La Knesset avait rejeté une proposition similaire en 2007, quand Israël et la Turquie entretenaient des liens étroits.
La Knesset avait rejeté une proposition similaire en 2007, quand Israël et la Turquie entretenaient des liens étroits.
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Le Parlement israélien se penche sur la reconnaissance du génocide arménien

Les députés israéliens ont débattu ce lundi 26 décembre de la reconnaissance du génocide arménien par l’empire ottoman en 1915. Si par le passé cette question a déjà été soulevée, elle intervient néanmoins dans un contexte de relations tendues entre Israël et la Turquie.
Par RFI -

Avec notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul

C’est la première fois qu’un tel débat se déroule publiquement à la Knesset. Jusqu’à présent la question du génocide arménien était évoquée uniquement par la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense, à huis clos. Cette fois, ce sont les membres d’une autre commission, celle de l’Education, qui se sont penchés sur le sujet à la demande de deux députés opposés politiquement et très différemment motivés.

Quoiqu’il en soit le débat a provoqué une certaine irritation à la présidence du conseil israélienne et au ministère des Affaires étrangères qui voulaient éviter d’envenimer les relations avec la Turquie. Un proche conseiller du Premier ministre israélien a demandé au président de la Knesset, Reuven Rivlin, le report de la réunion mais ce dernier a rejeté la requête. « Ce n’est pas un acte politique, a-t-il affirmé, mais en tant qu’être humain, en tant que juif, nous ne pouvons nier un fait historique : le génocide du peuple arménien. »

Finalement, les députés ont entendu des professeurs d’universités. La proposition de loi faisant du 24 avril une journée de commémoration du massacre du peuple arménien - un texte rejeté dans le passé -, n’a même pas été évoquée. Et le président de la commission, le député Alex Miller, a lui aussi tenté de calmer le jeu : « ce débat, a-t-il souligné, a été programmé de longue date pour sa valeur éducative. Il n’a pas à être rapproché de la décision prise la semaine passée par le Parlement français. »

Publié le 18/02/2016 - Modifié le 18/02/2016

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