L'Anophèle minimus, le moustique responsable de la transmission du paludisme en Orient.
Photographie en gros plan de l'Anophèle minimus, le moustique responsable de la transmission du paludisme en Orient. Le minimus est l'un des moustiques responsable de la propagation du parasite P. falciparum résistant aux médicaments.
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Des moustiques mâles rendus stériles: une arme contre le paludisme

Une dernière étude sur l’effet de la stérilisation de moustiques mâles afin de lutter contre le paludisme a été publiée lundi 8 août 2011. Les scientifiques cherchent des alternatives à l’utilisation d’insecticides pour limiter la propagation des insectes femelles, responsables d’une maladie qui tue près d’un million de personnes par an, notamment sur le continent africain.
Par Michèle Diaz -

Des moustiques mâles rendus stériles par manipulation génétique pourraient offrir une arme efficace contre le paludisme, selon des travaux d'une équipe anglo-italienne. Il s’agit de la dernière recherche en date sur la façon de neutraliser les vecteurs du paludisme.

La stérilisation par manipulation génétique des anophèles mâles pourrait potentiellement empêcher la croissance de la population de moustiques et ainsi réduire le risque de paludisme. Les auteurs ont expliqué que les anophèles mâles, rendus stériles, se sont accouplés, et les femelles, nourries du sang d’animaux ou d’humains, ont pu produire des œufs - mais en l’absence de sperme - n’ont pu être fécondées.

Une voie à poursuivre
 
Ces travaux font suite à d’autres études comme celle parue il y a un an déjà sur la modification génétique des moustiques, rendant ces derniers incapables de transmettre le parasite.
 
Une série de résultats qui encourage les chercheurs à poursuivre dans cette voie. D’autant que les moustiques peuvent transmettre d’autres pathologies comme la dengue, qui touche plusieurs dizaines de millions d’individus chaque année. Un test grandeur nature a d’ailleurs été fait en Malaisie. Six mille moustiques mâles stérilisés ont été lâchés dans une zone inhabitée de l’Etat de Pahang, en début d’année. Son efficacité n’a toutefois pas encore été démontrée.
 
Cette technique pourrait s’appliquer également à d’autres infections virales comme la fièvre jaune, la filariose et le virus du Nil occidental et semble être une solution d’avenir. En attendant sa mise au point, il faut continuer à limiter les foyers humides qui favorisent la prolifération des insectes notamment en ville.
 

 

 

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 Didier Fontenille, directeur de recherche à l’Institut de Recherche pour le développement (01:13)

Il faut des stratégies alternatives pour lutter contre certaines espèces de moustiques parmi les 3500 décrites et probablement quelque 10 000 à travers le monde ...

Mauvaise odeur contre mauvaise piqûre
 
Des chercheurs se sont également intéressés au « flair » des moustiques. Dans une étude publiée dans Nature, ils ont découvert qu’en intégrant certaines molécules à des crèmes ou des aérosols, il était possible de perturber leur odorat et ainsi les détourner de leur victime.
 
D’autres résultats, plus récents, ont montré que la senteur des pieds était prisée par les insectes. L’équipe de chercheurs basée en Tanzanie a ainsi confectionné des pièges qui attirent les moustiques mais au moment de la piqûre, plutôt que de sucer le sang, ils absorbent de l’insecticide et meurent. Ce moyen devrait être testé, d’ici deux ans, sur plusieurs villages afin d’en mesurer l’impact.
 

 

 

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 Professeur Awa Marie Coll Seck, directrice du Partenariat international « Faire reculer le paludisme » (01:13)

Publié le 02/10/2015 - Modifié le 28/10/2015

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