#Французский язык в новостях

Journal en français facile 13/03/2018 20h00 GMT

13 марта 2018
Image par défaut des émissions / éditions
RFI
Transcription

Céline Pellarin :Vous écoutez RFI et il est 20 h en temps universel, 21 h à Paris. Bonsoir à toutes et à tous. Merci d'être au rendez-vous du Journal en français facile. Aujourd'hui, c'est Alexis Guilleux qui est à mes côtés. Bonsoir Alexis.

Alexis Guilleux : Bonsoir Céline, bonsoir à tous.

CP : La relation diplomatique entre le Royaume-Uni et la Russie est au plus bas. Les deux pays sont en froid après l'empoisonnement en Angleterre d'un ex-espion russe. Moscou dément sa responsabilité. Londres a donné jusqu'à ce mardi soir à Moscou pour s'expliquer.

AG : Aux États-Unis, c'est le visage de la diplomatie qui change. Rex Tillerson va devoir quitter son poste. Le président Donald Trump a décidé de le remplacer par l'actuel chef de la CIA. L'agence de renseignement qui opère à l'extérieur de frontières américaines.

CP : Les frontières on en parlera aussi en France avec les douanes. Les policiers chargés de surveiller les personnes et les marchandises qui arrivent et partent de France. Et en 2017, les douaniers français ont confisqué, gardé un nombre record de tonnes de drogues.

-----

AG : Plus que quelques heures avant l'ultimatum, c'est-à-dire l'heure limite imposée le Royaume-Uni à la Russie.

CP : Une échéance qui expire, qui se termine à minuit. La Première ministre britannique Theresa May demande à Moscou des explications. En effet, Londres estime « très probable » que la Russie soit à l'origine de l'attaque au poison contre un ex-agent double russe et sa fille. Moscou de son côté clame son innocence. Un climat diplomatique tendu qui pourrait bien s'alourdir encore avec le décès inexpliqué d'un exilé russe à Londres. Anissa El Jabri.

Nicolaï Glouchkov était un critique du régime de Vladimir Poutine. Le meilleur ami de Boris Berezovski aussi, un ex-oligarque déjà décédé dans des circonstances considérées outre-Manche comme suspectes. Alors si les raisons de la mort de Nicolaï Glouchkov sont inexpliquées dit la police britannique, c’est bien l’antiterrorisme qui est chargé de l’enquête. Sur le cas Skripal, la Russie demande, elle, désormais une enquête conjointe. Mais signe d’un climat de plus en plus lourd entre les deux capitales, le débat s’est déplacé à Londres sur la nature des représailles évoquées par la Première ministre : potentiel renvoi de diplomates, cyberattaque, boycott du mondial de football en Russie cet été. Autre potentielle décision cette fois venant du régulateur de l'audiovisuel britannique, l’Ofcom pourrait suspendre la licence accordée à la chaîne Russia Today. Réponse sèche de la porte-parole de la diplomatie russe : « si Russia Today est fermée. Aucun média britannique ne travaillera en Russie ».

CP : Le Royaume-Uni qui a reçu le soutien de l'Allemagne, de la France et des États-Unis.

AG : Les États-Unis qui connaissent du changement, à la tête du pays.

CP : Effectivement puisque le président Donald Trump a limogé, a renvoyé son chef de la diplomatie. Une mesure annoncée, comme à son habitude, par un tweet. Rex Tillerson est remplacé au poste de secrétaire d'État par Mike Pompeo l'actuel directeur de la CIA, qui est l'agence chargée du renseignement à l'extérieur du pays. Pour Simon Grivet, qui est maître de conférences en Histoire et civilisation des États-Unis à l'université de Lille, si le moment choisi pour écarter Rex Tillerson de son poste de chef de la diplomatie peut surprendre, ce départ était inéluctable, il était forcément prévu. Et il a expliqué pourquoi à Sylvie Noël.

« C’est une surprise dans le timing, mais on sait qu’il y avait des rumeurs qui indiquaient son départ prochain. Il avait lui-même dit, Tillerson, qu’il partirait au bout d’un an. Et on sait qu’il y avait une certaine inimitié personnelle entre les deux hommes. Donc ça devait arriver. C’est ça qui est paradoxal. C’est-à-dire qu’au départ, quand Rex Tillerson a été nommé, il y a beaucoup de personnes qui ont eu une réaction de surprise parce que c’est vrai que c’était l’ancien PDG d’Exxon Mobil, qu’il avait une grande proximité avec la Russie. On s’est dit, voilà un élément qui montre que Donald Trump a décidé d’avoir une politique très pro-russe. Et paradoxalement, on a vu ça hier, dans une déclaration de Rex Tillerson en réaction à l’affaire de tentative d’empoisonnement sur un ancien espion russe à Londres, où finalement, Rex Tillerson était plus sévère que la Maison-Blanche dans ses avis. Donc apparemment voilà, ils étaient en porte à faux. Il y avait aussi une collaboration très complexe sur le dossier nord-coréen. Où on voyait le président dire des choses, faire des choses, contredire publiquement sur Tweeter son ministre des Affaires étrangères. Donc clairement il y avait une grave difficulté, qui ne pouvait pas vraiment continuer ».

CP : Rex Tillerson sera remplacé à la fin du mois de mars par Mike Pompeo. Celui-là sera remplacé à la tête de la CIA par Gina Haspel. Elle devient ainsi la première femme à en devenir la directrice. Mais son passé au sein de l'agence de renseignement, où elle aurait été responsable d'un département où l'on pratiquait la torture, ce passé pourrait lui mettre des bâtons ans les roues, compliquer sa prise de poste.

AG : Toujours aux États-Unis, l'État de Floride va demander la peine de mort contre Nikolas Cruz.

CP : C'est ce jeune homme de dix-neuf ans qui a tué dix-sept personnes dans un lycée de Parkland lors d'une fusillade le 14 février. Quatorze lycéens et trois enseignants du lycée ont été abattus par les balles de son fusil d'assaut semi-automatique, qu'il s'était procuré légalement.

AG : Le Pérou va demander aux États-Unis d'extrader, de leur ramener l'ex-président Alejandro Toledo qui a été en poste de 2001 à 2006.

CP : Il est accusé d'avoir touché vingt millions de dollars de pots-de-vin, d'argent de la corruption. Une affaire qui fait partie de la tentaculaire, de l'énorme enquête autour du géant du Bâtiment Travaux Public Odebrecht. Trois autres chefs d'État péruviens ont été éclaboussés par ce scandale Odebrecht, dont l'actuel président Pedro Pablo Kuczynski qui pourrait être visé dans les prochaines semaines par une nouvelle procédure de destitution au Parlement.

AG : C'est une nouvelle qui a choqué dans les territoires palestiniens: l'attentat manqué qui a visé le convoi du Premier ministre palestinien.

CP : Ce matin Rami Hamdallah était en visite dans la bande de Gaza lorsqu'une bombe a explosé là où se trouvait le Premier ministre. Six membres des forces de sécurité qui l'accompagnait ont été blessés. L'attentat n'a pas été revendiqué. Le Hamas qui contrôle la bande de Gaza et l'Autorité Palestinienne accusent tous les deux Israël d'être responsable de cette violence. Mais pour l'instant cet évènement n'entame pas le processus de réconciliation entre le Fatah et le Hamas a déclaré Rami Hamdallah à son retour à Ramallah.

« Ce qui est arrivé est arrivé. C'était un attentat bien planifié. Il s'agissait d'une bombe enfouie près de deux mètres sous terre sur le passage du convoi, c'est ce qu'on nous a dit quand nous sommes partis. Mais grâce à Dieu nous sommes saufs. Et les six policiers blessés sont maintenant hospitalisés à Ramallah. Nous demandons encore une fois au Hamas de laisser le gouvernement palestinien prendre le contrôle sécuritaire de Gaza. C'est la demande légitime de tout gouvernement, car sans sécurité il n'y aura pas d'Autorité Palestinienne à Gaza. Cet évènement ne freine pas le travail que nous menons à Gaza, et ne met pas en danger le processus de réconciliation. Ce processus qui a été défini comme stratégique par le président, pour le gouvernement et le peuple palestinien. Nous continuerons à travailler, jusqu'à ce que nous soyons en mesure de revenir à Gaza. Gaza est unie à la Cisjordanie et à Jérusalem-Est, il n'y aura pas d'État palestinien sans Gaza ».

CP : Rami Hamdallah le Premier ministre palestinien, au micro de notre correspondante Marine Vlahovic. Et on vient d’apprendre que le gouvernement israélien a annoncé un accord de coalition. Un accord qui lui permet d’échapper à des élections anticipées après trois semaines de crise. L’accord porte sur un texte controversé : pour maintenir l’exemption de service militaire des étudiants juifs ultra-orthodoxes. Ils n’ont pas l’obligation de faire leur service militaire.

AG : Les douanes françaises font le bilan de leur année 2017.

CP : Et c'est une année record, Alexis. Toutes confiscations confondues, les douanes françaises ont saisi près de neuf cents millions d'euros d'avoirs. Un chiffre en hausse de presque 500 % par rapport à 2016. Et ce qui fait bondir les chiffres, c'est principalement la drogue. Le cannabis et la cocaïne sont les stupéfiants les plus récupérés par les douanes Simon Rozé.

2017 avait commencé de belle manière pour les douanes françaises avec dès janvier la saisie record d'une tonne et demie de cocaïne en Polynésie. Rebelote, en octobre, avec cette fois du cannabis, plus de deux tonnes saisies dans l'ouest du pays, près de La Rochelle. Des saisies record, il y en a eu d'autres, notamment concernant des animaux protégés. Une demi-tonne d'écailles de tortues en juillet à l'aéroport de Roissy. Ou même un python royal, vivant, qui voyageait dans le sac d'un passager. De quoi se frotter les mains du côté des douanes : ce sont des biens d'une valeur totale de huit cent soixante-deux millions d'euros qui ont été saisis l'an dernier. On le doit notamment à la montée en puissance du SNDJ, le service des douanes judiciaires chargé de traquer les avoirs issus des réseaux. Son objectif est en quelque sorte de frapper les délinquants au portefeuille. Il y a par exemple eu cette affaire d'escroquerie aux droits sur les alcools, mâtinée de blanchiment. Vingt-deux perquisitions et quatorze interpellations plus tard, ce sont des biens d'une valeur d'un million d'euros qui ont été saisis. On y trouvait entre autres de l'argent liquide, des propriétés immobilières, ou même un cheval de course.

CP : Le Journal en français facile, c'est terminé pour ce mardi. On se retrouve même demain fréquence radio, même heure. L'édition du jour était réalisée par Javier Gonzalez. Merci à lui et merci à vous Alexis Guilleux.

AG : Merci Céline et à demain.

CP : Et on ne change pas les bonnes habitudes. Le texte et l'audio du Journal en français facile sont à relire et à réécouter tous les jours sur le site www.rfi.savoirs.fr .

RFI SAVOIRS n'est pas responsable des contenus provenant de sites internet externes

Fréquentation certifiée par l'OJDOJD Dénombrement des médias