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Journal en français facile 12/11/2019 20h00 GMT

12 ноября 2019
Studio RFI
Transcription

Fanny Bleichner : Vous écoutez RFi il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir et bienvenue dans cette nouvelle édition du Journal en français facile. Pour m’accompagner ce soir, Zéphyrin Kouadio, bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Fanny, bonsoir à toutes et à tous.

FB : À la une de l’actualité ce soir : les violences en Israël et dans la bande de Gaza. L’armée israélienne a effectué plusieurs frappes. Des Palestiniens ont riposté. Plusieurs villes sont en état d’alerte.
En Afghanistan, deux professeurs américains enlevés il y a plus de trois ans pourraient être libérés prochainement.
L’air reste irrespirable à New Delhi en Inde, malgré les efforts des responsables de la ville. Face à ce nouvel épisode de pollution, des familles ont décidé de rester chez elles avec leurs enfants. Reportage à suivre dans cette édition.
C’est la deuxième édition du Forum de Paris sur la paix. Parmi les personnes présentes, un membre de la communauté rohingya, ces Birmans musulmans persécutés par l’armée. Vous l’entendrez.

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ZK : Nouvelle journée de confrontation entre Israël et les groupes armés de la bande de Gaza.

FB : Selon le ministère de la Santé de Gaza, dix personnes ont été tuées par l’armée israélienne dont, la nuit dernière, l’un des commandants de la branche militaire du Jihad islamique, qui est un groupe soutenu par l’Iran. Les Palestiniens ont répliqué et tiré plusieurs centaines de roquettes sur le territoire israélien. La plupart d’entre elles ont visé les alentours de la bande de Gaza. Mais à Tel-Aviv aussi, les sirènes d’alarme ont été entendues. Notre correspondant Guilhem Delteil s’est rendu dans la ville.

À Tel-Aviv et dans les villes voisines, plusieurs sirènes ont retenti dans la matinée. L’agglomération a été moins visée dans l’après-midi, mais des consignes avaient été données dès le début de la journée. Les écoles sont restées fermées sur ordre militaire. Et de nombreuses entreprises ont demandé à leurs employés de rester chez eux. Signe de la faiblesse de l’activité tout au long de la journée : à l’heure de la sortie des bureaux, la circulation dans cette ville habituellement congestionnée était fluide. La plupart des commerces sont restés ouverts, mais les clients se faisaient rares. Et dans les puces du quartier de Jaffa, haut lieu de la vie nocturne, les terrasses des cafés et restaurants peinaient encore à se remplir dans la soirée. Pour autant, les habitants rencontrés par RFI disaient ne pas avoir ressenti de danger pressant. Un mélange de déjà vécu et de sentiment de sécurité : les soixante kilomètres qui les séparent de la bande de Gaza laissent, jugent-ils, le temps au bouclier anti-missiles d’intercepter les roquettes palestiniennes. Guilhem Delteil, Tel-Aviv, RFI.

ZK : En Afghanistan, Deux professeurs américains enlevés il y a plus de trois ans pourraient être libérés prochainement.

FB : C’est ce qu’a laissé entendre le président afghan. Cette libération interviendrait dans le cadre d’un échange avec trois talibans prisonniers de haut rang qui vont être libérés. Leur libération est imminente a annoncé Ashraf Ghani aujourd’hui. Les précisions de Sonia Ghezali.

Les trois prisonniers talibans appartiennent au réseau Haqqani, une branche armée importante du mouvement taliban, responsable de nombreux attentats particulièrement meurtriers en Afghanistan. Hafiz Rashid, Haji Mali Khan et Anas Haqqani ont été capturés il y a 5 ans hors d’Afghanistan. Anas Haqqani n’est autre que le fils du fondateur du réseau taliban éponyme. La libération des trois hommes emprisonnés dans la prison de Bagram au nord de Kaboul, avait été exigée par les insurgés à plusieurs reprises au cours de ces dernières années. Leur libération est une décision très difficile a déclaré le président afghan. Celle-ci a été motivée par l’urgence de faire libérer les deux professeurs de l’université américaine de Kaboul enlevés en août 2016 à leur sortie de l’établissement. L’un est australien, l’autre américain. L’état de santé de l’un s’est fortement dégradé indiquent certaines sources. Aucune information n’a été donnée sur la date à laquelle se ferait la libération des prisonniers contre celle des otages. Si celle-ci se confirme, elle pourrait avoir entériné la reprise des pourparlers de paix suspendus par Washington en septembre dernier par le président américain.

ZK : Comme depuis près d’un mois au Liban, des manifestations étaient organisées aujourd’hui.

FB : Les banques et les écoles étaient fermées. Un rassemblement était également organisé près du palais de justice de Beyrouth. Les manifestants demandent le départ de l’ensemble de la classe politique, jugée incompétente et corrompue. Le coordinateur spécial de l’ONU pour le Liban, Jan Kubis, demande la formation rapide d’un nouveau gouvernement ».

ZK : Des manifestations aussi au Chili ce mardi à l’appel de centaines d’organisations sociales.

FB : L’objectif reste le même : maintenir la pression sur le gouvernement du président Sebastian Pinera et réclamer de profondes réformes socio-économiques. Plusieurs milliers de personnes ont défilé dans le centre de Santiago. Un appel à une « grève générale » des services publics a été lancé lundi.

ZK : En Bolivie voisine, depuis une dizaine de jours une grève générale et des manifestations paralysent le pays, qui rencontre une grave crise politique.

FB : « La lutte continue » a déclaré aujourd’hui l’ex-président bolivien Evo Morales. Il est arrivé au Mexique où il a obtenu l’asile politique. Il estimait être menacé dans son pays. La deuxième vice-présidente du Sénat, Jeanine Añez, a revendiqué la présidence par intérim. Elle dispose de 90 jours pour convoquer une élection présidentielle.

ZK : À New Delhi, en Inde : la ville est confrontée à de nouveaux problèmes de pollution de l’air.

FB : Actuellement le taux de pollution est 16 fois supérieur aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé. Malgré les mesures prises par la ville comme la restriction des véhicules autorisés à circuler, respirer cet air reste mauvais pour la santé. Et certaines familles ont donc décidé de rester enfermées chez elles. Notre correspondant Sébastien Farcis, a pu rencontrer l’une d’entre elles.

Ce mardi était jour férié à New Delhi, mais interdiction de sortir pour Arjun et Arya, deux enfants de 3 et 5 ans. L’air est trop pollué. Minale Shah, leur mère, les garde à la maison.   « J’ai arrêté toute activité en plein air pour eux. Donc pas de parc, plus de football. Presque tout ce que nous faisons est à l’intérieur, et je m’assure qu’il y a des purificateurs d’air là où va ma fille. Et dès qu’elle voyage, elle porte un masque. Lui, le petit, il n’en porte pas encore, il trouve cela inconfortable. » La petite Arya intervient. « Je n’aime pas vraiment ce masque, il bloque mon nez. » Cette famille riche de New Delhi a équipé leur maison de 4 purificateurs d’air, des machines qui coûtent entre 100 et 200 euros chacune. Mes enfants se portent plutôt bien. Il y a des enfants dans leur classe qui ont des bronchites ou de l’asthme léger. Et dès que la saison commence, ils doivent prendre des stéroïdes ou utiliser des nébuliseurs. J’ai même lu que cette pollution peut leur provoquer des cancers. Les pics de pollution diminuent en décembre, mais l’air de New Delhi ne retrouve des niveaux acceptables que vers le mois de février.

ZK : En Espagne, après plusieurs mois de paralysie politique, un accord de principe a été trouvé pour former un gouvernement de coalition.

FB : C’est-à-dire une alliance entre plusieurs partis. En l’occurrence le Parti socialiste et la formation de gauche radicale Podemos. Ils l’ont annoncé ensemble aujourd’hui. Le programme commun et la répartition des postes seront fixés dans « les prochaines semaines ».

ZK : Depuis ce mardi et jusqu’à demain se tient le Forum de Paris sur la paix.

FB : C’est la deuxième édition et l’idée est d’offrir un lieu d’échange entre les représentants d’États, d’organisations internationales, d’entreprises et de membres de la société civile. Parmi les participants se trouve Aung Sho Mo. Il est venu représenter les Rohingya, cette communauté musulmane de l’ouest de la Birmanie qui a été victime de l’armée birmane. Il regrette que son pays ne soit pas plus représenté.

Je suis surpris de voir que je suis le seul Rohingya ici, nous avons pourtant beaucoup de représentants qui travaillent dans les défenses des droits de l’Homme à l’extérieur de notre pays. IL y a également des représentants d’autres minorités ethniques dans notre pays. Je ne vois aucun visage familier. Je pense qu’il n’y a pas eu assez de choses mises en place pour permettre aux gens de participer à ce forum. Pour que les personnes et les organisations puissent voyager jusqu’ici, il faut bien sûr qu’elles aient certaines ressources. Il y a besoin de visas, il y a des coûts. IL faut être soutenu pour participer à ce type d’évènement. Pourtant notre pays la Birmanie représente un important challenge en termes de paix, avec différentes problématiques. La communauté internationale pourrait justement jouer un rôle bien plus important. Pas seulement dans le soutien des survivants réfugiés, elle pourrait aussi aider pour la construction d’un plan stratégique sur le long terme. Aider la Birmanie à aller de l’avant avec le plan de démocratisation dont parle le gouvernement birman.

FB : Propos recueillis par Oriane Verdier.

ZK : En France toujours, les associations étudiantes sont mobilisées après l’immolation d’un étudiant à Lyon.

FB : Le jeune homme s’est volontairement embrasé devant un centre régional, car il avait perdu sa bourse universitaire. Il est toujours entre la vie et la mort. Aujourd’hui plusieurs centaines d’étudiants se sont réunis devant les lieux. Les associations demandent que l’aide sociale étudiante soit restructurée. RFI il est 21h et bientôt 10 minutes à Paris, 20h10 en temps universel. Merci beaucoup Zéphyrin Kouadio de m’avoir accompagnée pour ce Journal en français facile.

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