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Journal en français facile 01/03/2021 20h00 GMT

01 марта 2021
Studio RFI
Transcription

Romain Auzouy : Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin, bonsoir à tous.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Romain, bonsoir à toutes et à tous.

RA : À la Une ce soir, la condamnation de Nicolas Sarkozy. L'ancien président français écope d'une peine de trois ans de prison dont un an ferme pour corruption et trafic d'influence. Il annonce qu'il va faire appel.

ZK : La crise en Arménie. Le Premier ministre Nikol Pachinian se dit prêt à des élections législatives anticipées. Sa démission est réclamée par l'opposition.

RA : Et puis la pandémie de coronavirus. Reportage dans cette édition au Japon où la population est invitée à ne pas parler dans les magasins et les restaurants pour éviter une propagation du virus. Une consigne qui est suivie de près par les Japonais.

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ZK : Pour la première fois dans l'histoire de la Ve République en France, un ancien président est donc condamné à de la prison ferme.

RA : Jacques Chirac avait écopé d'une peine de prison mais avec sursis, c'était en 2011. Le jugement rendu aujourd’hui à l'encontre de Nicolas Sarkozy va donc date : l'ex-chef de l'État est condamné à trois ans de prison dont un an ferme pour « corruption et trafic d'influence » dans l'affaire dite des « écoutes ». Condamné à de la prison ferme, mais Nicolas Sarkozy n'ira pas en prison. Pourquoi ? Les explications de Laura Martel.

Sans mandat de dépôt assorti à sa condamnation, Nicolas Sarkozy est ressorti libre du tribunal. Et dans la foulée, maitre Laffont, son avocate, a annoncé qu'elle allait interjeter appel : cet appel, qui doit être déposé sous dix jours, revient à suspendre la condamnation, dans l'attente d'un nouveau procès. Mais même si la peine de trois ans de prison dont un an ferme prononcée ce lundi contre l'ex-président était confirmée en appel, Nicolas Sarkozy n'irait pas en prison. En effet, pour des faits antérieurs à mars 2020, les peines allant jusqu'à deux ans d'emprisonnement ferme sont aménageables via notamment des placements dans des centres de semi-liberté, des structures externes d'accueil, ou encore la pose d'un bracelet électronique. C'est d'ailleurs le choix fait par la président du tribunal qui, à la lecture du jugement, a précisé que l'ex-président pourrait purger la partie ferme de sa condamnation en détention à domicile sous surveillance électronique. La loi prévoit en effet que le tribunal correctionnel peut décider dès la condamnation que la peine d'emprisonnement fera l'objet d'un aménagement.

RA : Laura Martel.
Et les réactions sont nombreuses en France après cette décision. La droite apporte son soutien à l'ancien chef de l'État, dénonçant un « acharnement judiciaire ». Politiquement, c'est un coup dur pour la droite car Nicolas Sarkozy apparaissait comme une possibilité pour la présidentielle de 2022. Ce qui ne semble plus d'actualité car l'appel de l'ancien président devrait prendre plusieurs mois, et Nicolas Sarkozy est également mis en cause dans plusieurs autres dossiers.

ZK : La crise politique se poursuit en Arménie.

RA : Avec la déclaration aujourd'hui du Premier ministre Nikol Pachinian, il se dit prêt à des élections législatives anticipées. Il faut savoir que la démission de Nikol Pachinian est réclamée par l'opposition. On voit cela dans le détail avec vous Muriel Paradon.

« Si l'opposition parlementaire est d'accord pour des élections anticipées, nous serons d'accord aussi », a lancé Nikol Pachinian devant des milliers de ses partisans réunis ce lundi soir place de la République à Erevan, la capitale de l'Arménie. « Seul le peuple peut décider qui restera au pouvoir », a poursuivi le Premier ministre qui a la majorité au Parlement mais qui est très contesté. L'opposition réclame sa démission, le qualifiant de « traitre » depuis qu'il a signé, sous la pression, la défaite militaire face à l'Azerbaïdjan en novembre dernier, après plusieurs semaines de combats autour de l'enclave du Haut-Karabakh. Pachinian est très affaibli. La semaine dernière, le chef d'état-major de l'armée en personne a demandé à ce qu'il quitte le pouvoir, c’est « une tentative de coup d'État » avait dénoncé le Premier ministre. Depuis, les rassemblements pro ou contre Pachinian se multiplient comme ce lundi soir, où les deux camps sont descendus dans la rue. Le Premier ministre semble donc lâcher du lest en proposant ces élections législatives anticipées, reste à savoir si elles auront bien lieu et quand. Pour l'instant, en tous cas, il refuse toujours de démissionner.

ZK : La pandémie de coronavirus. Le Ghana et la Côte d'Ivoire sont devenus les deux premiers pays à vacciner grâce au dispositif Covax.

RA : Ce dispositif est censé permettre une répartition équitable des vaccins, afin que ce ne soit pas les pays les plus riches du monde qui en bénéficient. Aujourd’hui, donc, c'est le président du Ghana Nana Akufo-Addo qui est devenu le premier au monde à recevoir une dose du vaccin AstraZeneca financé par ce dispositif Covax. Il a été imité un peu plus tard dans la journée par le secrétaire général de la présidence ivoirienne, et cela doit lancer la campagne de vaccination dans ces deux pays.

ZK : Et puis, le coronavirus et ses restrictions avec une situation inédite au Japon.

RA : Au Japon où les magasins mais également les bars et les restaurants continent d'être ouverts en journée. Mais pour éviter une trop grande contamination, les clients sont invités à faire silence, à parler le moins possible. Évidemment pour ne pas diffuser le virus. Et comme les Japonais sont très disciplinés, ils acceptent cette contrainte. Reportage à Tokyo de Bruno Duval.

Beaucoup de restaurants à Tokyo sont minuscules et mal ventilés car situés en sous-sol, donc dépourvus de fenêtres. C'est le cas de ce snack du centre-ville. Cinq collègues y prennent leur pause-déjeuner, sans un mot ! Ici, on entend juste les beignets en train de frire dans l'huile bouillante, le riz que le cuisinier rince pour ôter l'amidon et les clients qui aspirent des soba - les nouilles de sarrasin. Silence en mangeant, c'est la règle qu'a fixée le gérant. « Je craignais que mes clients prennent mal cette consigne, mais non, en fait ils comprennent que ce n'est pas de gaieté de cœur que je leur impose ça, mais pour les protéger contre ce fichu virus. » On est désormais prié de se taire aussi dans beaucoup de magasins, de salles de sport ou de cinémas. Ce qui ne choque pas ces Tokyoïtes : « Ce silence imposé un peu partout, ça rend moins drôles les sorties en ville entre copines, c'est clair. Après, si c'est efficace sur le plan sanitaire, on n'a pas le choix, il faut s'y faire. » « Tant que cette épidémie n'est pas terminée, notre devoir à tous, c'est de continuer à bien veiller à notre santé et puis aussi à la santé des autres. » Le silence est de mise également -et là, depuis un an- dans les transports en commun. Ce qui a permis d'éviter des clusters dans les métros ou les trains alors que, malgré l'épidémie, ils sont toujours aussi bondés, peu de Japonais étant autorisés à télétravailler. Bruno Duval, Tokyo, RFI.

RA : Et puis la pandémie de coronavirus en France. La question de nouveaux confinements locaux se pose, à l'instar de la région de Nice, cette question pourrait être tranchée dans les prochaines jours. Concernant ces restrictions le président Emmanuel Macron affirme qu'il faut tenir encore « quatre à six semaines ».

ZK : Et puis entre justice et sport, une descente de police au sein du prestigieux club de football du FC Barcelone.

RA : Cela s'est passé ce matin et cette descente de police était en lien avec une enquête judiciaire concernant les agissements de l'ancienne direction du club dans ce que l'on a appelé le « Barçagate », l'affaire Barça. Cela intervient alors que dimanche le club doit élire de nouveaux dirigeants. Bref, de quoi jeter une bien mauvaise image sur le FC Barcelone. Alejandro Valente.

L'ancien président Josep Maria Bartomeu ainsi que des membres de l'actuelle direction provisoire arrêtés, les bureaux du club perquisitionnés. Le Barça pouvait difficilement rêver pire alors qu''il commençait à entrevoir un avenir meilleur. À l'origine de cette descente de police, l'ancienne direction était accusée d'avoir engagé une société de communication pour diffuser des informations négatives concernant ses opposants et même certains des joueurs de l'équipe. Ce contrat, divisé en plusieurs sous contrats pour déjouer les contrôles, auraient également permis de détourner des fonds. Cette affaire et les mauvaises performances de l'équipe avaient conduit quelques mois plus tard, en octobre dernier, l'ancien président Bartomeu à la démission et à l'organisation de nouvelles élections dimanche prochain. Aucun des trois candidats ne se revendiquant de l'ancienne direction, cette affaire ne devrait pas avoir trop de conséquences sur le processus électoral. C'est surtout l'image du club qui sort une nouvelle fois écornée et pourrait dissuader les investisseurs démarchés par les candidats. Sans parler de Lionel Messi, qui pourrait y trouver de nouvelles raisons pour vouloir changer d'air.

RA : Et le FC Barcelone mal en point en Ligue des Champions. Les Catalans battus 4 buts à 1 à domicile en 1/8e de finale aller par le Paris-Saint-Germain. Mais les Parisiens se méfient en vue du match retour prévu le 10 mars. « En football le plus incroyable peut arriver », affirme aujourd'hui l'entraineur Mauricio Pochettino. Le PSG qui avait subi l'affront de ce que l'on avait appelé « la remontada » en 2017 quand Barcelone s'était imposé 6 buts à 1 au match retour après avoir perdu à l'aller 4-0.

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