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Journal en français facile 13/08/2022 20h00 GMT

13 августа 2022
Studio RFI
ÉTATS-UNIS : Salman Rushdie hospitalisé dans un état grave après avoir été poignardé ; et autres nouvelles.

Transcription

Loïc Bussières : Vous écoutez RFI, il est 22h, ici, à Paris, 20h00 en temps universel.  

L’heure de votre Journal en français facile. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez. Journal que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.  

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Loïc, bonsoir à toutes et à tous.  

LB : À la Une, ce soir, Salman Rushdie hospitalisé dans un état grave après avoir été poignardé, hier, par un jeune homme d'origine libanaise, lors d'une conférence aux États-Unis. L'auteur des Versets sataniques était menacé de mort depuis plus de 30 ans.   

ZK : La guerre en Ukraine et de nouveaux tirs dans la région de Zaporijia. Kiev et Moscou s'accusent mutuellement d'avoir visé la zone de la plus grande centrale nucléaire d'Europe.  

LB : Dans ce journal, nous reviendrons également sur les incendies en France avec un début d'accalmie dans les Landes notamment, mais la crainte d'orages violents à venir. 

Et puis nous irons au Parc des Princes pour du football. Le PSG reçoit Montpellier, pour la deuxième journée de Ligue 1.  

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ZK : 24 heures après avoir été poignardé lors d'une conférence qu'il donnait dans l'État de New York, Salman Rushdie est toujours hospitalisé dans un état grave. 

LB : On ne sait, pour l’instant, pas plus de l'évolution de son état de santé. Hier soir, son agent indiquait qu'il avait entre autres été touché au foie et qu'il allait probablement perdre un œil. On n'en sait pas d'avantage non plus sur les motivations de son agresseur, et plus précisément si son geste est lié ou non aux écrits de Salman Rushdie, notamment ses très controversés Versets sataniques, c'est ce livre qui avait déclenché la colère en Iran. L’Iran dont les dirigeants avaient appelé à tuer l'écrivain britannique d'origine indienne. C'était en 1989. Aujourd'hui, l'émotion est vive dans son pays d'adoption. RFI, Londres, Sidonie Gaucher.  

« Un tsunami d’outrages » titrait ce matin le Guardian, en réponse à l’attaque de celui qui symbolise, dans la presse occidentale, la liberté d’expression et la lutte contre l’obscurantisme religieux. Boris Johnson s’est dit « atterré que Sir Salman Rushdie ait été poignardé alors qu’il exerçait un droit que nous ne devrions jamais cesser de défendre ». Les autres membres du gouvernement ont également tweeté leur soutien au droit pour la liberté d’expression. Salman Rushdie est né en 1947 à Mumbay, deux mois avant son indépendance de l’empire britannique, et rejoint l’Angleterre à 14 ans, puis lauréat du Booker Prize en 1981. Mais dès la publication des Versets sataniques en 1988, le gouvernement anglais lui offre la protection d'un garde du corps face au danger que représente la réaction de milliers de musulmans qui brûlent ses livres, à Bradford près de Manchester. En 2007, il est anobli par la reine Élisabeth II. Cela provoque la colère du Pakistan, qui exige le retrait de ce titre et brûle les effigies de la reine et de l’auteur. L’écrivain s’apprêtait à publier son prochain opus, sous le nom de plume Joseph Anton, en référence à ses héros littéraires, Joseph Conrad et Anton Chekhov. Sidonie Gaucher, Londres, RFI.  

LB : D'une manière générale, les pays occidentaux condamnent tous la tentative d'assassinat sur Salman Rushdie. « Un acte de violence consternant » selon la Maison Blanche. Au contraire des médias iraniens qui applaudissent, je cite, « la personne courageuse qui a attaqué le démon Salman Rushdie à New York », fin de citation. C'est ce qu'écrit notamment le journal Khayan, dont le rédacteur en chef est nommé par le guide suprême iranien.  

ZK : La manifestation n'aura duré que quelques minutes. En Afghanistan, les talibans ont dispersé un rassemblement de femmes, ce samedi, à Kaboul. 

LB : Une quarantaine des femmes qui s'étaient regroupées pour réclamer le droit au travail et à l'éducation. Ce qui leur est interdit depuis un an et la prise du pouvoir par les islamistes. Un groupe de combattants talibans a mis fin à la manifestation en tirant en l'air, quelques minutes après le début de la marche.  

Justement, à l'occasion de ce premier anniversaire du retour des talibans au pouvoir en Afghanistan, RFI sera en édition spéciale ce lundi à partir de 6h00 temps universel.  

ZK : À la Une également, la guerre en Ukraine et cette nouvelle passe d'arme autour de centrale nucléaire de Zaporijia.  

LB : Kiev et Moscou s'accusent mutuellement d'avoir tiré dans le périmètre de la centrale occupée par la Russie et visée à plusieurs reprises depuis une semaine. Ce qui fait craindre une catastrophe nucléaire. Le Conseil de sécurité des Nations unies s'est réuni jeudi sur le sujet. 

Concernant justement Zaporijia. On s'intéresse à présent aux conséquences sur la population d'un possible rattachement à la Russie. Les autorités pro-russes de la région ont annoncé cette semaine un possible référendum dans ce sens. Sur place, les agriculteurs qui sont en pleine récolte vivent encore entre deux marchés. Un nouveau statut de la région pourrait donc tout changer. Écoutez le reportage d’Anissa El Jabri lors d'un voyage de presse organisé par l'armée russe.  

« Voici notre oignon. C'est un oignon d'hiver qu’on cultive pour les stocks. Là, il a encore besoin de trois semaines avant d'être récolté. Habituellement, on le ramasse fin août début septembre. » Entre deux allées de terre, Natalia, tee-shirt et cheveux blonds ramassés en arrière, fait la visite de son exploitation au sud de la région de Zaporijia, à quelques dizaines de kilomètres de Melitopol. Dans sa ferme éloignée des combats, elle a toujours pu, ces six derniers mois, cultiver et désormais récolter. En ce moment, pour elle, c'est la pleine saison des pastèques, mais cette année, les débouchés sont plus compliqués : « On a perdu beaucoup de clients, de Dnipropetrovsk, de la région de Kharkiv, des clients qui ne peuvent plus venir chez nous maintenant. C'est là que réside la difficulté. C’est très dur cette année, mais il faut bien s'accrocher. » Natalia dit avoir beaucoup perdu, même si elle a pu exporter vers le Donbass russe. Les nouvelles autorités locales disent, elles, être très engagées dans la recherche de nouveaux marchés. Anissa El Jabri, Akimovskaya, RFI.  

ZK : Il est 23h06 en Israël et en Cisjordanie.
Une semaine après les raids de l‘armée israélienne sur Gaza, l‘enclave palestinienne est une nouvelle fois confronté au défi de la reconstruction. 

LB : Lors d‘une conférence de presse, le vice-ministre du Logement et des Travaux publics à Gaza, Naji Sarhan, a déclaré que plus de 1 750 logements avaient été détruits ou endommagés. Selon le Hamas, le Qatar a accepté de reconstruire ces habitations. Les précisions de notre correspondant dans le Golfe, Nicolas Keraudren. 

Le Qatar devrait une fois de plus participer à l‘effort de reconstruction de la bande de Gaza. C‘est en tout cas ce qu‘a annoncé, vendredi, Ismaïl Haniyeh sans donner plus de détails. Le chef du bureau politique du Hamas a par ailleurs tenu à remercier l‘émir du Qatar. Cette initiative « s‘ajoutera, selon lui, au bilan honorable du Comité qatarien pour la reconstruction de Gaza ». Le Qatar, proche de ce mouvement islamiste au pouvoir dans l’enclave palestinienne, est en effet l‘un des principaux bailleurs de fonds sur ce territoire. En mai 2021, au terme des bombardements israéliens sur Gaza pendant une dizaine de jours, le petit émirat du Golfe avait déjà promis d‘engager 500 millions de dollars. Doha distribue également une aide financière pour notamment contribuer au fonctionnement de la seule centrale électrique de Gaza, mais aussi pour payer les salaires des fonctionnaires et aider les familles dans le besoin. L‘année dernière, cette aide avait été bloquée pendant plusieurs mois par Israël. Son versement avait pu finalement reprendre en septembre dernier après la mise en place d‘un nouveau mécanisme de transfert financier. Nicolas Keraudren, Dubaï, RFI.  

ZK : Retour en France où les pompiers sont toujours mobilisés face aux incendies, notamment en Gironde, dans les Landes et en Bretagne. 

LB : Et avec le soutien de leurs collègues européens. Seize départements sont toujours en vigilance orange canicule avant l'arrivée d'orages et de pluies par l'ouest, ce soir. La fraîcheur et l'humidité pourraient toutefois devenir contre-productives avec le risque d'inondations, c'est ce qu'indique la sécurité civile, Zéphyrin.  

ZK : On passe au football avec la deuxième journée de Ligue 1 et la rentrée du PSG sur sa pelouse du Parc des Princes.   

LB : Premier match à domicile pour les Parisiens, première également pour leur nouveau coach Christophe Galtier. Le PSG accueille Montpellier. Et dans la tribune de presse, notre envoyé spécial Martin Guez. Bonsoir Martin.  

Bonsoir Loïc, bonsoir Zéphyrin, vous tombez très, très bien.  

LB : Le PSG a fini par trouver la faille semble-t-il face aux Héraultais ? 

Exactement Loïc, ils ont même bien trouvé la faille puisqu'ils viennent de marquer un troisième but. Une tête plongeante signée Neymar junior alors que la rencontre venait de reprendre. Vous l'entendez peut-être derrière moi, le speaker qui annonce le troisième but du PSG, le deuxième but de da Silva Santos junior, voilà, celui qu'on connaît mieux sous le nom de Neymar qui fait une superbe rencontre. Il est de tous les bons coups. Il avait commencé très, très fort alors que son équipe a buté pendant longtemps sur Jonas Omlin, le gardien Suisse des Héraultais, qui a sorti un penalty de Kylian Mbappé, qui a sorti un beau coup franc de Lionel Messi ou encore une nouvelle frappe du gauche du même argentin. Mais ça a fini par passer pour le PSG : une frappe de Kylian Mbappé contré par Falaye Sacko, le malheureux défenseur malien qui a dévié dans ses propres buts à la 40e. Neymar qui a rajouté un penalty à la 43e et puis, vous venez de l'entendre, on joue la 50e minute, une tête plongeante du Brésilien qui a donc marqué un doublé dans cette rencontre. Il en est à 3 buts et 3 passes décisives en deux matchs.  

LB : Martin Guez, en direct du PSG, avec en fond, vous l'avez entendu, les chants des supporters parisiens. RFI, il est 22h10, ici, à Paris. 

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