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Un cafard robot vraiment véloce

Un cafard robot vraiment véloce
Le petit robot inspiré du cafard X2-VelociRoACH peut avancer à la vitesse de 18 km/h.
Getty Images/Darlyne A. Murawski
On s’amuse bien dans les labos ! Des chercheurs américains ont voulu tester les performances de la nouvelle version du cafard robot VelociRoACH qu’ils avaient mis au point. Le modèle X2 galope ventre à terre, à la vitesse de 18 km/h. Un record, pour un engin d’une aussi petite taille, qui a permis d’expérimenter de nouveaux matériaux pour les six pattes de cet insecte mécatronique vraiment véloce.

Première diffusion le 31/05/2015

« Beep beep Vroum !  » Vil le coyote n’a pas fini de courir ! Le personnage culte mais malfaisant des cartoons américains du studio Warner Bros, pourchassant sans jamais l’attraper, un Géocoucous de la famille des oiseaux coureurs, peut déjà mettre le turbo. Le laboratoire de biomimétique de l’université de Berkeley aux Etats-Unis, a voulu chronométrer la vitesse maximale dont est capable son nouveau « cafard robot », le X2-VelociRoACH. Cet insecte électronique est une bête de course, affichant une vitesse de pointe de 4,9 mètres par seconde, soit environ 18 km/h.

Le robot minuscule qui est monté sur 6 pattes, pèse environ 54 grammes et mesure dans les 11 centimètres de long. L’engin ressemble vaguement à une blatte que l’on nomme aussi cafard ou cancrelat en Europe, ou encore le « ravet » aux Antilles, mais la comparaison s’arrête là ! Les roboticiens de Berkeley, qui ont calqué son mode de déplacement sur celui des insectes nuisibles qui envahissent nos habitations, ont voulu tester les limites mécaniques de leur machine. A la différence des animaux ou des bestioles dotées de pattes, les robots avec des gambettes ne peuvent pas allonger leur foulée pour accélérer lorsqu’ils courent.

Seule, la surmultiplication du mouvement de leurs membres artificiels est possible ! L’augmentation de la fréquence de la foulée des machines à un niveau maximal est conditionnée par un nombre de critères restreints, comme la disposition des membres articulés, la puissance du moteur et la résistance des matériaux choisis lors de la conception de l’engin. A partir de 17,6 km/h, notre « cafard robot » commence à se démantibuler, ses articulations partent en vrilles, son châssis se disloque et le micromoteur de l’engin rend l’âme. Les chercheurs ont testé différents matériaux pour accroître ses performances, comme du plastique renforcé, des pièces en carbone, du nylon pour les articulations ou de la fibre de verre pour ses « papattes » minuscules.

Ce « cafard robotique », qui proportionnellement à ses dimensions est devenu le plus rapide au monde, permettra de concevoir des prothèses ou des exosquelettes pour les handicapés bien plus efficaces, sans oublier des véhicules piétons et tous-terrains, qui galoperont sur notre monde ou sur d’autres planètes à la vitesse de l’éclair, en clouant sur place tous les « Vils coyotes » qui auraient eu la prétention de les dépasser. Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

 

Publié le 05/10/2015 - Modifié le 13/11/2015 - Par Dominique Desaunay

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