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Une carte du monde interactive sur un écran LCD. (Photo d'illustration)
Une carte du monde interactive sur un écran LCD. (Photo d'illustration)
Getty Images - da-kuk
Avec l’analyse informatique d’une quantité colossale de données médicales sur le Covid-19, les établissements de l'Assistance publique des hôpitaux de Paris disposent d’un nouvel arsenal de lutte contre l’épidémie. L'objectif est de modéliser la dynamique de la contamination en anticipant les « points chauds » du virus avant qu’il ne se répande dans la population.

02'06" - Première diffusion le 22/11/2020

Depuis longtemps, les programmes informatiques qualifiés d’intelligents avent parfaitement distinguer une information pertinente dans un océan de données médicales. Une puissance de calcul qui se met actuellement au service des chercheurs pour combattre le Covid-19 avec la mise en réseau de cartes graphiques connectées entre-elles, nous précise Nadim Daher, responsable des systèmes d’analyse des données de santé chez NVIDIA, ce géant de la High-tech produit des processeurs graphiques conçus à l’origine pour les Gamers : « C’est justement cette capacité à intégrer des cartes graphiques en les interconnectant entres elles de manière optimale, en créant des serveurs qui eux-mêmes sont interconnectés à d’autres serveurs informatiques qui a permis par exemple, avec des analyses de données poussées dans les différentes régions du monde de suivre les mutations du coronavirus. Mais aussi de conduire des travaux de recherches à grande échelle, des calculs scientifiques, des simulations basées sur l’intelligence artificielle pour aboutir à un résultat beaucoup plus rapidement dans la compréhension du virus et pour tester virtuellement d’éventuelles thérapeutiques capables de le contrer. »

Le Big Data contre le Covid-19 ne se limite pas au seul domaine de la recherche médicale. Les 39 établissements dépendants de l'Assistance publique des hôpitaux de Paris étudient la dynamique de l’épidémie en analysant les données des patients contaminés. L’objectif est de détecter l’apparition des « points chauds » du virus avant qu’ils ne s’étendent, nous explique Hector Countouris, responsable de l’équipe d’informatique biomédicale au sein de l’AP-HP : « Dès le début de l’épidémie nous avons monté une « task force » de la donnée pour réaliser des instruments numériques d’aide à la décision et de les mettre à la disposition de tous les acteurs de santé. Au niveau de l’AP-HP et de manière globale, la volumétrie de ces données médicales est considérable, provenant de 39 hôpitaux qui produisent chacun plusieurs millions de données à analyser le plus rapidement possible. Nous sommes parvenus à croiser ces informations, ce qui a permis, par exemple, de visualiser précisément les zones géographiques qui présentaient une sur-incidence de cas de Covid-19 positifs afin de mener des actions en urgence pour limiter la contagion. »

Cette puissance numérique au service de notre santé qui a permis d’accélérer la recherche en biologie fondamentale esquisse sans doute ce que sera le monde médical de demain ! Guérir mieux, plus vite et se prémunir quasi en temps réel, des effets sociaux et économiques délétères, d’une crise sanitaire !

Publié le 27/01/2021 - Modifié le 27/01/2021 - Par Dominique Desaunay

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