Dr Gilles Dixsaut
Docteur Gilles Dixsaut, de l’Institut national du cancer.
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L’Institut national découvre son Atlas

L’Inserm, le Centre épidémiologique sur les causes médicales et l’Institut national du cancer font état des disparités géographiques observées et des évolutions des différents cancers en France métropolitaine sur une période de trente cinq ans.
Par Dominique Raizon -

Il apparaît dans cet Atlas que le risque mortel a d’abord suivi une pente ascendante de 1970 à 1990 et que, depuis, le risque de mourir d’un cancer baisse régulièrement, aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Les progrès réalisés en matière de diagnostic précoce, de traitements et de prise en charge sont des facteurs explicatifs de cette baisse régulière. Toutefois, aussi paradoxal que cela puisse sembler, le nombre global de décès par cancer continue de croître.

Inégalité hommes / femmes et selon les régions

Le risque de développer un cancer varie selon les sexes et des variations ont été relevées dans l’évolution même des pathologies. À titre d’exemple, le cancer du poumon tend à moins toucher les hommes qu’autrefois mais il est en recrudescence chez les femmes.

Des solutions à la fois d’ordre social et médical

Globalement, les cancers de l’estomac tuent moins mais le pronostic vital varie quant à lui beaucoup d’une région à l’autre. Ainsi, le nord-ouest de la France enregistre un taux élevé de tumeurs de l’appareil digestif alors que ce sont les tumeurs de l’appareil respiratoire et urinaire qui l’emportent dans les régions du nord-est. Quant aux cancers de la peau, dont le nombre de cas diagnostiqués double tous les 10 ans depuis 1970, ils sont en régression depuis 2000, surtout chez les hommes.

Le Docteur Gilles Dixsaut, de l’Institut national du cancer, s’interroge sur les relations de cause à effet liées aux mouvements de population, à la paupérisation et aux degrés d’accès aux soins. La directrice adjointe de l’Institut, Martine Le Quellec-Nathan, compte poursuivre les recherches en ce sens pour mieux combattre la maladie et apporter à terme des solutions mieux ciblées, à la fois d’ordre social et médical.

Pour en savoir plus :

Consulter le site de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM)

Publié le 26/01/2016 - Modifié le 26/01/2016

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