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Journal en français facile 09/08/2018 20h00 GMT

09 августа 2018
Studio RFI
Transcription

Marie Casadebaig : 20h en temps universel, 22h à Paris. Bonsoir à tous et bienvenu dans ce Journal en français facile présenté avec Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Marie, bonsoir à tous.

MC : À la Une de l’actualité : l’Argentine, l’avortement reste illégal dans ce pays. Les sénateurs ont voté contre une loi sur l’interruption volontaire de grossesse. Un an après le passage d’un ouragan, le gouvernement de Porto Rico reconnaît que le nombre de morts est de 1 400, au lieu de 60. Cela faisait deux mois que les autorités refusaient de rendre ces chiffres officiels. En Grande-Bretagne, l’ancien ministre Boris Johnson refuse de s’excuser, après des propos sur les femmes entièrement voilées. Son parti politique se retrouve dans une situation inconfortable.

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ZK : En Argentine, les sénateurs ont voté NON à la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse. Non à une loi qui aurait permis aux femmes d’avorter.

MC : Le vote était historique en Argentine. C’est la première fois dans ce pays très catholique que le débat sur l’interruption volontaire de grossesse était ouvert. Et en juin, les députés avaient voté pour. Mais ce débat va continuer. Le président de la République l’a promis. À Buenos Aires, Jean-Louis Buchet.

Le président Mauricio Macri est revenu sur le sujet quelques heures après le rejet du projet de loi par le Sénat. Répondant à des journalistes, il a mis l’accent sur la question des grossesses adolescentes non désirées, en citant les provinces où ce problème est le plus sensible. Il a affirmé qu’il fallait développer l’accès gratuit à la contraception pour les jeunes et renforcer les programmes d’éducation sexuelle dans les établissements secondaires. Le président s’est félicité du débat parlementaire sur l’IVG, qui a eu lieu à son initiative, et il a affirmé que celui-ci devait continuer, dans le cadre d’une démocratie apaisée et plus mûre que par le passé, en réponse aux attentes de la société. Macri n’a pas évoqué la dépénalisation de l’avortement. Mais on sait que le gouvernement a prévu de l’inclure dans la réforme en cours du Code pénal. À l’heure actuelle, selon la loi, en vigueur depuis 1921, l’avortement n’est autorisé qu’en cas de viol ou de danger pour la santé de la femme. Dans toute autre situation, il est passible de sanctions pénales, qui ne sont généralement pas appliquées, mais qui dissuadent les femmes de s’adresser aux centres de santé quand elles veulent avorter, les conduisant à le faire clandestinement. Jean-Louis Buchet, Buenos Aires, RFI.

ZK : Dans le nord du Yémen, un bus a été la cible d’une attaque ce jeudi, dans la province de Saada. Il s’agissait d’un bus qui transportait des écoliers.

MC : Au moins, 29 enfants de moins de 15 ans ont été tués et parmi la cinquantaine de blessés, 30 sont mineurs. La coalition sous commandement saoudien, le groupe de pays qui se bat contre la rébellion, avoue avoir mené dans cette région une action militaire, mais elle ne précise pas si elle visait cet autobus.

ZK : Cela fait deux jours qu’il y a des violences entre Israël et la bande de Gaza.

MC : Les tirs du territoire palestinien vers Israël se multiplient. L’armée israélienne répond. Résultat : 3 morts et 18 blessés, côté palestinien. Au même moment, le Hamas et Israël poursuivent des discussions, pour obtenir une trêve, pour que la violence s’arrête.

ZK : C’était il y a presque un an, en septembre dernier, l’Ouragan Maria touchait les Caraïbes.

MC : Presqu’un an plus tard, on apprend que ces vents extrêmement violents pourraient avoir provoqué la mort de plus de 1 400 personnes à Porto Rico. Depuis plusieurs mois, le gouvernement était accusé de minimiser les dégâts, d’affirmer que Maria n’avait pas provoqué beaucoup de victimes. Mais il a finalement reconnu un chiffre 20 fois plus élevé que celui qu’il avait annoncé. Les précisions d’Oriane Verdier.

L’estimation officielle du nombre de morts dus à l’Ouragan Maria est passé de 64 à 1427 personnes. Le gouvernement portoricain n’a pas fait d’annonce publique, mais dans un rapport destiné au congrès détaillant le plan de reconstruction d’urgence, il a reconnu ce chiffre comme étant la différence de morts entre les quatre mois suivants l’ouragan et la même période de l’année précédente. Si cette nouvelle estimation n’est pas le chiffre officiel définitif, c’est le début d’une reconnaissance gouvernementale du drame vécu par la population portoricaine. Le nombre de morts causés par l’Ouragan a nourri d’intenses débats. Ces données statistiques étaient publiques depuis deux mois déjà, mais le gouvernement refusait de les officialiser. Le 20 septembre dernier, l’Ouragan Maria balayait l’île caribéenne faisant immédiatement des dizaines de morts et ravageant entre autres les installations électriques du pays. Dans les mois suivants, des centaines de Portoricains sont morts. Certains se sont suicidés, d’autres ont péri faute de soins et d’accès aux hôpitaux publics.

ZK : La Russie annonce qu’elle va répondre aux nouvelles sanctions prises par les États-Unis.

MC : Les États-Unis jugent que Moscou est responsable de la tentative d’assassinat de l’agent secret Sergeï Skripal et de sa fille en mars en Angleterre. Washington a donc décidé de prendre des sanctions à partir du 22 août. Pour la Russie, les États-Unis ont trouvé un prétexte, excuse pour s’attaquer à elle.

ZK : Au Mali, à 3 jours du second tour de l’élection présidentielle, deux candidats d’opposition refusent de soutenir Soumaïla Cissé.

MC : Soumaïla Cissé sera opposé au président Ibrahim Boubacar Keita, dimanche, lors du second tour de cette élection. Mais Aliou Diallo et Cheik Modibo Diarra, qui ont gagné 8 et 7 % des bulletins, lors du 1e tour, ne veulent pas demander à leurs électeurs de voter pour l’opposant.

ZK : Au Soudan du Sud, le président Salva Kiir a accordé une amnistie générale à tous les protagonistes de la guerre civile.

MC : Cela veut dire que toutes les personnes qui se sont battues ne risqueront pas d’être jugées. La guerre entre l’armée sud-soudanaise et les hommes armés de Riek Machar ont fait des dizaines de milliers de morts. Un habitant sur 4 a dû fuir et le pays connaît une catastrophe humanitaire. Mais il y a 3 jours, les deux partis ont signé un accord de paix.

ZK : En Grande-Bretagne, l’ancien ministre des Affaires étrangères est visé par une enquête.

MC : Boris Johnson avait comparé les femmes portant la burqa, le voile intégral, à des boîtes aux lettres et à des voleurs de banque dans une tribune, une lettre ouverte, publiée lundi. Sa place dans son parti n’est pas menacée, mais les conservateurs se retrouvent au centre d’une polémique. Les explications de Chloé Goudenhooft à Londres.

Alors que l’opinion publique s’était émue lundi des propos controversés de Boris Johnson, le charismatique ancien maire de Londres a refusé de s’excuser, plongeant le parti conservateur un peu plus dans l’embarras. Dès la publication de la tribune où ces commentaires apparaissaient, les Tories avaient reçu des plaintes et s’étaient retrouvés face à la demande de lancer une procédure disciplinaire à son encontre. Cela dit, même au sein du parti, des membres se sont indignés ouvertement de ces propos. Pour le député européen du nord-ouest de l’Angleterre Sajjad Karim, Boris Johnson a repoussé les limites d’un débat politique acceptable et les conservateurs doivent décider s’ils veulent représenter une véritable force nationale ou un mouvement nationaliste anglais. Theresa May, quant à elle, se sort plutôt bien de cette affaire puisqu’il ne s’agit plus d’un membre de son gouvernement. Néanmoins, les réactions en interne contribuent à souligner les divergences au sein du parti de la Première ministre et à l’heure où le Royaume-Uni s’inquiète de plus en plus de l’idée d’une sortie du Brexit sans accord, le moindre trouble au sein du parti conservateur tend à affaiblir sa position.

ZK : Une enquête également après les propos publiés sur le réseau social Twitter par Elon Musk.

MC : Le patron du groupe automobile Tesla a annoncé qu’il pensait retirer son entreprise du marché boursier, de la bourse. Aujourd’hui, « Le Wall Street Journal » affirme que la SEC, le gendarme de la Bourse américaine a décidé d’ouvrir une enquête, car ces propos sur Twitter ont eu des conséquences sur la valeur des actions de Tesla. Anieshka Koumor.

La SEC cherche à savoir pourquoi l’annonce sur un retrait possible de Tesla du marché boursier a été faite via un tweet. Elle s’interroge sur une éventuelle manipulation des rachats d’actions de Tesla. Le cours du groupe a, en effet, bondi de 11 %, avant de perdre 2,4 %. Pourquoi Elon Musk a-t-il envoyé son tweet, sachant que la décision finale appartenait aux actionnaires ? Selon les lois en vigueur aux États-Unis, il est interdit aux membres de la direction d’un groupe côté en Bourse de donner des informations sur le devenir de leur entreprise sans passer par les actionnaires. Pour désamorcer la polémique, le Conseil d’administration de Tesla avait confirmé mercredi qu’il était en train d’évaluer l’idée de son PDG. Rappelons, que l’homme d’affaires sud-africain souhaite soustrait son groupe aux impératifs financiers de la Bourse, afin de lui redonner la sérénité sur le long terme. Pour compenser son départ de la Bourse et pour se financer, Musk veut, notamment, proposer aux investisseurs de rejoindre un fonds. Des rumeurs évoquent une prise de participation d’un fonds souverain saoudien.

MC : Et puis une nouvelle médaille d’or pour la France aux championnats d’Europe d’athlétisme. Mahiedine Mekhissi-Benabbad a gagné la finale du 3 000 m.

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