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Journal en français facile 10/09/2019 20h00 GMT

10 сентября 2019
Studio RFI
Transcription

Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel.

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sébastien Duhamel, bonsoir Sébastien.

Sébastien Duhamel : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : John Bolton licencié. Le Président américain Donald Trump décide de se séparer de son conseiller à la sécurité nationale, dans un contexte diplomatique tendu.

SD : Une taupe à Moscou. Une taupe c’est un espion. Les médias américains affirment qu’un homme a travaillé au Kremlin pour les États-Unis pendant plusieurs années. Il aurait même réussi à photographier des documents sur le bureau du Président russe Vladimir Poutine.

RA : La nouvelle Commission européenne présentée aujourd’hui. Sa Présidente Ursula Von der Leyen a fixé ses deux priorités : l’environnement, et le numérique.

SD : Et puis on suit le match de l’équipe de France de football face à Andorre. Rencontre comptant pour les qualifications de l’Euro 2020. Les Bleus mènent 2-0, c’est la seconde période. Nous irons au Stade de France à la fin de cette édition.

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SD : Entre les deux hommes, les sujets de désaccord étaient nombreux : Donald Trump a décidé de limoger John Bolton.

RA : Et fidèle à son habitude, le Président américain l’a annoncé dans un tweet, dans lequel il écrit « j’ai informé John Bolton que nous n’avions plus besoin de ses services à la Maison-Blanche ». John Bolton est le troisième conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump à être limogé. Eric de Salve est l’envoyé spécial permanent de RFI aux États-Unis.

C’est un limogeage de plus, façon Trump : surprise, violent et spectaculaire. « j’étais en désaccord avec nombre de ses suggestions », tweete le président américain alors que Bolton avance une version différente laissant entendre que ce serait plutôt lui qui aurait démissionné. Cet énième départ renforce en tout cas l’impression de chaos au sommet de l’administration Trump. Et ce dans un climat diplomatique tendu et incertain. Depuis plusieurs semaines Washington envoie des signaux contradictoires d’abord sur le dossier iranien entre fermeté et volonté de discussion. Le départ de Bolton intervient aussi 48 h après l’annulation d’une rencontre secrète avec les talibans. Autant de sujets sur lesquels Trump était en désaccord avec son conseiller à la sécurité nationale par ailleurs hostile à sa politique de la main tendue au leader nord-coréen Kim Jong Un. John Bolton est connu pour ses visions va-t-en-guerre, violemment opposé à toute idée de multilatéralisme, partisan d’une Amérique militairement interventionniste. Il n’a jamais masqué son désir de changer de régime en Iran et aurait reproché à Donald Trump son manque de fermeté sur ces dossiers. « Son départ offre de nouvelles opportunités diplomatiques » tweete donc le président d’International Crisis Group. Espérons que le président les saisira ». Eric de Salve, San Francisco, RFI.

RA : Et ce soir l’annonce du départ de John Bolton est largement commentée, aux États-Unis, mais également à l’étranger et notamment en Iran. Un haut responsable iranien voit à travers le limogeage de John Bolton le « signe clair » que la campagne de sanctions contre son pays est un échec.

SD : Les États-Unis qui se retrouvent au cœur d’une affaire digne d’un roman d’espionnage.

RA : Ce sont des révélations de plusieurs médias américains : pendant plusieurs années un homme aurait travaillé pour les États-Unis au Kremlin qui est le centre du pouvoir russe. On appelle cela une taupe, c’est-à-dire un espion. Cet homme aurait été jusqu’à photographier des documents déposés sur le bureau de Vladimir Poutine. Et il affirme que le Président russe a personnellement organisé l’ingérence russe dans la présidentielle Américaine de 2016. Depuis l’homme aurait été exfiltré par les États-Unis c’est-à-dire qu’il est rentré chez lui à la demande de Washington. Voilà pour la version des médias américains, ce n’est pas celle défendue par la Russie qui s’est exprimée depuis les révélations de cette affaire. Correspondance à Moscou de Jean-Didier Revoin.

Pour Dmitri Peskov, porte-parole de Vladimir Poutine, Oleg Smolenkov ne disposait pas des contacts qui lui sont attribués par CNN avec le président russe. Interrogé par la presse il a toutefois renoncé à reconnaître que l’ancien collaborateur était rattaché au service de Iouri Ouchakov, aide de Vladimir Poutine en charge des affaires internationales, au motif qu’il n’était pas possible de divulguer toutes les informations relatives à un employé de l’administration présidentielle. Pour la même raison, il n’a pas révélé les motifs de son licenciement il y a quelques années. CNN a justifié la nécessité d’exfiltrer la source de la CIA qui avait ses entrées au Kremlin à cause de la vantardise de Donald Trump qui aurait pu révéler son existence par épater ses invités. L’agence lui avait reproché en mai 2017 d’avoir divulgué des informations secrètes au ministre russe des Affaires étrangères lors d’une rencontre à la Maison-Blanche. Devant la presse, Sergueï Lavrov a démenti cette information, soulignant qu’aucune information secrète ni même étatique n’avait été échangée durant sa rencontre avec le président américain. Jean-Didier Revoin, Moscou, RFI.

SD : Également dans l’actualité de ce mardi : la promesse de Benjamin Netanyahu.

RA : Le Premier ministre israélien annonce que s’il remporte les élections législatives qui ont lieu dans une semaine, il annexera une grande partie de la Cisjordanie occupée. L’annexer cela veut dire qu’elle deviendrait israélienne. Sont concernées la vallée du Jourdain et la partie nord de la mer morte, ce qui représente plus d’un tiers de la Cisjordanie. À travers cette annonce Benjamin Netanyahu tente de séduire l’électorat des colons juifs, alors qu’on annonce un duel lors des législatives entre le Premier ministre et l’ancien chef de l’armée israélienne Benny Gantz.

SD : La nouvelle Commission européenne a été dévoilée aujourd’hui.

RA : Ce poste clé de Bruxelles occupé depuis près de deux mois par l’Allemande Ursula Von der Leyen. Elle a donc présenté l’équipe qui travaillera avec elle : la parité est presque parfaite puisque cette équipe est composée de 13 femmes et 14 hommes. Les deux nominations les plus importantes : le social-démocrate Frans Timmermans sera chargé de coordonner les travaux sur l’écologie, et la libérale danoise Margrethe Vestager devra superviser les programmes pour adapter l’Europe à l’ère du numérique. Le numérique et l’écologie qui sont donc les deux grands chantiers qui attendent la nouvelle Président de la Commision, Béatrice Leveillé.

Ursula Von der Leyen va diriger une commission plus équilibrée et mieux armée que la précédente avec un agenda politique ambitieux. Au programme, l’écologie. Ursula Von der Leyen promet un pacte vert avec la neutralité carbone en 2050, une taxe carbone aux frontières, une réduction des gaz à effet de serre de 50 % au minimum dès 2030 une « Banque européenne du climat » avec des investissements à hauteur de 1 000 milliards d’euros sur les dix prochaines années. Deuxième priorité, le numérique et l’intelligence artificielle. Il s’agit de poursuivre le combat pour contrôler les géants américains du numérique. Troisième priorité : l’état de droit qui doit s’imposer à l’est du continent dans des pays dirigés par des populistes comme la Pologne ou la Hongrie. Il y a aussi les dossiers urgents comme le Brexit, la commission devra gérer les relations futures avec le Royaume-Uni. Les migrations avec une meilleure répartition des migrants. Les tensions commerciales avec les états unis et la Chine. Enfin la nouvelle commission devra boucler le budget européen pour les 7 années à venir.

SD : En sport l’équipe de France de football affronte actuellement l’équipe d’Andorre.

RA : Match comptant pour les qualifications de l’Euro 2020, match qui se dispute au Stade de France où se trouve pour RFI Olivier Pron. Olivier, on joue actuellement la seconde période et l’équipe de France mène 2-0.

[Transcription manquante]

RA : Olivier Pron en direct du Stade de France pour RFI. Fin de ce Journal en français facile.

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