effet proposé et il tente de faire réagir les citoyens du pays à la convocation d’une assemblée constituante que la pouvoir a prévue dans quelques semaines. Mais pourquoi est-ce que ça « bunkériserait » Maduro ? Parce que ça risque de l’isoler encore davantage, de le couper d’une bonne partie du pays. Le succès de ce référendum pourrait enfermer le président. Est-ce qu’alors on a l’idée qu’il est emprisonné ? Un peu, mais pas uniquement : s’il est bunkérisé, c’est qu’il s’agit d’un emprisonnement volontaire : il se réfugie dans son pouvoir, entre ses partisans. Parce qu’il veut se protéger. Mais ce n’est qu’à moitié volontaire, car il ne peut faire autrement, et son espace de volonté se réduit, car il devient de plus en plus impopulaire. Pourquoi ce mot bunkérisé ? Il faut le comprendre comme cloîtré dans son bunker. Et un bunker est un mot d’origine allemande qui a d’abord désigné un petit abri fortifié. Il est utilisé dès la Première Guerre mondiale, mais surtout pendant la seconde : les Allemands avaient construit des abris de ce genre sur les côtes françaises de la Manche et de l’Atlantique pour contrer un débarquement des Alliés – ce qui n’a pas empêché d’ailleurs le Débarquement de réussir. Mais ce mot évoque aussi la construction fortifiée où s’était réfugié Hitler à l’extrême fin de la guerre : L’Allemagne est envahie de toute part, le régime nazi s’effondre et Hitler tient comme il le peut, dans cet espace ridiculement réduit où il est acculé, jusqu’à ce qu’il se suicide en mai 1945. Et on a bien cette image d’un président coincé et aux abois quand on parle de Maduro « bunkérisé ».

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