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Journal en français facile 06/01 20h00 GMT

06 января 2017
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RFI
Transcription

Florent Guignard : Radio France Internationale, il est 20 heures en temps universel, 21 heures à Paris.
Bonsoir, bienvenue, c'est le journal en français facile, que je vous présente avec Zéphirin Kouadio. Bonsoir Zéphirin.

Zéphirin Kouadio : Bonsoir Florent, bonsoir à tous.

FG : Au sommaire de ce journal : fusillade en Floride, dans un aéroport près de Miami. 5 morts et 8 blessés. Le tireur a été arrêté.

ZK : La Russie annonce une baisse de ses moyens militaires en Syrie. Alors qu'elle continue de bombarder les rebelles, malgré le cessez-le-feu.

FG : Gros plan dans ce journal sur « les femmes de réconfort », 200.000 Coréennes forcées à la prostitution par l'armée japonaise pendant la seconde guerre mondiale. 60 ans après, l'histoire n'est pas cicatrisée. Brouille diplomatique entre Tokyo et Séoul à cause d'une statue.

ZK : Eh oui, la Floride sous le choc : un homme a tiré sur la foule dans un aéroport.

FG : Il y a 5 morts et 8 blessés. Cela s'est passé dans l'aéroport international de Fort Lauderlade, près de Miami. Véronique Gaymard nous a rejoint en studio, que sait-on de plus sur cette fusillade ?

Alors c’est vrai que les informations nous arrivent au compte-goutte, et la situation est très confuse. La police a commencé à recevoir des appels au secours à 12h55. 13 personnes auraient reçu des tirs, au moins 5 sont mortes, vous l’avez dit, selon le shérif du comté de Broward dont dépend Fort Lauderdale. Huit personnes blessées ont été emmenées à l'hôpital. Des dizaines de passagers ont couru pour tenter de se mettre à l'abri dès que les tirs ont retenti, beaucoup ont été regroupés sur le tarmac. Selon les témoins qui l'ont vu de près, c'est un homme d'environ 25 ans qui a tiré, il aurait agi de façon très calme et méthodique. Il a été arrêté par la police. Pour l'instant on ne sait pas encore s'il y a un seul tireur ou si plusieurs individus sont impliqués. À l'intérieur du bâtiment, la police a ordonné à tous les passagers de rester au sol, tout le monde est à terre, selon un témoin interviewé par CBS News. La police vérifie que les passagers n'ont pas d'armes sur eux. Selon  l'ancien porte-parole de George W. Bush, Ari Fleischer, qui se trouve sur place, personne ne peut pour l'instant quitter l'aéroport. À l'extérieur, des images sur les télévisions montrent des passagers et des personnels de l'aéroport mis à l'abri derrière des voitures, du côté d'un parking, d'autres qui marchent vers des voies ferrées. Tout cela se passerait dans le terminal 2 de Fort-Lauderdale et il semblerait que le Terminal 1 et le Terminal 3 soient également en cours d'évacuation, mais la situation paraît donc pour l’instant très confuse.

FG : Véronique Gaymard dans le journal en français facile. Et on reste aux États-Unis, Zéphirin.

ZK : Et Donald Trump avait rendez-vous avec les chefs des principaux services de renseignements des États-Unis.

FG : Le président élu devait être informé des preuves sur le piratage informatique attribué à la Russie pendant la campagne présidentielle. La rencontre est terminée, et le président élu Donald Trump minimise le rôle de la Russie : « La Russie, la Chine et d'autre pays, dit-il, tentent en permanence de pirater nos infrastructures. Il n'y a eu absolument aucun impact sur le résultat de l'élection. »

ZK : Juste avant la rencontre, Donald Trump avait dénoncé sur Twitter « une chasse aux sorcières politique », destiné à lui nuire, puisque la Russie est accusée d'avoir voulu faire élire Donald Trump.

FG : Un massacre dans une prison au Brésil : 33 prisonniers sont morts, selon un premier bilan.

ZK : Certains corps ont été décapités, on leur a coupé la tête, d'autres ont été éventrés ou brûlés. Il s'agit de violences entre bandes rivales, qui s'entretuent pour le contrôle du marché de la cocaïne. C'est la troisième vague de violences dans les prisons brésiliennes depuis le début de la semaine. 93 prisonniers tués au total.

FG : RFI, il est 20h04 en temps universel.

ZK : Et cette annonce de la Russie ; elle dit qu'elle a commencé à diminuer, Florent, sa présence militaire en Syrie.

FG : Le porte-avion qui mouillait en mer Méditerranée, au large des côtes syriennes, est sur le départ. Mais la Russie, qui souffle le chaud et le froid, n'en est pas à un paradoxe près puisqu'elle continue de bombarder des positions rebelles, malgré le cessez-le-feu qu'elle avait annoncé à la fin de l'année. Nicolas Falez :

L'offensive du régime et de ses alliés se poursuit contre un secteur rebelle proche de Damas. Des combats qui ébranlent la trêve annoncée la semaine dernière par Moscou et qui mettent en péril les négociations de paix voulue par la Russie. Cela n'empêche pas l'État-Major russe d'annoncer que l'allègement de son dispositif militaire en Syrie a commencé. Un retrait partiel promis par le Président russe Vladimir Poutine lui-même. Le groupe aéronaval autour du porte-avion Amiral Kouznetsov doit ainsi quitter la région après avoir « atteint ses objectifs », selon le commandant des forces russes en Syrie. Ce groupe aéronaval était déployé en Méditerranée orientale depuis novembre et participait aux opérations aériennes russes en territoire syrien. Au-delà de ces ajustements de troupes et de matériel, l'implication militaire russe en Syrie reste massive. Le lancement de l'opération en septembre 2015 a modifié le rapport de force, conduisant entre autres à la récente reconquête d'Alep par le régime avec l’appui de l’aviation russe.

ZK : Dans l’actualité encore, des militaires en colère en Côte d'Ivoire, ils réclament notamment d'être mieux payés.

FG : Le mouvement a commencé à Bouaké, la grande ville dans le nord du pays. Les militaires se sont emparés de Bouaké. on a entendu des tirs à l'arme lourde, dans une ville déserte, alors que le gouvernement a demandé aux soldats de retourner dans leur caserne. Et puis dans la journée, la grogne s'est étendue à trois autres villes ivoiriennes, avant que le calme revienne dans ces trois villes mais pas à Bouaké.

ZK : À retenir encore, une nouvelle tension diplomatique entre la Corée du Sud et le Japon : Tokyo rappelle son ambassadeur en poste à Séoul.

FG : Le Japon proteste contre une statue installée à Busan, dans le sud de la Corée, pour rendre hommage aux milliers de femmes coréennes forcées à se prostituer par et pour les militaires japonais présents en Corée pendant la seconde guerre mondiale. On les appelait « les femmes de réconfort ». Le Japon et la Corée n'en ont décidément pas fini avec leur histoire tragique. Christophe Paget :

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, la question des femmes de réconfort a toujours été à l’origine de fortes tensions entre les deux pays. Environ 200 000 femmes auraient été concernées par ces « viols organisés » entre 1910 et 1945, principalement des coréennes mais aussi des Chinoises, des Philippines, des Indonésiennes… Une vingtaine de monument ont été érigés à leur mémoire en Corée du sud, et une dizaine dans d’autres pays comme les États-Unis et le Canada. Lors de son arrivée au pouvoir en 2013, la présidente sud-coréenne Park Geun-Hye avait conditionné les rencontres bilatérales Séoul-Tokyo au règlement de cette question. Ce qui a abouti à la signature d’un accord en décembre 2015 : Tokyo y présentait des excuses et s’engageait à verser à une fondation coréenne un milliard de yens pour les 46 femmes de réconfort survivantes. Tokyo qui estime que la page est donc tournée et ne comprend pas pourquoi une nouvelle statue a été érigée à Busan. Mais l’accord avait été mal perçu par les survivantes, qui n’avaient pas apprécié que le Japon parle, au sujet de la somme, versée d’« aide » et non de « réparation ». Et la visite en décembre d’une ministre japonaise au sanctuaire Yazukuni de Tokyo, qui honore des criminels de guerres, a décidé Séoul à autoriser la statue de Busan, qu'elle avait d'abord fait enlever.

ZK : La politique en France. Alors que le Parti socialiste entre dans la dernière ligne droite de sa primaire, qui aura lieu les 22 et 29 janvier, un homme entretient le suspense sur son éventuelle candidature.

FG : Il s'agit du centriste François Bayrou, déjà candidat trois fois. Il annonce la sortie prochaine d'un livre, et dans une interview au journal Le Monde, il ne retient pas ses coups contre le candidat de la droite, François Fillon. Julien Chavanne :

Il avait mis temporairement de côté ses critiques mais depuis une semaine, François Bayrou hausse le ton contre le projet du candidat de la droite : un programme qui augmenterait les « inégalités ». Il dénonce « un mélange des genres dangereux » quand François Fillon a mis en avant sa religion lundi dernier sur TF1. Un discours digne de celui d'un rival. Pourtant François Bayrou ne va pas jusqu'à la rupture, il laisse clairement entendre qu'une alliance avec François Fillon, et seulement avec lui, est encore possible. Avec ses attaques, le maire de Pau cherche plutôt à faire pression sur le candidat pour qu'il adoucisse son programme. C'est également une façon d'écarter la rumeur d'un accord passé avec François Fillon. Chez les fillonistes, on regarde ces attaques de loin, avec un peu de condescendance. « François Bayrou veut participer à la présidentielle, c'est sûr, mais c'est un homme seul, sans troupes » confie un proche de François Fillon. Qu'il soit ou non candidat, « ça ne changera pas grand chose pour nous », lâche un membre de l'équipe de campagne. Finalement, ce bras de fer pourrait profiter aux deux camps : François Fillon, en s'affichant comme l'homme qui assume son programme « radical ». François Bayrou, lui, trouverait une bonne raison de se présenter à la présidentielle.

FG : Et voilà, c’est la fin de ce journal en français facile. Merci Zéphirin Kouadio.

ZK : Merci à vous, Florent.

FG : A demain, très bonne soirée à tous.

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