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Journal en français facile 13/12/2019 20h00 GMT

13 декабря 2019
Studio RFI
Transcription

Delvolve Raphaël : Et avec moi pour présenter ce journal en français facile, Clémentine Pawlotski. Bonsoir Clémentine.

Clémentine Pawlotski : Bonsoir Raphaël, bonsoir à tous. 

DR : Dans ce journal nous reviendrons sur la victoire des Conservateurs aux élections législatives au Royaume-Uni. Les Tories, comme on les appelle en anglais, ont remporté la majorité absolue. Le leader Boris Johnson a donc la possibilité de mener le Brexit comme il le souhaite.

CP : En Algérie, Abdelmajid Tebboune a été élu président dès le premier tour hier. Une victoire sans triomphe pour cet ancien premier ministre d’Abdelaziz Bouteflika. Peu de gens ont voté et beaucoup de personnes contestent sa légitimité. 

DR : Et puis nous parlerons de la France. Le pays a vécu son 9e jour de grève contre la réforme des retraites. Toujours peu de train et de métropolitains à Paris. Le président Emmanuel Macron appelle à la concertation. De leur côté le Premier ministre et le ministre de l’Éducation discutaient avec les représentants des professionnels de l’enseignement, dont beaucoup sont opposés à la réforme.

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CP : Une large victoire donc pour les conversateurs de Boris Johnson, au Royaume-Uni. Ils ont remporté la majorité absolue après les élections législatives... 

DR : 365 sièges selon les résultats définitifs publiés vendredi après midi. 365 sur 650 donc plus de moitiés des sièges. Ce qui correspond comme vous l’avez dit Clémentine à la majorité absolue. Une majorité qui permet au Premier ministre, Boris Johnson, de faire voter sans difficulté l’accord de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne. Accord prévoyant une sortie le 31 janvier prochain. Scénario idéal pour Boris Johnson. Il a réussi à attirer les votes d’électeurs habitués à voter pour ses rivaux, les travaillistes. Les travaillistes qui leur côté demandent le départ de leur chef, Jeremy Corbyn. Les détails à Londres, de Muriel Delcroix.

Boris Johnson sait que s’il a pu rallier une bonne partie des électeurs travaillistes dans les bastions post-industriels du nord c’est grâce à son unique promesse de mettre en œuvre le Brexit le 31 janvier. Plus qu’un vote d’adhésion, c’est un vote d’exaspération et de lassitude face à l’impasse du Brexit qui la ramené à Downing street. C’est d’ailleurs pour cela que le Premier ministre a signalé vouloir s’employer à ne pas décevoir ces nouveaux électeurs de milieux modestes, bien loin du profil type de l’adhérent conservateur. Et il a à cet effet trouvé un nouveau slogan, rebaptisant son équipe, le « People’s government », le gouvernement du peuple… Côté travailliste le ressentiment contre Jeremy Corbyn s’est intensifié. Pour de nombreux députés et électeurs Labour c’est clairement la personnalité intransigeante de Jeremy Corbyn, sa politique à l’extrême gauche de l’échiquier et son refus de prendre clairement position pour ou contre le Brexit qui sont à blâmer. Ils estiment que le Corbynisme est désormais défunt et appellent le chef Labour à céder la place au plus vite. Mais loin de toute contrition, Jeremy Corbyn refuse pour l’instant de démissionner et dit vouloir assurer sa succession avant de partir en début d’année prochaine.

CP : Et plusieurs réactions à l’étranger à la victoire des conservateurs. 

DR : Donald Trump salue une formidable victoire. Vladimir Poutine en Russie, félicite également Boris Johnson et souhaite un dialogue constructif avec le Premier ministre britannique.

CP : Abdelmajid Tebboune c’est le nom du nouveau président en Algérie.

DR : Il s’agit d’un ancien premier ministre d’Abdelaziz Bouteflika. Il a été élu dès le premier tour hier en obtenant avec 58 % des voix lors d’un scrutin à faible participation. Le HIRAK, le mouvement demandant le départ des dirigeants actuels depuis 42 semaines, avait appelé à ne pas aller voter hier. Une nouvelle grande manifestation pour contester l’élection d’Abdelmajid Tebboune était d’ailleurs organisée aujourd’hui à Alger. Le président élu est déjà connu en Algérie, il incarne tout ce que le mouvement rejette, le régime. Magali Lagrange nous le présente.

[Transcription manquante]

DR : Et dans une conférence de presse qu’il a tenu ce vendredi, Abdelmajid Tebboune a dit « tendre la main » à la contestation.

CP : Dans l’actualité africaine toujours, des otages ont été tués par un groupe terroriste au Nigéria.

DR : Le mot « Otage » désigne une personne enlevée par un groupe armé. Un groupe souhaitant généralement obtenir quelque chose, comme de l’argent, en échange de la libération de l’otage. En l’occurrence, 4 personnes d’un groupe de 6 otages ont été tuées par le groupe jihadiste qui les a enlevées au mois de juillet dernier. Ces otages étaient des personnes employées par l’ONG Action Contre la Faim. On ne sait pas exactement quand, les exécutions ont eu lieu. On sait seulement que l’une des 4 personnes a été tuée fin septembre dernier.

CP : En France, les grèves contre la réforme des retraites continuent. 

DR : Déjà 9 jours, les conséquences dans les transports en particulier à Paris. De son côté, le président Emmanuel Macron, très discret depuis le début de la grève, a fait des déclarations sur le sujet ce vendredi. Le président français à Bruxelles encore aujourd’hui pour un sommet européen a été interrogé par les journalistes sur cette réforme du système de retraites français très contestée. Emmanuel Macron a appelé à la concertation, c’est-à-dire à la discussion entre le gouvernement et les syndicats. Le président a également rappelé les objectifs de cette réforme, qu’il qualifie d’historique. Nous l’écoutons.

[Transcription manquante]

DR : Au micro d’Anthony Lattier à Bruxelles.

CP : Et exemple de concertation, ce qu’ont fait, le Premier ministre, Édouard Philipe et le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer aujourd’hui. 

Ils ont essayé de se concerter, se mettre d’accord en discutant donc, avec les représentants des enseignants, dont beaucoup n’aiment pas la réforme des retraites proposée par le gouvernement. Jean-Michel Blanquer a reçu des syndicats enseignants dans son ministère vendredi matin, avant de rencontre, avec le Premier ministre, des enseignants à Nancy dans l’est de la France. Les discussions continueront lundi, toujours au ministère de l’Éducation, avec une nouvelle réunion entre le ministre et les principaux syndicats enseignants. Écoutez ce que pense de tout ça, Frédéric Marchand, il est le secrétaire général de l’UNSA Éducation, l’un des syndicats majoritaires chez les enseignants.

[Transcription manquante]

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