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Journal en français facile 16/03/2020 20h00 GMT

16 марта 2020
Studio RFI
Transcription

Raphaël Delvolvé : À l’écoute de Radio France Internationale, il est 21h dans nos studios à Paris, 20h en temps universel, il est l’heure du Journal en français facile.

Et dans ce Journal en français facile nous allons parler de la décision prise pour la première fois en France ce lundi. En raison de l’épidémie de coronavirus, le président de la République Emmanuel Macron a décidé d’interdire au Français de se réunir et de se déplacer normalement. Cette décision doit permettre de réduire la circulation du virus qui provoque la maladie appelée « le Covid-19 ». Cette nouvelle décision en pleine crise du coronavirus est très importante. Le président français a également décidé ce lundi, de reporter le deuxième tour des élections municipales prévu dimanche prochain.

En Suisse également, en raison du coronavirus, l’état d’urgence a été décidé ce lundi, nous verrons ce que cela signifie dans ce petit pays qui n’y est pas habitué.

Et puis le virus a des répercussions sur l’économie également. Toutes les bourses ont perdu de la valeur ce lundi.

Et puis enfin, nous parlerons d’une autre actualité, puisqu’en Russie, la Cour constitutionnelle a approuvé la réforme de Vladimir Poutine. Cette réforme voulue par le président russe lui donnerait la possibilité d’être à la tête du pays jusqu’à l’année 2036.

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En France, où la maladie du Covid-19 se répand très rapidement et où les habitants continuent de sortir dehors et de se rassembler, le président français Emmanuel Macron a décidé ce soir d'interdire désormais aux Français de se rassembler pour une durée d'au moins 15 jours. Is ne pourront se retrouver entre eux dans les parcs, ni dans les appartements des autres. Je vous propose d'écouter Emmanuel Macron lorsqu'il l'a annoncé tout à l'heure.

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Et le président français a annoncé d'autres choses. Notamment que les Français n'auraient pas de factures et de loyers à payer. Il a aussi déclaré que le second tour des élections des maires, qui devaient avoir lieu dimanche prochain, était reporté. Il y aura également des aides pour les entreprises.

En Europe toujours, l'Espagne a elle décidé de fermer ses frontières ce lundi. Et en Allemagne le gouvernement ordonne la fermeture de nombreux lieux comme les bars ou les discothèques. Le président allemand demande aux habitants de rester chez eux.

Aux États-Unis aussi, le président Donald Trump a fait des déclarations ce soir. Il a seulement demandé, sans l'imposer, aux Américains d'éviter les rassemblements de plus de 10 personnes mais aussi les voyages ou encore de fréquenter les bars ou les restaurants.

Et puis renforcements des restrictions en Suisse également, des mesures ont été prises aujourd'hui. L’État d'urgence a été décrété jusqu'au 19 avril. Toutes les manifestations publiques ou privées sont ainsi interdites. Les détails à Genève de Jérémie Lanche.

Les mesures exceptionnelles entrent en vigueur ce soir à minuit et sont valables jusqu'au 19 avril. Les musées, les parcs, les restaurants... Tout sera fermé. Certains cantons avaient déjà pris des mesures similaires. Mais cette fois, il s'agit d'une stratégie nationale. L'armée suisse va se déployer dans tout le pays. 8000 militaires qui vont épauler les personnels de santé, le secteur de la logistique et celui de la sécurité jusqu'à fin juin. Une mobilisation inédite depuis la Seconde Guerre mondiale. Inédite aussi la fermeture des frontières avec la France, l'Autriche et l'Allemagne. Comme c'était déjà le cas avec l'Italie. Seuls les ressortissants suisses, ceux qui ont un permis de séjour ou ceux qui travaillent en Suisse vont pouvoir traverser la frontière. Et il faut. Car dans certains cantons, les frontaliers représentent une part non négligeable du personnel de santé. Aux hôpitaux universitaires de Genève, c'est presque 50% du personnel qui habite en France. Dans le Jura suisse, l’hôpital public, a même appelé son personnel français à résider en Suisse le temps de l'épidémie. Dans cette situation très particulière, où de nombreux pays prennent des décisions importantes, il y a de sérieuses répercussions sur l'économie.

Les Bourses ont connu une nouvelle journée difficile ce lundi dans différents pays, en Australie, en France mais aussi au Japon et en Allemagne. Les précisions de notre journaliste Ariane Gafurri.

 [Transcription manquante] 

On termine en Russie. L'information passe nettement au second plan, mais le projet de constitution de Vladimir Poutine, bientôt soumis à referendum, a été approuvé par la Cour Constitutionnelle. Ce projet de refonte de la loi fondamentale permettrait au président russe de faire deux nouveaux mandats et rester potentiellement au pouvoir jusqu'en 2036. Anastasia Becchio.

La Cour constitutionnelle n’a pas tergiversé. À peine Vladimir Poutine avait-il promulgué la réforme samedi, qu’elle se mettait au travail en plein week-end. Moins de 48 heures plus tard, elle faisait part de sa décision. La dernière fois que cette institution s'était réunie en urgence, c’était pour statuer sur la Crimée, l’annexion de la péninsule ukrainienne, en mars 2014. Ce matin dans une lettre ouverte publiée sur le site de la radio Echo de Moscou, 357 personnes, des universitaires, des scientifiques, des juristes, des intellectuels, ont dénoncé cette réforme comme illégale et inacceptable d’un point de vue politique comme éthique. Ils y voient un « coup d’État anticonstitutionnel qui a revêtu une forme pseudo-légale». En janvier, à la surprise générale, le chef de l’État russe a annoncé cette réforme, qui devait initialement renforcer les pouvoirs de l'exécutif et du Conseil d'État. Elle doit graver dans la loi fondamentale, un salaire minimum garanti, une indexation des retraites, et le principe d'un mariage possible uniquement entre un homme et une femme. La semaine dernière, un nouvel amendement a été ajouté, permettant à Vladimir Poutine de remettre à zéro le nombre de ses mandats présidentiels, ce qui théoriquement lui permettrait de rester au pouvoir jusqu’en 2036.

La réforme doit encore être validée par un « vote populaire » le 22 avril. Des voix s'élèvent pour demander un report de la consultation dans le contexte de l'épidémie de Coronavirus. Le Kremlin indique que ça n'est pas à l'ordre du jour.

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