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Journal en français facile 03/03/2021 20h00 GMT

03 марта 2021
Studio RFI
Transcription

Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en TU.

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la Une ce soir, la répression meurtrière en Birmanie. Au moins 38 manifestants ont été tués ce mercredi, c'est le bilan le plus lourd depuis le coup d'État du 1er février.

SB : La Première ministre écossaise s'explique. Nicola Sturgeon était interrogée aujourd'hui par une commission d'enquête parlementaire. Elle est accusée d'avoir menti sur les accusations de harcèlement sexuel visant son prédécesseur.

RA : Et puis en France, la situation jugée préoccupante des mineurs privés de liberté. Ils se trouvent en prison, en centre de rétention ou en hôpital psychiatrique. Et ils sont de plus en plus nombreux. Un rapport tire la sonnette d'alarme.

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SB : La Birmanie dans la spirale de la violence.

RA : Une violence qui est de plus en plus importante et qui montre que la junte militaire qui a renversé le gouvernement d'Aung San Suu Kyi est plus déterminé que jamais à éteindre la contestation. La preuve aujourd'hui le nombre de manifestants tués, 38, un record depuis le coup d'État militaire. Christophe Paget.

Oui, et l'émissaire de l'ONU pour la Birmanie a parlé du jour le plus sanglant depuis le coup d'État militaire, elle a appelé les membres de l’ONU à prendre des sanctions « fortes ». Les États-Unis se disent horrifiés. 38 morts, c’est donc le bilan le plus lourd depuis le début des manifestations, la pire journée avait été jusque-là dimanche dernier, 18 morts, là c’est plus du double. Des morts dans la capitale économique Rangoon dans le sud du pays, des morts dans des villes du centre du pays, dont Mandalay, Monywa, Myingyan où une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre un jeune homme couvert de sang transporté loin des barricades par ses amis, il aurait ensuite succombé à ses blessures. La police et les soldats continuent de tirer à balles réelles dans la foule, mais les gens descendent toujours dans les rues pour demander le départ des généraux putschistes, des généraux qui ont pris le pouvoir par la violence, et la libération des détenus emprisonnés ces dernières semaines - 900 seraient encore en prison, mais les chiffres pourraient être encore plus importants. En tous cas, ce mercredi, on a appris que six journalistes birmans emprisonnés ont été inculpés pour « avoir répandu la peur et diffusé de fausses informations », ils risquent trois ans de prison. Parmi eux, un photographe de l’agence américaine Associated Press qui demande sa libération. Ce mercredi, une des victimes de dimanche a été enterrée. Autour de son cercueil couvert de fleurs des centaines de personnes ont chanté « la démocratie est notre cause ».

RA : Merci Christophe Paget.
Comment mettre fin à cette spirale de violence ? Vendredi, une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU aura lieu à New York, sur demande du Royaume-Uni. La dernière réunion de ce type s'était déroulée début février et avait abouti à une déclaration commune des pays membres, ce qui est rare, mais pas de condamnation du coup d'État.

SB : En Suède, la police suspecte une attaque terroriste.

RA : Huit personnes ont été blessées ce mercredi dont deux grièvement dans une attaque à l'arme blanche dans le sud du pays. L'assaillant présumé est un homme d'une vingtaine d'années qui a été blessé à la jambe par des tirs de policiers et interpellé. La piste terroriste a dans un premier temps été écartée avant d'être évoquée à nouveau ce soir par les forces de l'ordre.

SB : Le Royaume-Uni a présenté aujourd'hui son premier budget d'après Brexit.

RA : Un budget axé sur la relance après le choc du coronavirus, le Royaume-Uni constitue le pays développé qui a subi les plus importantes conséquences économiques de la pandémie avec une chute du PIB de près de 10% l'an dernier, un record depuis 300 ans. Ce qu'il faut donc retenir des mesures annoncées aujourd'hui : la prolongation du système de chômage partiel jusqu'à la fin du mois de septembre, ce qui permet de prendre en charge jusqu'à 80% des salariés, de nouveaux prêts accordés aux entreprises. Toutes ces mesures vont être financées par une hausse de l'impôt sur les sociétés qui passera de 19% à 25% d'ici 2023.

SB : Également au Royaume-Uni, une journée d'auditions ce mercredi pour la Première ministre Nicola Sturgeon.

RA : Elle s'est longuement expliquée devant la commission d'enquête du Parlement écossais. L'opposition demande sa démission car elle est accusée d'avoir menti sur les accusations de harcèlement sexuel visant son prédécesseur. Une affaire qui intervient à deux mois d'élections locales importantes pour son parti. Explications Béatrice Leveillé.

Le SNP, son parti, dénonce des manœuvres pour l'affaiblir avant les élections du 6 mai en plein de bras de fer avec Londres pour obtenir un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Écosse. Les dirigeants des partis conservateurs et travaillistes écossais ont d’ailleurs réclamé sa démission avant même d'entendre ses explications. Nicola Sturgeon reconnait qu’elle n’a peut-être pas tout fait correctement, mais elle est convaincue d’avoir agi de manière appropriée. Les parlementaires l’ont en effet longuement interrogé pour déterminer si elle a interféré dans l'enquête ou menti au Parlement comme l'affirme Alex Salmond. Alex Salmond a longtemps été l'homme fort de l'Écosse. Il a dirigé le SNP pendant 20 ans avant de laisser la place à Nicola Sturgeon. Acquitté en mars 2020 par un tribunal écossais de 13 accusations d'agressions sexuelles et tentatives de viol contre neuf femmes, il se dit victime d'un complot politique. Nicola Sturgeon n’a pas été tendre avec son ancien mentor. « Ce n’était pas facile de travailler avec lui, c’était un homme dur », a-t-elle dit. Elle a également déclaré que les erreurs qu’elle a pu commettre, elle les regrette non pas pour elle ou pour Alex Salmond, mais parce que la parole des victimes n’a pas pu être entendue.

SB : Et puis, les États-Unis n'investissent pas assez dans leurs infrastructures.

RA : Les infrastructures, ce sont tous les équipements, les transports, les écoles etc. Sur ce point-là, un rapport de la Société américaine des ingénieurs civils est assez alarmant, il affirme que le manque d'investissements des États-Unis dans ces domaines est de 2 590 milliards de dollars sur dix ans. L'organisme auteur de ce rapport a établi des notes, elles sont légèrement meilleures qu'il y a quatre ans, mais cela reste nettement insuffisant. Pauline Gleize.

Dans l'ensemble, les États-Unis obtiennent un C-, à peine mieux que le D+ de 2017. C cela veut dire que les infrastructures sont en assez bon état mais montrent des signes de détérioration et nécessitent une attention particulière. Et, les besoins sont larges. Sur les 17 catégories étudiées, onze ont obtenu un D. Sont concernés par l'avant-dernière note : l'aviation, les barrages, les routes et les écoles ou encore pour les infrastructures liées aux déchets dangereux. Le manque se fait sentir en particulier pour les transports de surface dont les besoins non satisfaits sur dix ans sont estimés à 1 200 milliards de dollars. Le rapport appelle donc à augmenter les investissements publics et privés pour les faire passer de 2,5% à 3,5% du PIB d'ici à 2025. Un manque d'investissement pourrait être couteux. Le directeur exécutif de la Société américaine de génie civil met en avant un risque économique important. Cela pourrait se traduire par une perte d'emplois estimée à 3 millions, d'ici à 2039. Ce rapport arrive à point nommé pour Joe Biden. Le président américain doit rencontrer ce jeudi des parlementaires pour discuter des infrastructures.

RA : Pauline Gleize.

SB : En France, la situation des mineurs enfermés qui inquiète.

RA : Mineurs enfermés ou mineurs privés de liberté, on entend par là les moins de 18 ans qui sont en prison ou qui se trouvent dans un centre de rétention administrative, un centre éducatif fermé ou encore un hôpital psychiatrique. Ils sont de plus en plus nombreux et leur situation est préoccupante estime la contrôleure générale des lieux de privation de liberté. Elle publie un rapport dans lequel elle formule 36 recommandations. Laura Martel.

Utiliser l'enfermement pour soigner, éduquer ou insérer les mineurs « constitue une contrainte dont la gravité est telle qu'elle ne peut être qu'un dernier recours », souligne d'emblée Dominique Simonnot. Il est donc « préoccupant », écrit-elle, que les placements en centre éducatif fermé « ne cessent d'augmenter » et que le nombre de mineurs incarcérés soit passé de 670 à 800 en dix ans. Pourtant, la délinquance des mineurs n'est pas en augmentation, mais ils sont désormais traités avec plus de sévérité, note le rapport. Il pointe ainsi un recours plus fréquent à la détention provisoire. 82% des mineurs actuellement incarcérés sont d'ailleurs sous ce régime alors qu'ils sont présumés innocents, mais aussi un enfermement accru des mineurs étrangers non-accompagnés. Les mineurs étrangers arrivés avec leurs parents sont également plus souvent envoyés avec eux en centre de rétention administrative. Or, pour Dominique Simonnot, le placement en zone d'attente « doit être prohibé au bénéfice de mesures alternatives ». Cette hausse des enfermements des mineurs est d'autant plus inquiétante que les structures d'accueil sont mal adaptées. Malgré leur diversité, le rapport pointe des dysfonctionnements communs : locaux inadaptés, personnel mal formé, un droit à l'éducation négligé, des entraves au maintien des liens familiaux ou encore une incapacité à respecter une stricte séparation entre majeurs et mineurs.

SB : Enfin le football avec une journée du championnat de Ligue 1 aujourd'hui.

RA : C'est la 28e journée. Cinq rencontres se sont achevées il y a quelques minutes, à retenir la victoire de Lyon contre Rennes 1-0.

C’est la fin du Journal en français facile.

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