En Inde, un technicien vérifie des échantillons collectés sur des patients, suspectés du H1N1.
En Inde, un technicien vérifie des échantillons collectés sur des patients, suspectés du H1N1.
Noah Seelam/AFP
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L’OMS vient de relever son niveau d’alerte à 6, niveau maximal

La grippe A H1N1 devient la première grande pandémie grippale du XXIe siècle. En effet, les experts de l’Organisation mondiale de la Santé, réunis en urgence toute cette journée du 11 juin 2009, ont déclaré l’état de pandémie mondiale. Le niveau 6 est l'ultime étape de degré d’alerte. Il signifie la confirmation de l'existence d'un nouveau foyer de transmission. Un nouveau foyer contaminant qui n’a aucun lien de transmission, comme cela a été le cas jusqu’ici, avec un voyageur venant du Mexique ou des États-Unis.
Par RFI -

Des pays comme l’Australie ou le Chili ont vu une explosion du nombre de malades ces derniers jours. Cette phase 6, dite aussi phase de pandémie, est en effet caractérisée par des flambées épidémiques dans un pays jusqu’alors épargné.

Dès lors que le niveau d'alerte maximal est donné, que se passe-t-il ?

La totalité des établissements publics doit fermer ses portes et les populations confinées chez elles. Pour l’instant l’OMS fait ces recommandations aux seuls pays fortement touchés. Mais rappelons que l’Organisation n’oblige pas. Ainsi, chaque état décide de suivre ou non les conseils donnés. Ainsi, La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a confirmé ce 11 juin 2009 à Rennes (ouest) que l'OMS avait décidé de passer en phase 6 de son niveau d'alerte sur la grippe porcine, mais elle a laissé entendre que la France allait rester au niveau 5.

Le virus se propage facilement mais il est relativement bénin

Enfin, cette décision de l’Organisation des nations unies indique qu’une pandémie est en cours mais ne préjuge pas de la sévérité de la maladie. Si le virus se propage facilement, il est relativement bénin.

Margaret Chan, directrice général de l'OMS, a immédiatement tempéré la portée de la décision de l'OMS en qualifiant de « modérée » la pandémie et en ne recommandant pas la fermeture de frontières.

« La phase six ne signifie rien en termes de sévérité, elle concerne l'expansion géographique. Cet événement est pour l'instant un événement de portée modérée car le nombre de cas est élevé mais la maladie est globalement assez bénigne », avait d'ailleurs estimé le porte-parole de l'OMS Gregory Hartl avant la décision.

Cette phase 6 ne signifie pas pour autant que la situation est grave. C'est une gestion moderne d'un état infectieux. Il faut continuer à s'organiser pour bien lutter contre un phénomène épidémique.

Professeur Bricaire, Chef du service maladies infectieuses et tropicales de la Pitié Salpétrière (01:00)

Le virus évolue sur la surface du globe. Si l'on observe une baisse voire une chute du nombre de cas de malades, le virus encore peu virulent pourrait néanmoins muter en une souche plus dangereuse.

Professeur Patrick Berche, microbiologiste (01:00)
La situation reste préoccupante pour les pays du sud.

Publié le 16/10/2015 - Modifié le 28/10/2015

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