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Journal en français facile 03/07/2020 20h00 GMT

Studio RFI
Transcription

Philippe Lecaplain : Il est 22h ici à Paris. C'est RFI que vous écoutez. Bonsoir et bienvenue dans le Journal en français facile. Pour commencer, les titres de l'actualité : 
- la France change de Premier ministre. Jean Castex remplace Edouard Philippe à la tête du gouvernement et doit donner un nouveau souffle au quinquennat d'Emmanuel Macron.
- une enquête judiciaire sur la gestion de la crise du Covid-19 ouverte à la Cour de justice de la République contre Edouard Philippe, Olivier Véran et Agnès Buzyn. 
- la cour d'appel de Paris confirme le non-lieu prononcé fin 2018 pour 7 Rwandais. Ces proches de Paul Kagame avaient été mis en examen dans enquête sur l'attentat considéré comme déclencheur du génocide.

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PL : La France est désormais gouvernée par Jean Castex. C'est lui qu'a choisi le président de la République comme Premier ministre en remplacement de Edouard Philippe. La passation a eu lieu tout à l'heure Julien Chavanne.

La fin de 3 années intenses pour Edouard Philippe. L’ex Premier ministre rend les clés de Matignon après 1 145 jours à la tête du gouvernement. Emu, Edouard Philippe est longuement ovationné par les équipes de Matignon. Jean Castex lui rend à son tour hommage. La réalité rattrape vite l’ambiance légère de la cour de Matignon. Le nouveau Premier ministre ne s’attend pas un état de grâce. Edouard Philippe a déjà la tête ailleurs. Au Havre, où il reprendra son fauteuil de maire dimanche. Il quitte la cour de Matignon, à pied, sans se retourner.

PL : Emmanuel Macron a confié au désormais ex-Premier ministre une mission politique pour « conforter la majorité » en vue de la présidentielle de 2022. Jean Castex veut, lui, « plus que jamais réunir la nation » face à la crise. Agé de 55 ans, cet énarque a été secrétaire général adjoint de l'Élysée lors de la présidence de Nicolas Sarkozy et a travaillé dans des cabinets ministériels de gouvernements de droite. Il est également élu local. Maire de Prades, ville des Pyrénées-Orientales dont il est maire depuis 2008. Les choses sont allées très vite ce matin quand l'Élysée a annoncé la démission d'Edouard Philippe avant de dévoiler, à peine trois heures plus tard, le nom de son successeur.

Le 3e tour des municipales comme on appelle l'élection des maires. Christian Estrosi réélu à Nice, Anne Hidalgo à Paris, Martine Aubry à Lille contre laquelle les oppositions EELV et LREM ont déposé des recours devant le tribunal administratif. Le député RN Louis Alliot a été élu maire de Perpignan par le conseil municipal, après sa victoire face au maire sortant LR dans cette ville de 120 000 habitants, première grosse prise municipale du parti d'extrême droite depuis Toulon en 1995.

Les syndicats d'Air France réagissent vivement aux premières annonces officielles concernant  la suppression de 6 560 postes sur environ 41 000, soit 16% des effectifs de la compagnie. Air France a également décidé à tailler dans son réseau court-courrier et dans la compagnie régionale Hop! La direction a annoncé une réduction de 40% des effectifs actuels, soit 1 022 suppressions d'emplois sur 2 400. Cela concerne toutes les catégories de personnel et des sites de maintenance de Lille et Morlaix.

Une enquête judiciaire sur la gestion de la crise du Covid-19 ouverte à la Cour de justice de la République contre les ex-ministres Edouard Philippe, Olivier Véran et Agnès Buzyn. C'est ce qu’annonce le procureur général près la Cour de cassation François Molins.

Pour la première fois depuis le déclenchement de l'épidémie en Chine en décembre, l'Amérique latine dépasse l'Europe en nombre de cas, avec plus de 2,7 millions de malades, même si le Vieux continent reste la région du monde la plus endeuillée avec près de 200 000 morts.

Cuba rouvre ses plages au tourisme international car l’île affirme maitriser la pandémie du Covid-19 avec un peu plus de 2 300 contaminations et 86 décès au total. Secteur crucial pour l’économie du pays, le tourisme est à l’arrêt depuis trois mois, et pour attirer les touristes étrangers sur ces petites îles paradisiaques en toute sécurité, Cuba lance donc une grande opération séduction, Domitille Piron.

Des eaux turquoises, des plages de sable blanc et des hôtels en toute sécurité c’est le message que martèle le gouvernement cubain qui veut relancer le tourisme au plus vite. Mas Vidal chargé de la campagne pour la relance insiste. Cuba est un pays sûr : « les logements dans les hôtels, les services, les lobbys, les activités et les excursions à la plage, dans la nature tout cela sera personnalisé et totalement sûr ».  Cuba avait longuement hésité à fermer ses frontières au tourisme au début de la crise du coronavirus et veut se placer en première ligne pour la réouverture afin d’éviter la concurrence de la Jamaïque et de la République Dominicaine qui ont déjà repris. Mais c’est une réouverture partielle que Cuba entame, sachant que la capitale est toujours confinée. Seules les petites îles, les cayos, autour de Cuba sont accessibles aux étrangers, qui viennent par charters et seront tous testés à leur arrivée. Des médecins sont également présents dans chaque hôtel de quoi rassurer mais pour les voyageurs cela suppose donc aucun contact avec la population locale. Offrir des vacances en toute tranquillité mais loin des cubains, c’est donc le choix du gouvernement pour cette réouverture. Qui attirera sans doute des touristes russes ou canadiens, mais pour le moment aucun opérateur européen n’a souhaité proposer cette destination. « Trop chère pour ce que c’est », selon une agence de voyage française, pour qui la reprise des circuits cubains ne se fera sans doute pas avant le mois de décembre ! Le secteur touristique cubain a rapporté 3,3 milliards de dollars en 2018 et subissait déjà une baisse de 30% des entrées au premier trimestre.

PL : Le procès des meurtriers présumés de Jamal Khashoggi s’est ouvert devant une cour d’assises turque, en l’absence des 20 accusés saoudiens. Le journaliste saoudien avait été assassiné début octobre 2018 dans le consulat de son pays à Istanbul. L'affaire avait provoqué un scandale international et une crise diplomatique entre Ankara et Riyad. Anne Andlauer.

C’est avec le récit de Hatice Cengiz, fiancée de Jamal Khashoggi et unique plaignante, que s’est ouvert le procès des meurtriers présumés du journaliste saoudien. La jeune femme est la dernière personne à avoir vu Jamal Khashoggi vivant, avant son entrée dans le consulat d’Arabie saoudite le 2 octobre 2018. À la sortie de l’audience, elle paraissait à la fois émue et confiante : « Ce qui s’est passé reste pour moi une épreuve à la fois morale et psychologique. Mais j’ai confiance en la justice turque. Notre lutte pour la justice se poursuivra non seulement en Turquie, mais aussi partout dans le monde. » Cette première audience aura permis au tribunal d’entendre une partie des 54 témoins de cette affaire. Le banc des accusés, lui, est resté vide. L’Arabie saoudite, où un procès à huis clos s’est conclu en décembre, a refusé d’extrader ses 20 ressortissants accusés par la Turquie d’avoir planifié ou commis le meurtre. Agnès Callamard, rapporteure des Nations Unies sur les exécutions extrajudiciaires, assistait à l’audience : « Le procès saoudien n’était qu’une parodie de justice. Ici, nous avons un espace où les victimes sont entendues, où les témoins parlent sous serment… C’est important pour la vérité, car d’autres informations vont émerger. Oui, le procès en Turquie a de nombreuses limites, mais c’est ce que nous pouvons avoir de mieux pour l’instant. » La prochaine audience du procès est fixée au 24 novembre. Anne Andlauer, Istanbul, RFI.

PL : Toujours en Turquie, des peines de prison infligées à deux anciens dirigeants d'Amnesty International en Turquie accusés d’activités « terroristes ». Taner Kiliç et Idil Eser ont été condamnés tandis que sept autres militants, dont un Allemand et un Suédois, ont été acquittés. Cette affaire, surnommée le « procès des 11 d'Istanbul » par Amnesty, est devenue l'un des symboles de la répression qui s'est abattue sur la société civile  après la tentative de coup d'État de juillet 2016.

À Hong Kong, la première inculpation d'un manifestant en vertu de la nouvelle loi sur la sécurité votée par le Parlement chinois. Ce texte fait craindre une régression des libertés garanties jusqu'ici par la Constitution hongkongaise. Il prévoit la mise en place d'un bureau de sécurité nationale dirigé par un fonctionnaire chinois : Zheng Yanxiong. Les explications de Vincent Souriau.

Il se fait connaître en 201, à l’époque, il dirige le Parti communiste de la province du Guangdong, tout près de Hong Kong. Et lorsqu’une révolte villageoise éclate dans une petite bourgade de pêcheurs, il emploie la manière forte : la police assiège la commune, coupe les routes d’approvisionnement, les meneurs de la contestation sont arrêtés et l’un d’entre eux meurt en détention. De cet épisode, Zheng Yanxiong ne dira qu’une seule chose : les habitants qui se sont soulevés contre les autorités étaient manipulés par la presse étrangère. Et les poules auront des dents avant qu’on ne puisse faire confiance à ces publications qui incitent nos populations à l’insurrection. Aujourd’hui, il arrive à Hong Kong comme chef de la sécurité, pour faire appliquer une loi qui lui donne tous les pouvoirs, sans véritable garde-fou et sans que le gouvernement local n’ait son mot à dire. Il aura toute latitude pour faire appliquer ce texte de la manière la plus ferme en cas, par exemple, de nouvelles manifestations pro-démocratie comme celles que l’on a connues l’an dernier à Hong Kong.

PL : C’est la fin de ce journal en français facile. Il est 22h10 à Paris.

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