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Journal en français facile 13/11/2019 20h00 GMT

13 ноября 2019
Studio RFI
Transcription

Andréane Meslard : Vous écoutez RFI, il est 21 heures à Paris, 20 heures en temps universel. L’heure de votre Journal en français facile. Avec moi pour vous le présenter, Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Andréane, bonsoir à tous.

AM : À la une de ce mercredi 13 novembre : les premières auditions publiques, aujourd’hui aux États-Unis. Elles sont réalisées dans le cadre de l’enquête, sur la procédure de destitution du président américain. La procédure lancée par le clan démocrate sur laquelle repose le futur de la présidence de Donald Trump. Les manifestations continuent au Liban, aujourd’hui encore. Les mots tenus par le président Michel Aoun hier soir ont été très critiqués. Puis la mobilisation à Hong Kong. Une réunion d’urgence se tient cette nuit.

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SB : Aux États-Unis, c’est aujourd’hui qu’ont commencé les premières auditions publiques dans le cadre de la procédure de destitution de Donald Trump. Cela signifie que des personnes liées à l’enquête en cours sont interrogées par le Congrès américain et qu’après le sénat décidera si oui ou non Donald Trump va rester président.

AM : Il est soupçonné d’abus de pouvoir. Et dans cette enquête, ont témoigné aujourd’hui : Georges Kent et Bill Taylor, deux diplomates qui ont parlé de pressions faites sur l’Ukraine. Kiev à qui on a demandé des informations susceptibles d’aider le président américain dans sa campagne pour la présidentielle de l’année prochaine. Ces auditions sont retransmises en direct à la télévision américaine. Anne Corpet, le témoignage des diplomates frappe fort contre le clan Trump.

« Bill Taylor, chargé d’affaires en Ukraine raconte : “vendredi dernier, un membre de mon équipe m’a raconté avoir assisté, dans un restaurant de Kiev, à un coup de téléphone entre le président et l’ambassadeur Gordon Sondland. Il a entendu Donald Trump demander où en étaient les enquêtes” et Bill Taylor poursuit : “lorsque mon collaborateur a ensuite interrogé Gordon Sondland au sujet de la position du président sur l’Ukraine celui-ci lui a répondu : ‘Donald Trump s’intéresse plus aux enquêtes sur Joe Biden qu’à l’Ukraine’. Ce coup de fil n’avait jamais été évoqué auparavant. Il est potentiellement explosif. Gordon Sondland, un important donateur de la campagne du président nommé ambassadeur auprès de l’Union européenne témoignera à son tour la semaine prochaine : s’il confirme cette conversation, la défense du président –qui dément toute pression- sera sérieusement mise à mal. En attendant, les républicains tentent de discréditer le témoignage des deux diplomates. Leur principal argument : ni Bill Taylor ni Georges Kent, auditionnés aujourd’hui, n’ont jamais directement entendu le président faire pression sur l’Ukraine ».

AM : Donald Trump de son côté l’a dit aujourd’hui, il ne regarde par les auditions, car il a, je le cite, du travail. C’est aujourd’hui qu’il reçoit la visite de Reccep Tayip Erdogan, à la Maison-Blanche. Tous deux ont critiqué les propos du président français Emmanuel Macron sur l’OTAN.

SB : Du Mexique où il se trouve, l’ancien président bolivien Evo Morales parle d’un possible retour dans son pays.

AM : Afin, dit-il d’apaiser la situation. Evo Morales s’exprime, deux jours après son départ, après sa démission, quasiment un mois après le début d’un mouvement de révolte dans le pays et au lendemain de la proclamation comme présidente par intérim de Janine Anes. Dans le pays, ta tension est un peu retombée depuis ce matin.

SB : Au Liban, la colère elle est toujours bien présente. Les manifestants se sont rassemblés devant le palais présidentiel aujourd’hui.

AM : Et ce qui est sûr, c’est que les déclarations du président Michel Aoun hier soir ont attisé la fureur, c’est à dire ont augmenté la colère. Après plusieurs semaines d’un important mouvement de contestation contre la classe politique c’est-à-dire les personnes travaillant dans le secteur politique, Michel Aoun a appelé, à partir du pays tous les manifestants qui jugent qu’aucun dirigeant n’est honnête. La réponse a été donnée par la rue aujourd’hui, comme a pu le constater Laure Stephan. 

[Transcription manquante]

AM : Dans la bande de Gaza, après 48 heures de tensions, le bilan a augmenté ce soir. Les frappes israéliennes ont fait 26 morts depuis mardi.

SB : Et puisqu’on parlait de mouvement de révolte, à Hong Kong, une réunion d’urgence est en cours pour tenter de trouver une issue, c’est-à-dire une fin aux manifestations.

AM : Après trois jours de chaos, d’important désordre, le gouvernement a dû faire fermer toutes les écoles du territoire semi-autonome demain. Ce soir aussi, des affrontements ont lieu entre la police et les manifestants dans différents quartiers de Hong Kong. Florence de Changy.

Le mot d’ordre donné par le mouvement pour la nuit de mercredi c’est de multiplier les fronts afin de compliquer la tâche à la police. Dans le quartier du principal port de pêche de l’Iile de HK, Aberdeen, quelques centaines de personnes traînent sous la pleine lune dans les rues déjà barricadées et regardent les manifestants les plus motivés sortir les pavés des trottoirs et les disperser sur les routes. Parmi eux, Jonas, 23 ans : ‘Vous voyez pour le moment ils sont en train de faire des barricades comme vous voyez à ce carrefour. Mais la police n’est pas loin donc ils vont apparaître d’une minute à l’autre’. Et effectivement quelques minutes plus tard une trentaine de policiers anti-émeutes déboulent avec leurs torches tromboscopiques, leur matraque et tout leur harnachement et commencent à quadriller le quartier, détruisant les barricades de coups de botte sur leur passage. Mais à peine éloignés, des habitants les insultent de loin et quand ils reviennent au carrefour d’où ils sont partis 20 minutes plus tôt les barricades chaises, tables poubelles renversées et autres débris sont à nouveau en place. Mais ce jeu de chat et souris peut vite dégénérer comme le craint cette vendeuse de fleurs. Aberdeen est resté calme cette nuit. La situation a toutefois dégénéré à Sai wan Ho, le quartier où un policier a tiré à bout portant sur un manifestant de 21 ans lundi parti, à Mongkok et à Prince Edward.

SB : Le monde du cyclisme pleure la mort de l’un de ses grands noms.

AM : Raymond Poulidor est mort aujourd’hui à l’âge de 83 ans. Les Français se souviennent surtout de lui comme d’un sportif, toujours deuxième du Tour de France, jamais premier. Le tour de France, c’est une compétition de vélo organisée chaque année depuis 1903 durant laquelle les coureurs effectuent plusieurs courses à travers le pays. Ça ne l’a pas empêché de conquérir le cœur des amateurs. Martin Guez

Un gros gâteau partagé, de l’accordéon, en compagnie des 2 Bernard, Hinault et Thévenet, et de son petit-fils Mathieu Van Der Poel, cycliste professionnel néerlandais. En 2016, pour ses 80 ans, Raymond Poulidor était le plus heureux des hommes à l’occasion du passage du Tour dans sa ville de Saint Léonard de Noblat, car le Tour de France, c’était lui. Le petit homme au visage tout rond et aux yeux en amande était reconnu et aimé de tous sur les routes hexagonales. Une côte de sympathie intacte, après 57 grandes boucles dont 14 comme coureur puis comme suiveur avisé. Et tant pis s’il n’a jamais remporté la Grande Boucle. Souvent présenté comme l’éternel second, Poupou comme le surnomme affectueusement le public, aura connu la gloire sans le maillot jaune, 8 fois sur le podium, il se forge une réputation de perdant magnifique, notamment lors du Tour 1964, et son bras de fer perdu contre son ennemi de toujours Jacques Anquetil. 14 grandes boucles donc, le dernier à 40 ans. Une longévité incroyable pour celui qui n’aura jamais vu la vie en jaune, mais pas dénuée de succès près de 200 victoires en carrière, dont Paris Nice ou le Tour d’Espagne. Et une bonne humeur permanente pour celui qui n’aura jamais quitté la Haute Vienne, sa terre natale dans le centre de la France, de son enfance paysanne, à s’entraîner en cachette de ses parents, qui jugeaient le cyclisme trop dangereux, à ses derniers coups de pédale avant de définitivement ranger la bicyclette au garage.

AM : Les précisions de Martin Guez. RFI c’est la fin de ce journal en français facile, merci à vous de l’avoir suivi, merci aussi à Sylvie Berruet d’avoir été à mes côtés. N’oubliez pas que vous pouvez le retrouver sur notre site www.rfi.fr à la rubrique savoirs, avec un S.

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