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Nadia, le robot gymnaste

Des chercheurs américains se sont inspirés de la championne olympique Nadia Comăneci pour créer leur humanoïde.
Des chercheurs américains se sont inspirés de la championne olympique Nadia Comăneci pour créer leur humanoïde.
© IHMC
Des chercheurs américains vont développer un androïde capable de réaliser des mouvements complexes typiquement humains. Leur machine bipède s’inspire des capacités physiques et de la maîtrise de l’équilibre qui ont permis à la gymnaste Nadia Comăneci de devenir championne olympique en 1976 à Montréal à l’âge de 14 ans. Objectif des scientifiques ? Créer des humanoïdes dotés d’une gestuelle et d’une locomotion plus naturelle reproduisant à la perfection les mouvements humains.

02'08" - Premire diffusion le 30/03/2019

Pour l’instant la plupart des androïdes grand public qui sont censés ressembler à leurs créateurs n’ont pas vraiment fière allure. Avec leurs « Pa-pattes » en métal plastifié, leur corps en forme de bidon ou leur tête siliconée façon papier mâché, impossible de les confondre avec le boulanger du coin… Ça ne pouvait plus durer ! C'est ce qu'ont estimé les chercheurs américains de l’Institut de la Cognition pour Humain & Machine à Pensacola, en Floride, en décidant d’apporter un peu plus de réalisme aux mouvements saccadés dont font preuve les robots raides et psychorigides qui traversent parfois notre quotidien.

Seulement voilà, les cabrioles que peut exécuter la plus perfectionnée des machines restent actuellement bien en deçà de la fluidité et de la grâce que nous procurent nos musculatures biologiques. C’est la raison pour laquelle, les chercheurs de l’Institut ont décidé de construire un humanoïde en repartant de zéro. Enfin presque ! Puisque que le nom du prototype imaginé rend un hommage appuyé à l'une des plus grandes gymnastes de l'Histoire sportive : la Roumaine Nadia Comaneci, championne olympique en 1976 à Montréal à seulement 14 ans. 

Surnommée donc Nadia par ses concepteurs, la machine n’est pour l’instant qu’une maquette presque fonctionnelle, mais déjà elle promet ! Mue par des vérins hydrauliques qui lui procure force et puissance, la « robote » se déplace beaucoup plus rapidement que les autres modèles. Ce qui lui permet par ailleurs, quand elle réalise des mouvements complexes, de mieux garder son équilibre. La version finale devrait mesurer entre 1m70 et 1m80, pour un poids d’environ 90 kg. C’est du lourd, mais il n’est pas certain que ces mensurations correspondent vraiment à la Nadia organique qui lui a servi de modèle.

En revanche, chacune de ses pièces a été confectionnée par imprimante 3D, ce qui a permis aux roboticiens de tester les meilleurs assemblages possible, tout en réduisant les coûts de production. Côté électronique, Nadia embarque les mêmes capteurs que l’on trouve à bord des voitures autonomes afin de percevoir son environnement. Une centrale à inertie, des accéléromètres et des gyroscopes issus de l’industrie des smartphones complètent le dispositif. À terme, ces robots gymnastes ressembleront visuellement, comme deux gouttes d’eau aux humains, prévoient les scientifiques. Mais leur force physique, leur sens de l’équilibre et la vitesse d’exécution des programmes de leur cerveau électronique, risquent, tôt ou tard de mettre au tapis, tous nos champions olympiques.

Publié le 08/10/2019 - Modifié le 08/10/2019 - Par Dominique Desaunay

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